Le site de référence sur la série fbi portés disparus
Bienvenue sur www.fbi-fr.net nous sommes le vendredi 06 décembre bonne fête aux Nicolas.
Pseudo : Jacksam4eva
Genre : G
Résumé : Pré affaire. Juillet 2001. Jack et Sam après une fusillade. Crossover avec Bones.
Disclaimer : Je ne possède rien, nothing, nada ! Et je laisse le plaisir aux scénaristes et aux acteurs de gagner de l'argent pour leurs créations.
Note de l'auteur : Bonne question ! Que dire ? Mon premier one-shot est pour vous donc. Je ne sais pas trop ce que ça donne mais bon, j'attends avec impatience le verdict !
En + : Cette fiction a été écrite pour le deuxième concours du site Fbi-fr.net. Le règlement est disponible ici.
Complète : Oui.


"Damages"


FLASHBACK
Il était là et eux aussi. Ca n'avait aucun sens. Mais il y avait tellement d'autres choses autour d'eux qui n'avaient pas de sens. Pas de sens parce quelque part au fond de lui, il savait que quelque chose n'allait pas. C'était bizarre, effrayant même.

James : Reculez ou je la tue !
Seeley Booth : James, calmez vous ! Baissez cette arme, la partie est finie !
James : Jamais ! Sonia reste avec moi !
Jack : Il a raison James ! Ne nous obligez pas à tirer !
James : Vous voulez pas tirer ? Alors posez vos armes par terre !
Booth : Vous d'abord, on parlera après !

James attrapa Sonia Sander et braqua son arme sur sa tempe.

James : Posez vos armes ! Ou je la tue.

Les deux agents du FBI échangèrent un regard bref et posèrent lentement leurs armes à terre. Cette enquête était très mal partie depuis le début. Depuis qu'ils avaient retrouvé le cadavre de Tracy Simpson en fait, après trois mois de recherche. Trois mois durant lesquels il avait été incapable d'enlever son visage et celui des autres jeunes femmes de sa tête, trois mois de sa putain de vie pendant lesquels le visage de James McLagan s'était lui aussi gravé au couteau dans son crâne. L'homme était pourtant normal, ordinaire même. Originaire de Grande Bretagne, il avait passé toute son enfance à Londres avant d'arriver à l'âge de 16 ans aux Etats-Unis. La seule tache sur ce beau tableau, c'était que ce pourri avait finit pas enlever et tuer 10 jeunes femmes, et encore, ce n'était que celles dont ils connaissaient l'identité. Il y en avait sûrement d'autres, enterrées n'importe comment dans un terrain vague, quelque part dans la banlieue de New York. Jack soupira discrètement. Cela ne l'enchantait pas, mais il devait une fière chandelle aux agents de Washington qui avaient réussit à identifier le corps et à les aider dans leur enquête. Mais maintenant ils étaient là, dans cet entrepôt abandonné, braquant leurs armes sur James qui retenait sa dernière victime en otage dans ses bras, un pistolet appuyé sur sa tempe. Il ne savait pas exactement pourquoi, mais Jack estimait qu'il avait le devoir de la sauver, le devoir d'arrêter ce massacre. Il entendit une présence derrière lui et jeta un oeil sur sa partenaire qui venait d'entrer dans la pièce. James paru la dévisager quelques instants ce qui eut pour effet de mettre Jack très mal à l'aise. Elle avait exactement le profil des victimes : la vingtaine, travailleuse, courageuse, blonde... Jack savait qu'il n'avait pas vraiment le droit de dire ça, surtout avec ce qui était en train de se passer autour de lui mais... Il la trouvait quand même assez sexy.

James : Trois contre un ? Ca, ça c'est pas juste ! Samantha, je ne savais pas que vous étiez de la partie aussi !

Comment James avait fait pour se renseigner sur les membres de son équipe ? En regardant autour de lui, il vit Samantha braquer son arme sur James.

Samantha : Lâchez la !

James réajusta son étreinte autour de Sonia, et sourit à la jeune femme positionnée à présent juste à côté de Jack.

James : Tu n'oserais pas tirer, bébé.

Le regard du jeune homme était braqué lui aussi sur Samantha mais elle paraissait ne pas y accorder beaucoup d'importance. Il savait exactement ce qu'elle devait éprouver à ce moment précis. Un mélange de peur, d'appréhension et d'excitation face au danger. Jack voulu tourner la tête vers Booth mais ce dernier ne lui en laissa pas vraiment le temps. Profitant du manque d'attention de James envers lui, le jeune homme attrapa son arme par terre et essaya de viser le tueur. Jack suivit l'initiative, comme un reflex. Malheureusement, cette simple tentative de contrôle se solda par une monstrueuse fusillade. Lorsqu'elle vit Booth saisir son arme, Sonia poussa un cri suraigu qui eut le mérite d'alerter James immédiatement. Ce dernier se retourna alors vers Booth et relâcha son étreinte autour de la jeune femme pour braquer son arme sur l'agent. Jack entendit un coup de feu et vit James tomber en face de lui. Son coeur battant, il saisit son arme et se retourna vers l'origine du coup de feu. L'arme de Samantha était fumante, et son doigt crispé sur la détente.

FIN DU FLASHBACK

Jack appuya à nouveau sur la sonnerie, plus longtemps cette fois. Toujours pas de réponse. Il attendit un peu, se promettant de ne plus jamais venir chez elle, puis plaqua son oreille contre la porte et en entendant la télé brailler à travers, il comprit qu'elle se trouvait toujours dans l'appartement. Il réfléchit alors pendant quelques instants, tout en retentant sa chance avec la sonnette pour la troisième fois consécutive. En réponse, un bruit de verre cassé parvint à ses oreilles.

Jack : Samantha ! Samantha !

Il martela sa porte de coups de poings, mais elle ne donna aucun signe de vie. Il recommença et recommença encore jusqu'à ce qu'une clé tombe de l'encadrement de la porte. Il hésita quelques instants, se demandant si elle était assez stupide pour cacher une clé juste à côté de sa porte mais décida tout de même de tenter sa chance. A sa grande surprise, la porte s'ouvrit.

La lumière était éteinte et la pièce n'était donc éclairée que par la lumière de la lune, désormais haute dans le ciel. L'appartement était coquet, une déco assez moderne, bien rangé, tout à fait l'idée qu'il s'en était fait. Le seul problème, c'était qu'en plus de la télé qui lui agressait les oreilles, Jack pouvait aussi déceler une forte odeur d'alcool qui émanait principalement de la table basse située entre le canapé et la télévision. Il s'approcha alors un peu et découvrit sa partenaire complètement soule allongée sur son canapé. Une bouteille de Scotch, vide aux trois quarts et deux cannetes de bières étaient posées négligemment autour d'elle sur le sol en bordure du sofa. Le coeur battant, Jack éteignit la télévision et mit plusieurs minutes à réveiller Samantha.

Samantha : Hun... Oh...

La jeune femme poussa à nouveau un léger gémissement et passa deux ou trois fois ses mains sur son visage, appuyant sur son front. Sachant qu'il était à peu près 3 heures du matin, elle devait avoir passé la soirée sur le canapé avec une bonne dose d'alcool dans le sang. Jack esquissa un sourire et s'agenouilla à côté d'elle, la faisant sursauter à la vue de son visage.

Samantha : Jack ?

Son regard humide posé maladroitement sur lui, la jeune femme tenta rapidement de se redresser mais tomba aussitôt à la renverse.

Jack : Mauvaise idée...

Elle esquissa un sourire et le laissa remettre un oreiller sous sa tête.

Samantha : Qu'est-ce que tu fais là ? Et quelle heure il est d'ailleurs ?
Jack : Très tard ou très tôt. Ca dépend de comment on voit les choses.

La jeune femme soupira et jeta un coup d'oeil autour d'elle.

Samantha : Très tôt.

Jack éclata de rire et s'approcha légèrement de l'interrupteur qui gérait la lumière de la pièce. Il tenta d'appuyer sur le bouton mais Samantha poussa une sorte de hurlement qui le fit immédiatement faire marche arrière.

Samantha : J'ai la tête comme une pastèque Jack !

Il sourit et un léger silence revint s'installer dans leur conversation.

Samantha : Tu ne m'a pas répondu, qu'est-ce que tu fais ici ?
Jack : Tu veux une aspirine ?

Il avait toujours eu une faculté étonnante à pouvoir éviter instinctivement n'importe quelle question dont il ne connaissait pas la réponse. Le seul problème, c'était qu'il avait rencontré en la personne de Samantha Spade sa plus grande rivale dans cette discipline. Telle qu'il la connaissait, elle n'allait sûrement pas abandonner.

Samantha : Oui mais c'est pas ce que je te demande...

Jack parut ignorer la remarque et se leva afin de parcourir le salon jusqu'à la cuisine. Il passa à côté d'un vieux tube de dentifrice, visiblement à jeter et attrapa une petite boîte de cachets qui traînaient sur le comptoir. Il en prit simplement deux et commença à remplir un verre d'eau sous le robinet. Lorsqu'il revint, elle avait réussit à s'asseoir et le regardait avec une espèce d'expression admirative dans ses yeux.

Samantha : Merci.

Elle avala les cachets et s'affala à nouveau en arrière, ses yeux de retour dans les siens. Il détestait la regarder dans les yeux. Il détestait ça parce qu'il avait la sensation que comprendre tout ce qu'elle voulait lui dire, juste en la regardant. Il détestait ça, et pourtant, il n'avait jamais été si proche d'un des membres de son équipe. Il travaillait avec Vivian depuis au moins six ans et avait acquis une certaine forme d'amitié avec elle, mais Samantha était différente. Il s'était attaché à elle en seulement quelques mois.

Jack : J'étais inquiet pour toi.
Samantha : De quoi ?
Jack : La façon dont tu es partie, le fait que tu ne sois pas venue à la convocation rapide de l'OPR.

Elle sourit timidement, comme si elle avait quelque chose à se reprocher et Jack hésita en se demandant si cela voulait vraiment dire quelque chose. Après tout, c'était normal qu'il soit inquiet pour elle, c'était sa partenaire non ?

Samantha : J'ai tué un homme Jack. J'étais choquée c'est tout.

Il sentit son coeur se froisser au souvenir de la fusillade mais s'obligea à ne rien lui montrer. Il était sûr que ce n'était pas la seule raison mais ne comprenait pas vraiment pourquoi cela lui importait de découvrir ce qu'elle avait.

Samantha : Mais comme ça tu étais inquiet pour moi hein ?

Il ne répondit pas. Il ne répondit parce que ce n'était pas vraiment une question. Juste la vérité. Il s'était inquiété pour elle, comme il l'aurait fait pour Danny ou Vivian. C'était... La façon avec laquelle elle lui avait donné son arme qui l'avait inquiété. Ses mains tremblaient, et ses yeux refusaient de rencontrer les siens.

Jack : Pourquoi tu es partie comme ça ?

Le plus étrange, c'était que tout cela aurait dû être considéré comme normal. Normal parce qu'il ne se connaissaient que depuis un an et demi et que quelque part, elle ne lui devait rien. Elle ne lui devait aucune explication sur sa vie, sur ce qu'elle était, sur la personne qu'elle aurait eu envie de devenir.

Samantha : Je te l'ai dit, j'étais choquée.

Ce n'était pas une vraie excuse. Ce n'était pas une vraie excuse car la vérité était toujours difficile à avouer. Il détestait le fait qu'on puisse lui mentir mais pourtant, il ne disait rien. Rien, rien, rien du tout. Il ne lui disait rien à elle alors qu'il avait envie de savoir la vérité.

Jack : Pourquoi tu as voulu être flic ?

Elle prit un moment pour répondre, un moment d'une bonne trentaine de secondes qu'on aurait pu évaluer à une trentaine de minutes en prenant en compte son degré de surprise.

Samantha : Je voulais enquêter, comme Hercule Poirot, attraper les méchants.

Elle marqua une pause devant son regard insistant.

Samantha : Pour prouver à ma mère qu'elle avait tort.

La jeune femme se mordit la lèvre inférieure en espérant qu'il n'ait pas entendu. Elle n'avait aucune envie d'en parler, pas ce soir. Pas avec ce mal de tête et pas avec son patron. Mais elle avait passé énormément de temps sur cette affaire, énormément de temps avec lui par la même occasion. Cela avait été leur enquête, jusqu'à la fin. Elle essaya de fermer les yeux mais la seule chose qu'elle pu voir fut une de ses balles percuter le corps de James McLagan, sans défense. Elle n'avait jamais voulu être flic pour faire ça, parce que pour elle ça, ce n'était pas faire le bien.

Jack : Tort sur quoi ?

C'était bien trop personnel pour qu'elle lui en parle. Ils ne se côtoyaient vraiment que depuis trois mois. Mais c'était trois mois durant lesquels ils avaient passé presque chaque seconde de leur vie ensembles à chasser un serial killer qu'ils avaient bien cru ne jamais pouvoir attraper. D'ailleurs, ils ne l'attraperaient jamais.

Samantha : Elle disait que je ne ferais jamais quelque chose de bien dans ma vie.

Il parut troublé, désorienté, et elle ne comprit pas trop pourquoi. Ses rapports avec sa mère n'étaient pas vraiment quelque chose d'unique dans la société, et elle ne comprenait même pas comment ils en étaient arrivés à parler de ça.

Samantha : Mais pourquoi tu me demandes ça James Bond ?
Jack : James Bond ?
Samantha : On dirait que tu veux me sauver. Ou m'amener à parler.
Jack : Ma mère s'est suicidée quand j'avais seize ans.

Il avait dit ça en s'asseyant dans le fauteuil en face d'elle, comme si ça, c'était quelque chose de normal, d'une banalité sans nom. La jeune femme continua à la fixer pendant plusieurs secondes sans vraiment trouver les mots justes. Pourquoi ça ? Pourquoi lui dire ça maintenant ? Maintenant qu'elle était complètement à côté de toute lucidité, maintenant qu'elle n'avait vraiment aucune envie de parler ?

Samantha : Je...

Sa voix dérapa et la pièce retomba dans un silence pesant, bien trop pesant. La gorge serrée, elle décida de ne pas dire un mot de plus puisqu'elle avait l'impression de s'enfoncer un peu plus profond à chaque fois qu'elle en prononçait un. Elle était fatiguée, extenuée mais elle savait qu'il ne la laisserait pas comme ça. Un jour, il lui avait dit "je ne laisse jamais tomber".

Jack : Alors dis-moi, qu'est ce qu'il s'est passé ?

Elle n'avait plus aucune échappatoire, aucune façon de s'en tirer maintenant : c'était sa dignité ou leur amitié naissante et elle aurait vraiment été incapable de dire pourquoi mais la grande et vertueuse Samantha Spade avait envie d'avoir confiance en lui. Jusqu'ici, personne n'avait jamais pu comprendre ce qu'elle voulait ou vivait et maintenant, même s'il n'était que son patron, il connaissait son rapport avec l'affaire mieux que personne, il connaissait sa façon de s'impliquer mieux que personne de l'avait jamais fait et elle avait plus confiance en lui et en ses yeux qu'en personne d'autre.

Samantha : C'était la première fois.

Il la dévisagea, visiblement perdu dans ses mots.

Samantha : Je n'avais jamais tué personne avant ça.

Il ferma les yeux et détourna son regard quelques instant vers la fenêtre, croyant qu'elle n'allait pas voir ses dents mordre ses lèvres et entendre son soupir. Son coeur martelant sa poitrine, elle, elle espérait juste qu'il comprendrait.

Jack : Mais c'était marqué que...

Elle se sentait conne maintenant, au bord du gouffre, un toboggan glissant l'appelant toujours plus fort pour qu'elle y plonge. Lorsqu'elle croisa son regard, une sorte de frustration y était logée et elle détesta immédiatement cette expression, vraiment.

Samantha : La NYPD ne fait pas de différence entre tirer et tuer.

Son visage changea du tout au tout et il finit par se mordre à nouveau la lèvre. Elle savait que sa réponse de durerait qu'un temps, et qu'il se rappellerait qu'il lui avait posé la question

Samantha : Et puis tout le monde savait qu'ici, les gens inexpérimentés de la NYPD se retrouvaient aux photocopies. J'avais besoin de plus que ça.

A sa grande surprise, il ne répondit pas et se contenta d'esquisser un léger sourire aux coins des lèvres. Le silence retomba ensuite progressivement dans la pièce ne leur laissant que les bruits des voitures en fond sonore.

Samantha : Tu m'aurais prise ?
Jack : De quoi ?
Samantha : Si tu avais sû ? Tu m'aurais prise ?
Jack : Non.

A question simple, réponse simple, elle aurait dû le savoir. Ce n'était pourtant pas facile pour elle d'accepter cette réponse. Pas facile parce qu'elle comprenait que malgré ses compétences, elle n'aurait peut être pas dû mentir. Elle comprenait qu'elle ne verrait plus jamais la vie comme avant. Parce qu'après la vie il y a avait la mort, une chose inévitable qu'on pouvait précipiter.

Samantha : Tu crois que j'aurais dû te dire la vérité ?
Jack : Non.

Samantha le regarda avec étonnement, sans comprendre vraiment le sens de sa réponse. C'était vague, flou, comme tout ce qu'elle voyait autour d'elle à l'instant présent. Elle avait essayé si longtemps de fermer les yeux, d'oublier, de dormir et de faire un rêve sans voir James s'écouler en face d'elle.

Jack : Tu ne dormiras pas...
Samantha : Quoi ?
Jack : Tu n'oublieras pas et tu ne dormiras plus jamais comme avant.
Samantha : Pourquoi ? Je veux dire, pourquoi c'est comme ça ? J'ai fait ce qu'il y a avait à faire et en plus James était un vicieux, calculateur et...

Elle parlait vite et sans discernement, comme si elle essayait de se persuader avec ces arguments au fur et à mesure qu'elle prononçait ces mots. Il y avait quelque chose de pas normal ce soir là entre eux, quelque chose qu'elle ne pouvait pas expliquer. C'était peut être à cause de cette affaire, des heures qu'ils avaient passé tous les deux ces derniers temps. Elle ne pouvait pas l'expliquer mais elle voulait qu'il la réconforte. Qu'il la réconforte parce qu'elle savait qu'il comprenait, il savait ce qu'elle éprouvait et...

Jack : Tu as tué un homme ce soir.

Elle sentit ses mots la transpercer au plus profond de son coeur et se trouva paralysée pour se qui lui sembla des heures. Elle esquissa ensuite quelques mots qui sonnèrent faux même à ses propres oreilles.

Samantha : Est-ce que ça me rend mauvaise ?
Jack : Non. Juste flic. C'est une partie de nos jobs Samantha. La raison pour laquelle je ne prends pas de bleus qui n'ont jamais tué, c'est parce que je ne veux pas être responsable de baptêmes comme ceux là. C'est peut être lâche, mais je n'aime pas passer mes soirées dans l'appartement de mes coéquipiers pour leur dire qu'ils ont fait la bonne chose.

Samantha esquissa un sourire mais se sentit un peu délaissée lorsqu'il ne répondit pas. Elle ne savait pas trop, pas trop s'il lui en voulait ou pas, s'il était vexé ou pas.

Samantha : Qu'est-ce qui va m'arriver ? Est-ce que ça va changer tout ça ?
Jack : Samantha, ces souvenirs ne vont pas sortir de ta tête comme par enchantement. Je peux même te dire qu'ils ne s'atténueront même pas. Mais tu vas devoir vivre avec parce que même si sa vie à lui s'est arrêtée, pas la tienne.

Il prit alors une grande inspiration, comme si le poids du monde reposait sur sa seule phrase.

Jack : Je sais que c'est stupide et dérisoire mais... Je suis désolé pour ce qui s'est passé Sam. Et tu comprendras pourquoi plus tard.

C'était bizarre et elle se sentait bizarre. Faible, sans défense. Elle comprenait petit à petit qu'il avait raison et tout ça la tuait à petit feu. Elle devait laisser James pour continuer à vivre. Elle voulut répondre quelque chose, répondre qu'elle allait faire quelque chose pour s'en sortir, qu'elle allait en parler à un psy ou n'importe quoi mais, lorsqu'elle rencontra ses yeux à nouveau, elle réalisa que le silence était beaucoup plus expressif que de simples mots. Elle réalisa qu'avec lui, tout ce qu'elle disait n'avait plus aucun sens. Cette expression sur son visage lui disait tellement de choses qu'elle se croyait auparavant incapable de comprendre. Il était le premier à vraiment chercher à en savoir plus sur elle. Et même si elle ne comprenait pas vraiment pourquoi, ça faisait du bien. Elle n'avait jamais vu cette expression sur lui, jamais. Elle n'avait jamais vu cette expression sur qui que ce soit d'autre d'ailleurs. Il regarda une nouvelle fois ses yeux et vit son anxiété disparaître petit à petit, au fur et à mesure du temps. Du temps passa, lentement, rapidement, des secondes, des heures, de jours, peut être même. La seule chose qui lui importait était sa main sur son front lorsqu'elle pleurait sur ce canapé. Pleurait parce que sa vie ne serait plus jamais comme avant, pleurait pour avoir mentit, pleurait pour des choses qu'elle ignorait peut être encore. Tout ce qui comptait à ses yeux c'était de voir qu'il ne faisait rien pour l'empêcher de pleurer parce qu'il savait qu'elle en avait besoin pour survivre.

Environ trois ou quatre heures plus tard, sans savoir exactement pourquoi, elle sentit qu'il la portait, endormie sur son lit. Elle sentait la lumière du soleil chaud sur son visage et ça faisait du bien, juste de savoir qu'il était là. Des couvertures se posèrent sur son corps et elle entendit ses pas s'éloigner et elle réalisa qu'elle ne continuerait pas à dormir. Elle murmura alors du bout des ses lèvres des mots, une phrase qui devaient avoir du sens pour elle et pour elle seule, à moitié endormie après avoir tiré sur quelqu'un

Samantha : Reste. S'il te plait.

Elle l'entendit faire marche arrière et prendre sa main dans la sienne. Elle ne voulait pas ouvrir les yeux parce qu'ouvrir les yeux, c'était admettre qu'il ne devrait pas être là. Et elle aimait sentir sa présence à côté d'elle. Il n'était plus vraiment son boss, il était juste un ami qui venait de lui sauver la vie. Ce qu'elle éprouvait lui était complètement inconnu, ce n'était pas de la reconnaissance, pas vraiment de l'attachement non plus. Elle sentit une présence se coller contre elle, contre son dos et elle frissonna sans savoir non plus vraiment pourquoi. C'était une sorte de flou dans sa tête, peut être à cause de l'alcool, ou peut être à cause d'autre chose. Tout ce qu'elle savait, c'était qu'elle se sentait beaucoup moins perdue qu'au début dans ses bras.

Ce soir là, elle avait tué pour la première fois, cette nuit là, il l'avait appelé "Sam" pour la première fois. Cette nuit là, il l'avait vue pour la première fois complètement bourrée et effondrée, il l'avait vue pleurer, gémir, parler et avoir confiance en lui. Elle, elle avait vu pour la première fois cette expression triste sur son visage et s'était sentie bien dans ses bras. C'était la fin de leur première enquête, rien qu'à eux, la seule enquête applaudie par Van Doren qu'elle considéra comme un échec cuisant.


FIN
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