Le site de référence sur la série fbi portés disparus
Bienvenue sur www.fbi-fr.net nous sommes le vendredi 06 décembre bonne fête aux Nicolas.
Pseudo : Kali
Email : Kali@mystical-dreams.com
Genre : G
Résumé : Une jeune femme se fait kidnapper en pleine rue, dans le Bronx. A première vue, il s'agirait d'une prostituée accro à la cocaïne, mais parfois les apparences peuvent être trompeuses.
Disclaimer : Je ne tire aucun profit de cette fanfiction. Je l'écris seulement pour le plaisir. Tout les personnages de "FBI : portés disparus" appartiennent à leurs propriétaires respectifs.
Note de l'auteur : Les paroles ne sont pas à moi et proviennent des chansons "Ta chance" et "Mes rêves" du groupe Tafta (album "Entre ciel et terre").
Complète : Oui.


"Apparences"


Le soleil étendait petit à petit ses rayons sur les rues bétonnées du Bronx. Au 5ème étage d'un bâtiment triste et austère quelques rayons commencèrent à pénétrer par la fenêtre. A l'intérieur d'un miteux appartement, une jeune femme était en train de s'afférer derrière sa glace. Elle s'était déjà mise une forte couche de mascara autour des yeux et s'appliquait maintenant une épaisse et grasse couche de rouge à lèvre rose bonbon. Elle reposa le tube dans sa trousse à maquillage et s'observa, satisfaite. Ses lèvres roses semblaient redonner un peu de vie à son visage pâle. Elle détacha ses cheveux et de longues mèches roses lui tombèrent sur les épaules. Elle força un sourire sur ses lèvres et attrapa sa veste en jean avant de partir.

Debout devant le miroir
Je me regarde dans les yeux
J'aperçois le teint blafard
D'un homme malade et vieux
Toute ma vie déjà passée
Maintenant je m'apprête à partir
Me suis-je bien amusé
Je n'ai plus aucun souvenir


Il était presque huit heures et les premières échoppes commençaient à ouvrir. Bien que le printemps soit déjà entamé, le fond de l'air restait froid et les quelques personnes qui marchaient dans la rue avaient des manteaux. Seule une jeune femme dénotait dans ce paysage si uniforme. Assez grande et plutôt mince elle aurait pu attirer bon nombre de convoitises, mais en ce lieu, c'était plutôt des regards étonnés qui s'arrêtaient sur elle. Perchée sur de hauts talons, et ne portant qu'une robe rose et une veste en jean, elle semblait appartenir à un autre monde. Ce qui lui valut le plus de moqueries, furent ces cheveux, qui étaient aussi rose que sa robe. Beaucoup d'hommes se retournèrent sur son passage, se demandant combien cela leur coûterait. Les femmes quant à elles lui lancèrent des regards de dégoût. Dans ce quartier, une femme avec un tel accoutrement ne pouvait signifier que deux choses: drogue ou prostitution, voir même souvent les deux à la fois. Les commerçants ne levèrent même pas le regard. Depuis quelques semaines, ils étaient habituer à la voir passer. Elle partait tôt le matin et rentrait tard le soir. C'était une routine à laquelle ils s'étaient habitués. Mais ce matin là, la routine fut chamboulée lorsqu'une grosse berline noire freina brusquement à la hauteur de la jeune femme. Deux gros bras puissants et presque entièrement tatoués la saisir à la taille et la forcèrent à entrer à l'arrière de la voiture. La jeune femme hurla et tentât de se débattre mais elle ne put rien faire. La berline redémarra et sur un dernier crissement de pneus disparut. La scène n'avait duré que quelques secondes. Plusieurs commerçants secouèrent la tête et retournèrent à leur travail comme si de rien était.


Disparue depuis une heure
"Bonjour, Jack Malone, FBI et voici l'Agent Spécial Spade. C'est vous qui nous avez appelés ?" Demanda Jack en entrant dans une petite épicerie.

Le vendeur, la trentaine, secoua négativement la tête.

"D'autres personnes que vous utilisent ce téléphone ?" Demanda Sam, voyant bien que le vendeur était mal à l'aise, ce qui signifiait probablement qu'il mentait.

"Ecouter, je ne veux pas de problème. Je... je n'ai rien vu." Balbutia-t-il en détournant le regard.

"Vous n'avez rien vu, mais vous nous avez appelés. Ecoutez tout ce qui nous intéresse c'est de retrouver cette jeune femme. Votre nom n'apparaîtra nul part."

"Ils l'ont enlevé dans la rue, pendant que j'ouvrais. Ils l'ont poussé dans leur voiture et ils sont partis."

"Vous connaissez cette jeune femme ?" Demanda Sam alors que Jack prenait des notes sur son calepin.

"Pink. C'est comme ça qu'on la surnomme dans la rue. C'est à cause de ses cheveux roses. Elle passe devant mon magasin tous les matins."

"Vous connaissez son vrai nom, vous savez où elle habite, où elle travaille ?" Continua Sam.

"Non, Pink, c'est comme ça qu'on l'appelle. Elle habite au nord, peut-être sur la 6ème, en tout cas c'est de là qu'elle vient. Elle traverse toute la rue et va toujours en direction du port." Répondit nerveusement le vendeur. De grosses gouttes de sueurs perlaient sur son front.

"Et son travail ? Elle était tout le temps seule, vous ne l'avez jamais vu parler avec quelqu'un ?"

"Elle ne faisait que traverser la rue, toujours seule. Quant à son travail, habillée comme elle l'était..." Il ne finit pas sa phrase mais Sam n'eut aucune peine à faire la déduction en voyant le léger sourire qui venait d'orner les lèvres de l'homme.

"Pourquoi vous nous avez appelé ?" C'était Jack qui avait posé la question et il fixait intensément le vendeur du regard.

"Elle, elle n'était pas comme les autres, elle semblait gentille. Elle souriait toujours en passant. Mais ce n'était pas un sourire aguicheur, juste un sourire pour dire bonjour."

Jack sembla satisfait de la réponse et griffonna quelques mots sur son calepin.

"Et concernant la voiture ou les kidnappeurs, est-ce que vous avez noté un détail particulier ?"

"Non, rien. Ça c'est passé si vite."

Jack rangea son calepin et sortit dans la rue, suivit par Sam. Ils firent quelques pas et elle lui fit part de ces remarques.

"Il avait l'air terrorisé."

"Et y'a de quoi. Si les ravisseurs apprennent qu'il nous a contacté, sa tête sera mise à prix."

"Tu penses à qui ?"

"La mafia, les triades, les cartels. On a le choix, il y a tellement de racaille dans ce quartier."

Sam voulut ajouter quelque chose mais elle fut interrompue par l'arrivée de Martin, Danny et Vivian.

"Officiellement personne n'a rien vu, ni rien entendu." Commença Vivian, pour répondre à la question silencieuse que Jack lui avait posé du regard.

"Officieusement, une jeune prostituée aurait été enlevée dans une grosse voiture noire."

"On ne tirera rien de plus de ces gens. Ils sont tous effrayés." Continua Danny.

Jack soupira et réfléchit un instant avant d'énoncer ses directives.

"Bien, il faut trouver son identité. Sam, Vivian aller au nord, vers la 6ème et demandez à tous les gens que vous voyez s'ils la connaissent ou s'ils savent où elle habite." Il fit une pause et se tourna vers Danny et Martin

"Vous deux, partez vers le port. Le type de l'épicerie nous a dit que c'est dans cette direction qu'elle allait tous les matins."

Chacun hocha la tête en signe d'approbation puis ils se dispersèrent. Jack retourna au bureau. Il voulait contacter les flics locaux pour savoir si quelqu'un connaissait la jeune femme. Il espérait qu'avec ces cheveux roses, elle n'était pas passée inaperçue.

"J'ai l'impression de perdre mon temps." Lâcha Danny, alors qu'il s'apprêtait à frapper à la porte d'une petite maison près du port. "Tout ça pour une prostituée."

Martin voulut lui répondre, mais son attention fut attirée par un objet de l'autre côté de la rue. Il redescendit les marches d'escalier et traversa à petites foulées la rue jusqu'à un magasin de vidéos dans lequel il entra.

Danny voulu le suivre, mais la porte à laquelle il venait de frapper s'ouvrit. Une femme d'un âge avancé se tenait devant lui. Elle l'identifia immédiatement comme étant un représentant de la loi et son visage se renfrogna.

"Je ne sais rien." Dit-elle avec un fort accent espagnol.

"Je vous demande pardon ?"

"Je ne sais rien et je n'ai rien vu. Maintenant partez."

"Je travaille pour le FBI, je recherche une jeune fille qui a disparu. Elle a les cheveux roses vous l'avez peut-être vue ?"

"Je vous dis que je ne sais rien. Que je n'ai rien vu. Laissez-moi."

Son ton était cassant et elle referma la porte au nez de Danny. Il s'apprêtait à re-sonner lorsqu'il vit Martin arriver en souriant. Il partit à sa rencontre, de toute façon, il était fort improbable qu'il apprenne quoi que ce soit de cette femme.

"Je fais tout le boulot pendant que tu vas faire tes courses, hein ?" Demanda Danny lorsqu'il remarqua le sac en plastique que Martin avait à la main.

"C'est les bandes de la vidéo surveillance du vidéo-club. Le gérant m'a dit qu'il avait eu plusieurs vols l'année passée alors il a mis une caméra. Malheureusement, il n'y a que trois jours de vidéo. Ils effacent les casettes tous les dimanches."

"C'est génial. Si elle est passée, on devrait la voir sur la bande. On saura enfin à quoi elle ressemble."

"Vous êtes sûr que c'est ici ?" Demanda Vivian alors que le concierge ouvrait la porte.

"Oui, à moins qu'il n'y ait une autre fille aux cheveux roses dans le quartier."

La porte s'ouvrit et les deux agents entrèrent. Le concierge resta sur le palier, se demandant s'il pouvait partir. Sam se retourna vers lui.

"Depuis combien de temps vivait-elle ici ?"

"Oh, ça fait un peu plus d'un mois. Vous avez encore besoin de moi ?"

"Non, merci, ça ira."

Le concierge ne se le fit pas dire deux fois. Il tourna les talons et disparus. Sam rejoignit Vivian dans l'appartement. Même avec les stores ouverts, il restait très sombre. Et l'on voyait clairement qu'il avait besoin d'une bonne couche de peinture sur les murs. Certains placards semblaient tenir par la volonté divine et d'autres étaient déjà tombés. Il n'y avait que très peu de mobilier. La porte d'entrée donnait sur le salon et sur la gauche se trouvait la cuisine. Il y avait une porte au fond qui donnait sur la salle de douche et une autre, à droite, qui donnait sur la chambre. Vivian se rendit à la cuisine et ouvrit le frigo. Elle n'y trouva qu'une bouteille d'eau et quelques surgelés. Il y avait quelques conserves dans les placards, mais aucun produits frais. La vaisselle avait été faite, rien ne traînait. Sam alla à la salle de bains. Il n'y avait qu'une petite trousse à maquillage et une tablette d'aspirine. Elle ressortit et se dirigea vers la chambre. Le lit était fait et rien ne semblait traîner. Elle ouvrit l'unique armoire qui était là et observa les quelques habits qui s'y trouvaient. Deux robes, une paire de jeans troués, une jupe en skaï, trois débardeurs et un pull-over ainsi que quelques sous-vêtements. Elle referma l'armoire et jeta un coup d'œil circulaire à la pièce dans laquelle elle se trouvait. Il n'y avait aucune photo, aucun livre, aucun effet personnel. Cet appartement donnait à Samantha une drôle d'impression. C'était un appartement miteux, dans un immeuble délabré situé dans un quartier pourri, et pourtant, dans cette chambre, comme dans les autres pièces, tout était propre et rangé. Chaque chose était à sa place. Elle se rappela alors les mots de l'épicier "Elle n'était pas comme les autres". Elle lui donna raison. Son instinct lui disait qu'il y avait quelque chose d'autre, ce n'était pas une simple prostituée.

"J'ai quelque chose."

La voix de Vivian la sortit de ses pensées et elle se retourna vers sa collègue. Cette dernière tenait un morceau de papier froissé à la main. Elle le lui tendit et Samantha put y lire une adresse imprimée à l'ordinateur.

"Pink ! Elle est arrivée en ville il y a quelques semaines. Ce n'est rien qu'une junkie de plus. En quoi ça t'intéresses ?"

"Elle est portée disparue. On l'a kidnappée ce matin. Tu as son nom ou d'autres informations ?"

"Non. Elle prend sa came chez les Colombiens. C'est tout ce que je peux te dire Jack."

"Ok, merci Bill."

Jack raccrocha et soupira. Il avait appelé tous ses contacts dans la police, sans rien apprendre de nouveau.

De loin, il aperçut Danny et Martin entrer dans le bureau, il se leva et partit à la rencontre de ses agents.

"Alors ?" Demanda-t-il espérant qu'ils auraient apprit quelque chose.

"Je crois qu'on ne m'a jamais autant claqué de portes à la figure." Répondit Danny en faisant la moue.

"Mais j'ai trouvé ça." Commença Martin en sortant les cassettes vidéos du sac. "Ce sont les bandes de surveillance d'un vidéo-club près du port. La caméra donne un peu sur la rue, avec un peu de chance Pink sera dessus."

Jack voulut répondre, mais son portable se mit à sonner, il décrocha.

"Malone. ... Des nouvelles ... ok, allez-y et tenez-moi au courant."

Il raccrocha et se retourna vers les deux agents qui n'avaient pas bougé.

"C'était Vivian. Elles ont trouvé l'appartement de notre disparue. Le loyer a été payé en liquide par avance alors le proprio n'a pas posé trop de questions quant à l'identité de son occupant. Le seul élément intéressant qu'elles aient trouvé est une adresse sur un bout de papier. Elles vont s'y rendre. Vous deux, regardez toutes ces bandes et prévenez-moi si vous trouvez quelque chose."


Disparue depuis trois heures
"Je ne m'attendais pas vraiment à ce genre de quartier."

Vivian et Sam sortirent de voiture et se dirigèrent vers la maison qui correspondait au papier trouvé dans la poubelle de Pink.

La villa se trouvait au cœur d'un quartier résidentiel. Un pâté de maisons bien tranquille où chaque habitation ressemble à la suivante. Un endroit où il fait bon vivre, le rêve américain.

Sam sonna et quelques instants plus tard une femme vint leur ouvrir.

"Bonjour Madame Evans, je suis l'Agent Spécial Spade du FBI et voici l'Agent Spécial Johnson. Nous aurions quelques questions à vous poser."

Laura Evans sembla hésiter quelques secondes puis elle les fit entrer. Elle les emmena dans la véranda et leur proposa du thé.

"C'est à quel sujet ? Nous n'avons rien fait d'illégal ?"

"Non rassurez-vous. C'est à propos d'une jeune femme qui a disparu ce matin. Nous pensons que vous pouvez nous aider à l'identifier."

"Oui bien sûr, comment s'appelle-t-elle ?"

"Nous l'ignorons. Nous n'avons que son signalement pour le moment. Assez grande, mince, vingt-cinq ans environs et de longs cheveux rose."

"Je suis désolé, mais je ne vois absolument pas de qui il s'agit. Elle habite dans le quartier ?"

"Non, elle vivait dans le Bronx."

"Je ne connais personne là-bas. C'est à plus de trente minutes d'ici."

"Votre mari peut-être, ou vos enfants ?"

"Notre fils n'a que six ans. Pourquoi pensez-vous que nous la connaissons ?"

Vivian sortit le papier trouvé chez Pink de sa poche et le tendit à Madame Evans qui le prit.

"C'était dans son appartement. Savez-vous pourquoi elle avait votre adresse ?"

Laura Evans mit quelques minutes avant de répondre, elle sembla réfléchir intensément.

"Grande, mince, vingt-cinq ans c'est ça ?" Demanda-t-elle

"Oui, vous la connaissez ?"

"Je crois. C'était la semaine passée, mardi. Notre fils s'est perdu lors d'une promenade d'école, nous étions morts d'inquiétude. Et vers dix-neuf heures quelqu'un a sonné. Une jeune femme qui l'avait trouvé errant en ville. J'ai toujours insisté pour que Benji ai notre adresse sur lui, au cas ou il se perdrait."

"Vous vous souvenez des habits qu'elle portait ?"

"Une jupe en skaï bleu et un débardeur rose. Je m'en souviens car j'ai trouvé ça un peu découvert pour la saison."

"Vous ne connaissez pas son nom ?"

"Non, elle a déposé Benji puis elle est repartie."

"Il faudrait qu'on parle à votre fils. Elle lui a peut-être dit son nom ou quelque chose."

"Il est à l'école."

"Pourriez-vous venir avec lui, au bureau du FBI. C'est très important."

Madame Evans acquiesça et raccompagna les deux agents à la porte d'entrée. Alors qu'elles étaient presque à la hauteur de leur voiture, Madame Evans les héla. Un détail lui était revenu en mémoire.

"Vous avez bien dit qu'elle avait les cheveux roses ?" Demanda-t-elle à Samantha qui acquiesça d'un signe de tête. "La jeune femme qui est venue, elle avait des cheveux bruns, ils lui arrivaient aux épaules."

"Tu crois que c'était bien elle ?" Demanda Vivian après avoir démarré la voiture.

"Il n'y avait qu'une seule jupe dans la penderie de Pink et elle était en skaï bleu. Et il y avait plusieurs débardeurs dont un rose."

Jack avait réunit tous ces agents autour d’une table pour faire le point de sur la situation.

"Alors qu'est-ce que ça a donné l'adresse ?" Demanda-t-il à Vivian.

"Une villa familiale dans un quartier résidentiel, à plus de trente minutes du Bronx. Laura et Mark Evans ainsi que leur fils Benji." Commença Samantha

"Mardi passé, Benji Evans s'est perdu lors d'une promenade scolaire. Une jeune femme correspondant à la description de Pink l'a gentiment ramené à la maison." Continua Vivian

"On est sûr que c'était bien elle ?"

"Ça expliquerait pourquoi elle avait leur adresse. Mme Evans va venir avec son fils quand il aura finit l'école. Selon ses dires, elle portait des vêtements qui étaient dans la penderie de Pink. Tout coïncide sauf un détail, c'était une brune."

"Elle en était sûre, il devait faire un peu nuit ?"

Sam haussa les épaules et Jack retourna son attention vers Danny et Martin.

"Vous avez pu tirer quelque chose des bandes de surveillance ?"

"Oui, un bref passage sur la bande à 08h12 et à 23h17 mardi ainsi qu'a 08h14 et à 23h16 mercredi."

"Rien pour lundi ?"

"Si, mais là ce n'était pas un bref passage. Elle a rencontré quelqu'un, un homme. Ils ont discuté quelques secondes puis il lui a remis une enveloppe contre de l'argent."

"De la drogue ?" Demanda Vivian

"Ca collerait avec ce que m'a dit mon ami du commissariat. Selon lui, elle se fournirait chez les Colombiens."

"On devrait rechercher les ravisseurs chez les Colombiens. A tout les coups c'est un deal qui s'est mal passé."

"On n'en sait rien Danny donc pas de conclusions hâtives ! Il faut suivre toutes les pistes. Bon Sam, Vivian, prenez les bandes de surveillance et faites des avis de recherche. Voyez aussi dans la base de donnée si Pink n'est pas déjà portée disparue. Martin, Danny, allez sur le port. Il y a une boîte le "Guérillero" tenue par des Colombiens, essayez de voir s'ils connaissent Pink. Encore une chose, ils sont dans le collimateur des stups alors faites gaffes, je n'ai pas envie de me retrouver avec une guerre de juridiction. Je vais voir si j'arrive à convaincre les journaux de publier les avis de recherche."


Disparue depuis quatre heures
A partir de vingt-et-une heure, le "Guérillero" était emplit de jeunes, pour la plupart latinos. Mais à presque midi, il n'était qu'un calme bar de quartier, où ne se retrouvaient que quelques habitués. Lorsque les deux agents entrèrent, tous les regards se tournèrent vers eux et l'atmosphère devint pesante. Ils se dirigèrent sans mot vers le comptoir et sortirent leurs cartes en arrivant. Martin sortit ensuite la photo de Pink qu'il tendit au barman.

"On l'a surnomme Pink, il paraît qu'elle traîne souvent dans le coin, vous ne l'auriez pas déjà vue par hasard ?"

Le barman jeta un bref coup d'œil à la photo et murmura un faible "No lo se" en secouant la tête.

"Et si vous regardiez un peu plus attentivement". Martin lui tendit à nouveau la photo mais le barman n'y jeta à nouveau qu'un furtif coup d'œil.

"No se. Es una muei grande club." Il semblait nerveux et mal à l'aise.

"Tu vas nous faire croire que tu ne comprends pas notre langue hein ?"

"Et services de l'immigration alors, entiende !" Demanda Danny, haussant quelque peu la voix ?

"Si, entiende." Il tendit la main vers la photo et regarda plus attentivement. "C'est une junkie, elle vient souvent traîner ici et des fois elle chante sur la scène."

"Eh bien tu vois quand tu veux. C'est quand la dernière fois qu'elle est venue ?"

"Hier soir. Elle a chanté et elle est partie par la porte de derrière."

"Et ça donne où ?"

"Sur les quais, les voitures attendent là-bas. C'est que pour les VIP."

"Et la journée, elle fait quoi comme job ?"

"No lo se, elle vient le soir c'est tout."

Martin récupéra la photo des mains du barman et se dirigea vers la porte arrière, suivit de Danny.

La sortie donnait sur une cour, près des docks. Il y avait quelques entrepôts et une vieille maison abandonnée.

"A ton avis ?" Demanda Martin que l'entrevue avait laissé perplexe.

"J'en sais rien, on devrait jeter un coup d'oeil dans le coin. Je vais voir vers cette baraque et je te rejoins aux entrepôts."

"A moi les odeurs de poisson pourris, c'est gentil."

Danny s'éloigna vers la maison en souriant. Cette dernière semblait pouvoir s'écrouler à tout moment. Il appuya sur la poignée et comme ce n'était pas fermé, entra son arme à la main. Une odeur nauséabonde l'assaillit soudainement. Plusieurs seringues traînaient sur le sol et des bouteilles vides avaient été empilées dans un coin. Il n'y avait aucun mobilier et tout ce qui avait de la valeur avait disparu, même les rideaux avaient été arrachés. Danny continua d'avancer mais il ne trouva rien de plus que des détritus. Il s'apprêtait à repartir lorsqu'il entendit un léger bruit provenant de l'arrière de la maison. Il traversa le salon et entra dans la cuisine qui avait une porte qui donnait sur l'extérieur. Martin n'avait pas autant de chance que Danny. Les entrepôts étaient fermés à clef et sans mandat il ne pouvait que coller ses mains contre les vitres pour essayer d'observer à l'intérieur. Il avait fait le tour des trois entrepôts et n'avait rien trouvé de suspect. Il décida de retourner vers le bar où Danny devait déjà l'attendre.


Disparues depuis cinq heures
"Bonjour Benji, je m'appelle Vivian et elle c'est Samantha. On aimerait te poser quelques questions, d'accord ?"

Le jeune garçon hocha la tête, un peu impressionné, et Vivian continua.

"La semaine passée quand tu t'es perdu, une jeune femme t'as ramené, tu t'en souviens ?"

Il hocha à nouveau la tête et Vivian continua :

"Et tous les deux vous avez parlé. Elle t'a dit son nom ?"

"Rachel."

"Rachel comment ?"

"Je ne sais pas."

"Ce n'est pas grave. Et elle t'a dit ce qu'elle faisait comme travail ? Ou ce qu'elle aimait dans la vie ? D'où elle venait ?"

"Non, elle m'a donné un chewing-gum et m'a dit qu'elle allait me ramener à la maison."

"Et vous êtes rentré en voiture ?"

"Oui."

"Et elle était comment ?"

"Elle était toute cassée et elle faisait un drôle de bruit. Mais Rachel a dit que de toute façon, elle allait changer de voiture."

"Tu te souviens du nom de la voiture ou de sa couleur ?

Il secoua négativement la tête et Samantha lui sourit, pour lui montrer que ce n'était pas grave.

"Et vous avez bien dû parler tous les deux."

"On a parlé de comics. Mon personnage préféré c'est Spiderman, mais le sien c'est Wonder Woman. Elle m'a dit qu'elle était comme elle, qu'elle aussi elle essayait de sauver les gens."

"Alors qu'est-ce que ça a donné ?" Demanda Jack en les voyant sortir du bureau où elles avaient interrogé l'enfant.

"On a un prénom, Rachel. Mais c'est tout ce qu'il y a d'exploitable. Des nouvelles des garçons ?"

"Non, rien pour l'instant. Rachel, ça ne nous aide pas beaucoup. Rien sur la voiture ?"

"Benji à dit qu'elle était toute cassée, mais Rachel lui aurait dit qu'elle allait en changer bientôt. Probablement une voiture volée."

Martin arriva vers leur voiture de fonction qu'ils avaient garé près du club. Il s'attendait à trouvé Danny à l'intérieur mais l'agent ne semblait pas encore revenu. Il décida d'aller le rejoindre dans la maison qu'il devait explorer. Après tout, s'il y était toujours c'est qu'il devait avoir trouvé quelque chose d'intéressant. Martin appela Danny plusieurs fois, mais n'obtint aucune réponse. Il s'apprêtait à repartir lorsqu'il s'aperçut qu'il y avait une autre sortie par la cuisine. Il s'y dirigea et ne tarda pas à se retrouver dans ce qui devait, il y a longtemps, ressembler à un jardin. Martin regarda tout autour de lui, à la recherche d'une trace quelconque et son regard s'arrêta sur un objet familier qui était tombé dans l'herbe. L'arme de service de Danny.

Il ouvrit les yeux mais tout semblait flou. Il les referma puis les rouvrit quelques fois et le monde commença à prendre forme. Couché sur le dos, à même le sol, il ne voyait que le plafond. Un plafond bétonné qui avait dû être blanc, il y a très longtemps. Il avait l'impression que sa tête allait exploser ou plutôt imploser. Mais ce n'était pas le pire, il avait l'impression que sa nuque avait été broyée. Il tenta de la masser avec le bout de ses doigts, mais cela ne fit qu'empirer le mal.

"On vous a assommé."

Il sursauta. Jusqu'à ce qu'il l'entende, il n'avait pas eu conscience de la présence d'une autre personne dans la pièce. En faisant attention à sa nuque, il se redressa légèrement et une jeune femme entra dans son champ de vision. La vingtaine, des cheveux bruns et des yeux bleus, elle lui semblait familière. Faute de pouvoir la situer, il reporta son attention sur l'endroit ou il se trouvait. Le plafond n'était pas la seule partie de la pièce faite de béton. Les murs, le sol et l'unique porte avaient été fait dans le même matériau.

"Un abri anti-atomique," murmura-t-il alors que dans son esprit les pièces du puzzle se mettaient lentement en place. Il se remémora être entré dans la maison et avoir entendu un bruit. Et puis plus rien, le trou noir. Il avait été assommé et vraisemblablement kidnappé. Il se retourna à nouveau vers la jeune femme, espérant qu'elle pourrait lui apporter quelques réponses supplémentaires. Assise à même le sol sur une paillasse usée, elle tremblait de froid. Elle n'avait sur elle qu'une robe rose, bien trop légère pour la saison. Il eut alors un flash de recognition. Il savait pourquoi elle lui semblait si familière.

"Pink ?"

"On se connaît ?"

"Je m'appelle Danny Taylor. Je travaille pour le FBI à l'unité des personnes disparues."

Elle sembla surprise et mit quelques instants avant de répondre.

"Et vous me recherchiez ?" Demanda-t-elle finalement et Danny acquiesça. Elle soupira longuement. "Vous n'auriez pas dû."

Danny s'apprêtait à lui répondre mais la porte s'ouvrit. Deux hommes armés entrèrent, un troisième les suivait. Si les deux premiers étaient habillés simplement, le troisième respirait la richesse. Une chemise en soie et un pantalon visiblement taillé sur-mesure ainsi que des chaussures impeccablement cirées. Des bagues et une chaînette en or, un gros cigare à la bouche. Il s'approcha de Danny, lui envoyant la fumée nauséabonde de son cubain au visage, avant de lui adresser la parole.

"Ravi de voir que vous êtes réveillé M. Taylor." Dit il avec un fort accent espagnol.

"Qui êtes-vous ?"

Il tira sur son cigare et la fumée vint à nouveau avant la réponse.

"J'espère que vous êtes confortable car vous allez rester un moment ici. Dans quelques semaines vous partirez en Colombie."

Il repartit en direction de la porte puis se ravisa et reporta son attention sur la jeune femme.

"Sois contente Rachel. Au moins tu as de la compagnie. C'est vrai qu'il n'est pas comme ton ancien camarade, mais faudra t'en contenter."

Son visage, qui était resté jusque-là neutre, fut soudain traversé d'un flash de haine. Elle se leva et voulut se jeter sur l'homme mais l'un des gardes du corps s'interposa et la repoussa en arrière. Elle se rassit et murmura entre ses dents "Hijo de la puta."

"J'ai fouillez toute la maison. Il n'y avait que des cannettes vides et des seringues."

"Et l'arme de Danny ?"

"Sur le sol, à l'arrière de la maison."

Jack inspira longuement avant de répondre. Il repoussa son inquiétude dans un coin de son esprit. Ce n'était qu'une affaire de plus. Une personne disparue à retrouver. Les trois agents debout devant lui étaient bien assez inquiets comme ça. Il se devait de garder la tête froide.

"Il faut retrouver cette jeune femme. Pink. Ce sont sûrement les mêmes ravisseurs qui ont Danny."

"Mais on n'a pas l'ombre d'une piste et..." Commença Sam, seulement pour être interrompue par Jack.

"C'est pour ça qu'il faut continuer de chercher. Je veux que..."

Cette fois c'est lui qui fut interrompu par l'ordinateur de Vivian qui émit un léger bip. Elle pianota sur son clavier quelques secondes puis se retourna vers ses collègues, un léger sourire aux lèvres.

"J'ai une identification positive."

"Pink ?"

"Non, le gars de la vidéo." Elle pianota sur quelques boutons et une photo apparut sur l'écran. "Gonzales Rejiva, voie de fait, trouble de l'ordre, consommation de stupéfiant. A ça c'est intéressant, il y a plusieurs paiements qui lui ont été fait par le service des narcotiques."

"Une balance ?"

"Ça en a tout l'air."

"Bien. Martin, Samantha allez interroger ce type. Vivian continue de chercher, il faut trouver qui est cette femme."

"Et toi qu'est-ce que tu vas faire ?"

"Van Doren veut me voir. Je dois lui faire un résumé de la situation."

"Un résumé de la situation ?"

"Oui, à mon avis, elle veut savoir comment j'ai réussi à perdre un de mes agents dans la nature."

"Gonzales Rejiva ?" Demanda Sam en sortant sa carte.

"C'est à qu'elle sujet ?" Demanda le jeune homme en s'appuyant sur le capot de la voiture.

"Pink."

"Connaît pas." Il secoua la tête, comme pour donner plus de véracité à sa réponse.

"Combien ? Combien pour une réponse ?"

"Je suis désolé, je ne peux pas vendre des informations que je n'ai pas. Je suis peut-être un voyou, mais je suis honnête."

"On a une bande vidéo sur laquelle vous lui vendez de la cam." Martin haussa quelque peu le ton, il n'avait pas envie de perdre son temps avec cette crapule.

"Désolé, je vois pas de qui vous parlez." Il détourna son regard de Martin et reporta son attention sur Samantha. Il la détailla du regard de haut en bas. Alors qu'elle allait lui dire quelque chose, Martin l'empoigna par le col.

"On sait que tu la connais, alors arrête de jouer les amnésiques. Tu vas nous dire tout ce que tu sais sur elle, c'est clair ?"

"Ok, ok... Je ... je devais lui passer des infos, c'est tout. Fallait que ça ait l'air d'un deal, mais c'était que des infos. Je vous jure."

"Des infos sur quoi ?"

"Sur les Colombiens. Tout ce que je pouvait trouver."

"Elle les voulait pour quoi."

"J'en sais rien, ça vous devriez le savoir mieux que moi."

"Comment ça ?" Demanda Sam, alors que Martin relâcha un peu le jeune homme.

"Vous ne parlez jamais entre collègues ?"

"C'était qui ce type ?" Demanda Danny quand Pink sembla s'être calmée.

"Nino Montega, le chef du cartel Colombien."

"Il n'a pas l'air de beaucoup vous apprécier."

"Il a peur que je lui fasse la peau." Elle n'avait pas l'air de vouloir parler mais Danny leva vers elle un regard interrogateur. Elle soupira et sembla chercher par où commencer.

"Je ne m'appelle pas Pink mais Rachel Aubert. Je travaille aussi pour le bureau, à LA, section narcotiques. J'avais une petite vie parfaite jusqu'à ce qu'on commence à enquêter sur Montega."

Danny digéra lentement la nouvelle. Leur disparue, cette jeune femme qu'il avait prise pour une prostituée, travaillait également au FBI. Rachel sembla hésiter avant de continuer et lorsqu'elle reprit finalement la parole sa voix avait perdu de son assurance.

"Il faisait son biz à Los Angeles avant et on faisait une filature constante, avec mon équipier. A un moment on a dû se séparer et... et c'est la dernière fois que je l'ai vu vivant."

Elle s'était recroquevillée dans un coin de la pièce et Danny hésita à lui poser d'avantage de question. Malgré tout, il avait le droit de savoir pourquoi il avait été kidnappé.

"Alors quand il est venu ici, vous avez remonté sa piste pour le tuer ?"

"Tom avait un fils, Michael. Il n'a que trois ans. Qu'est-ce que j'était sensée faire ? Laissez ce pourri en liberté ?"

Sa voix tremblait légèrement, Danny pouvait voir qu'elle lutait pour garder sa contenance, pour ne pas craquer devant lui.

"Qu'est-ce que je vais lui dire quand il me demandera dans quelques années "Comment il est mort papa" ? Qu'il est mort une seringue dans le bras et les yeux injectés de sang parce qu'il faisait son boulot ?"

Elle remonta ses genoux vers elle et y appuya sa tête. Danny ne voyait plus son visage, mais les tremblements qui la secouaient lui laissèrent deviner qu'elle pleurait. Il s'approcha et posa une main sur son épaule.

"Vous lui direz ce qu'il a besoin d'entendre. Que son père est mort en faisant son devoir."

Elle releva la tête et leurs regards se croisèrent. Danny put y lire toute la peine et la rage qu'elle gardait en elle.

"C'est facile à dire pour vous. Vous n'êtes pas à ma place." Son ton était cassant et ses yeux humides.

"J'ai bien faillit. Mon frère vient d'entrer en cure de désintox. Il a un fils lui aussi."

Il ne savait pas pourquoi il lui avait dit ça. Ce n'était pas son genre de raconter ses problèmes à des inconnus. Mais ça lui avait semblé être la seule chose à dire.


Disparues depuis sept heures
"Ça y est je l'ai. Rachel Aubert, 24 ans. Affiliée aux narcotiques, bureau de Los Angeles."

Vivian avait toujours les yeux rivés sur son ordinateur, elle parcourait le contenu du dossier qui venait de s'ouvrir à la recherche d'indices.

"Los Angeles, une idée sur la raison de sa présence ici ?" Jack semblait impatient, chaque indice les rapprochait un peu plus de Danny.

"Non, elle n'est pas en service actuellement. Elle est en congé depuis presque un mois."

"Je vais appeler le bureau de LA, ils doivent savoir ce qu'elle fait ici."

Il repartit dans son bureau et décrocha son téléphone. Dans la pièce à côté, les trois agents le regardaient. Ils avaient tous quelque chose à faire, mais ils ne pouvaient se résoudre à ôter leurs regards de Jack, scrutant chacune des expressions de son visage au fur et mesure de la conversation. Il raccrocha et retourna vers ses agents. Son visage indéchiffrable.

"Alors ?"

"J'ai eu son supérieur. Elle a été forcée à prendre un congé après la mort de son équipier. Il a été tué par un baron de la drogue. Un Colombien, Nino Montega. Après cet incident Montega a déménagé, pour New York."

"Elle est après lui."

"Sûrement. Il faut se concentrer sur lui. Il doit les planquer quelque part en ville.

Sam arriva avec plusieurs plans dans les bras qu'elle déposa sur la table.

Martin délaissa ses relevés bancaires et y jeta un coup d'œil.

"C'est les entrepôts sur le port ?" Demanda-t-il en reconnaissant les bâtiments.

"Oui, ils appartiennent à une société bidon qui est à Montega. C'est un coin assez désert, ils pourraient être là."

"Laisse tomber. Je les ai vus, ça avait l'air vide."

Sam haussa les épaules et reporta son attention sur les plans. Martin avait raison, c'était de simples entrepôts. Un détail pourtant attira son attention. Selon le registre foncier, l'un d'entre eux mesurait trois mètres de plus que les autres.

"Est-ce qu'ils avaient tous la même hauteur ?"

Martin délaissa à nouveau ses relevés et réfléchit quelques instants avant de répondre. Il n'avait pas prêté particulièrement attention, mais les bâtiments lui avaient semblé de la même hauteur.

"Ils sont tout trois semblables."

"Sur ce papier il est dit que le troisième est trois mètres plus hauts que les autres. Mais si ce n'est pas en hauteur..."

"C'est un sous-sol." Termina Martin, devinant les pensées de la jeune femme.

Allongé à même le sol, Danny analysait encore et encore la situation. Malgré tous ses efforts, il n'arrivait pas à trouver une solution. Un moyen pour lui et Rachel de sortir vivant de ce bunker. Il ne pouvait s'empêcher de penser à ses collègues. Martin avait dû remarquer son absence. Il avait dû le dire aux autres et Jack avait dû échafauder un plan pour le retrouver. Mais comment ? Personne ne savait où il se trouvait, lui-même n'en avait aucune idée. Soudain, un coup de feu le fit sortir de ses pensées. Il se leva et s'approcha de la porte. Rachel s'était également levée. Quelqu'un avait tiré à l'étage.

"Ne bouges pas !" Hurla Martin, menaçant de son arme un jeune latino.

Dès que les agents furent entrés, les Colombiens qui s'occupaient de garder l'entrée avait sorti leurs armes. Sam avait été plus rapide et un des deux gardes gisait par terre, une balle en pleine poitrine. Le deuxième était à genoux, l'arme de Martin à quelques centimètres de sa tête.

Jack s'approcha de lui "Où sont-ils ?" demanda-t-il, haussant volontairement la voix pour impressionner le jeune Colombien.

Le jeune homme secoua la tête, il ne voulait pas coopérer. Jack s'approcha et le canon de son arme vint s'appuyer sur le front du jeune homme.

"Où sont-ils ?" Demanda-t-il à nouveau.

Le jeune homme tendit le bras vers la gauche, indiquant aux agents une porte métallique. Les agents du FBI laissèrent les deux Colombiers aux policiers et se dirigèrent vers la porte. Vivian fut la première à arriver près de la porte et elle put entendre des bruits de pas. Ceux qui se trouvaient en bas avaient probablement été alertés par le coup de feu. Jack fit un signe à Vivian et à Martin pour qu'ils se positionnent sur la gauche de la porte. Il s'adossa au mur à droite, avec Sam. Quelques secondes plus tard, la porte s'ouvrit sur Montega et l'un de ses gardes du corps. Ils furent rapidement encerclés et ne purent que lâcher leurs armes. Vivian les ramassa pendant que Martin les gardait en joue. Sam et Jack descendirent les escaliers et ne tardèrent pas à trouver la pièce où Danny et Rachel étaient enfermés.

"Que va-t-il advenir de lui ?" Demanda Rachel alors que la voiture de police dans laquelle se trouvait Montega disparaissait au loin.

La jeune femme était appuyée contre le capot d'une voiture de police, une tasse de café chaud entre les mains et Danny était près d'elle. Les ambulanciers avaient tenu à les emmener à l'hôpital pour un examen mais ils avaient poliment refusé l'invitation et s'en étaient tirés avec quelques recommandations et pour Danny, un peu de glace pour sa nuque.

"Il va rester un bon moment en prison. Même si on n'arrive pas à le faire tomber pour trafic de drogue, il reste toujours l'enlèvement de deux agents fédéraux."

"Le jour où on le libère, je serais là à l'attendre, au sommet d'un toit avec un fusil à lunette." Son ton était déterminé et Danny ne savait pas quoi répondre. Il comprenait très bien les motivations de la jeune femme et il savait que si les rôles avaient été inversés, il tiendrait probablement le même discours.

"Qu'allez-vous faire maintenant ?"

"J'en sais rien. J'ai trop de mauvais souvenirs à LA alors je vais peut-être rester un peu dans le coin."

Elle se rapprocha de Danny et lui tendit la main. "Ce fût un plaisir agent Taylor."

Elle fit volte-face après lui avoir serré la main et repartit à pied vers le nord.

Danny la regarda s'éloigner dans la nuit. Avec un léger sourire, il murmura "Le plaisir était entièrement mien." Puis il retourna vers ses collègues qui l'attendaient.

Je marche sur les plaines mortes
Je marche toujours de la sorte
Pas une nuit sans rêve
Pas une nuit sans trêves
Je marche sur les feuilles mortes
Que personne ne ramasse mais peu importe
Jour de pluie
Le ciel se venge de nos envies


FIN
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