Le site de référence sur la série fbi portés disparus
Bienvenue sur www.fbi-fr.net nous sommes le samedi 14 décembre bonne fête aux Odile.
Pseudos : Bazar et Samantha Malone
Genre : G
Résumé : La mère de Sam a disparu et tous les membres de l'équipe la recherchent. Sam arrivera t-elle a rester objective ?
Disclaimer : On ne tire aucun profit de cette fiction, nous l’écrivons uniquement pour le plaisir. Tous les personnages de "FBI : Portés disparus" appartiennent à leurs propriétaires respectifs.
Complète : Oui.


"Fall out and catch"


Dans un appartement de New York, l'après midi
Une femme assise dans son canapé était en train de regarder la télévision. Elle avait des cheveux blonds ainsi que des yeux bleus. Mais ses yeux étaient remplis de tristesse et de désespoir. Elle semblait perdue et désorientée. Après quelques minutes à regarder fixement la télévision, elle se mit à pleurer sans aucune raison apparente. Puis, elle sortit de sa poche une vieille photo. Cette photo représentait une petite fille qui faisait la tête, mais qui semblait tout de même heureuse. Soudain, elle se leva, prit sa veste, monta dans l'ascenseur, sortie de l'immeuble et disparue dans la nuit noire.


Bureau du FBI, le lendemain matin, 8H00
Samantha, Vivian et Martin étaient à leurs bureaux respectifs.

Sam : Dites, vous savez où est Danny ?
Vivian : A mon avis, il sûrement avec sa nouvelle conquête.
Sam : (s'adressant à Martin) Et toi ? Tu as une idée de qui ça pourrait être ?
Martin : Tu n'as qu'à le lui demander. Le voici qui arrive.
Danny (souriant) : Salut à tous !!
Sam : Pourquoi ce sourire béat ??
Danny : Rien de particulier ! Ou plutôt si ! J'ai passé une excellente soirée !
Vivian : Pourquoi ça ne m'étonne pas ?? Et dis moi qui est la personne qui n'a pas résisté à ton sourire charmeur hier soir ?
Martin : Laisse le Viv, il ne faut pas trop l'embêter avec ça !!
Danny : Merci Martin ! Toi t'es un ami !
Martin : Eh oui ! Après tout, je parie qu'il ne se souvient même plus de son prénom !

Tout le monde se mit à rire et Jack arriva à ce moment précis.

Jack : Qu'est-ce qui vous fait rire comme ça ???
Sam : La vie privée de Danny !!!
Jack : Il est vrai que le nombre de ses conquêtes augmente chaque jour qui passe !! Dis moi ce qu'elle te trouve ?
Danny : Je ne sais pas. Peut-être le sourire que je leur lance ou le regard dont j'ai le secret !!
Jack : Ah bon ! Moi je pencherais plus pour ton imbécillité naturelle !

Tout le monde rigola à nouveau, même Danny. En effet, il considérait ce genre de remarque comme un signe d'affection de la part de son patron. Le téléphone de Jack sonna et tout le monde observa ses réactions ! Etait-ce un appel personnel ou bien un appel professionnel ? Si c'était le cas, cela voudrait dire que la partie de détente était finie et que quelqu'un avait disparu, ce qui était synonyme d'un travail acharné et de très peu d'heures de sommeil. Lorsqu'il raccrocha, chaque membre de l'équipe attendit que Jack parle ou bien qu'il leur donne des instructions. Enfin après quelques secondes il dit :

Jack : Sam je voudrais te parler dans mon bureau, s'il te plaît. C'est important.

D'abord surprise, Sam s'exécuta alors que les autres étaient en train de se demander ce qui se passait. Puis, tandis que Viv essayait de soutirer des informations à Danny sur la personne qui l'accompagnait hier, Martin regarda et observa Sam et Jack dans le bureau. Après s’être installé sur son fauteuil de cuir, Jack croisa ses mains sur son bureau. Sam le connaissait trop et elle savait qu’il ne voulait pas parler de l’augmentation du prix des patates. Elle savait que ce visage aux traits tirés ne présageait rien de bon.

Sam : Que se passe t-il ?

Jack mit quelques minutes à répondre. Sam savait qu’il cherchait à croiser son regard mais elle ne voulait pas entrecroiser le sien. Si cela arrivait elle redeviendrait malheureuse, bien qu’elle le soit déjà. Mais si leurs regards restaient fixés, la déchirure de leur couple lui reviendrait en mémoire et elle était suffisamment douloureuse comme ça.

Jack : Ta mère...

Sam releva d’un coup la tête. Et là elle ne put s’en empêcher, elle croisa son regard. Jack y lu de la peur.

Jack : Ta mère a disparu depuis 20H00.
Sam : Non !

Ses yeux marrons brillèrent soudain, elle avait envie de pleurer mais elle se forçait à se dire que ce n’était pas la peine, qu'on allait la retrouver. Elle plongea sa tête dans ses mains qui étaient posées sur le bureau, à quelques mètres de Jack. Ne pouvant supporter cette réaction lui déchirant le cœur, il hésita à prendre les mains de la jeune femme dans les siennes. Il y eut un long silence, Jack n’avait finalement pas osé la consoler de peur de faire remonter trop de souvenirs. Il se contenta de dire maladroitement :

Jack : Il faut se mettre au travail. On va interroger des gens de ta famille.

Il s’en voulut aussitôt d’avoir dit ça, il aurait du aller la prendre dans ses bras, la rassurer, mais il n’osait pas et se forçait à ne pas le faire. Sam se força également à se reprendre. Tous deux se levèrent et sortirent de la salle.


Bureau du FBI
Vivian : Allez Danny , tu peux lâcher le morceau.
Danny : Mais tu vas arrêter de me harceler.

Sam et Jack se dirigèrent vers le tableau blanc. Danny et Vivian cessèrent de se disputer lorsqu'ils croisèrent le regard de leurs amis. Puis Jack sortit une photo, la plaça sur le tableau et marqua Silvia Spade.

Danny : Oh non ! Sam tu vas bien ?? Si tu as besoin de parler vient tout de suite me voir.
Vivian : Pareil pour moi !

Jack les regarda puis leur demanda de s'asseoir et tous s'exécutèrent. Sam se sentait observée et n'osait pas regarder ses amis. Elle prit place à côté de Danny et attendit que Jack commence son débriefing.

Jack : Bon écoutez moi, nous allons mener l'enquête comme d'habitude. On va essayer d'être le plus objectif possible. Ne perdons pas de temps. C'est son patron qui nous a prévenu. Il dit qu'elle n'est pas venue au boulot aujourd'hui et comme elle n'avait jamais raté un seul jour il lui a téléphoné. Personne n'a répondu alors il a envoyé un de ses employés à son appartement et là ils ont commencé à s'inquiéter. Bon Martin tu épluches les relevés bancaires et les appels téléphoniques. Danny et Vivian vous allez à son appartement. Sam et moi nous allons à son travail. Téléphonez nous si vous trouvez quelque chose d'intéressant.

Tous obéirent aux ordres de Jack. Mais avant de partir Sam alla aux toilettes. Pendant un moment, elle se regarda dans le miroir et se mit à pleurer. Au bout de quelques minutes, elle rejoignit Jack dans le hall. Pendant qu'il conduisait elle ne prononça aucun mot et Jack fit de même. Lorsqu'il se gara, il arrêta la voiture et dit :

Jack : Ecoute, il se peut que l'on découvre des choses sur ta mère qui ne te feront pas plaisir et surtout que tu ne soupçonnais pas. Je préfère te mettre en garde contre ce genre d'éventualité. Et si jamais je trouve que tu n'es pas assez objective, je te retire de l'enquête. Sache que je ferais tout ce qui est en mon pouvoir pour retrouver ta mère saine et sauve. Me suis-je bien fait comprendre concernant ton implication dans l'enquête?
Sam : Tu as été très clair.
Jack : Je suis désolé mais je n'ai pas le choix. Allez vient, on va interroger son patron. Tu es sûre que ça va aller ?
Sam : Ne te fais pas de soucis.
Jack (à voix très basse) : Ca c'est impossible.

Ils sortirent de la voiture et se dirigèrent vers le magasin.


Travail de Silvia Spade
Ils allèrent directement dans le bureau du patron. Après tout c'est lui qui avait prévenu le FBI de sa disparition.

Jack : Agent Malone et agent Spade du FBI. Vous êtes Ethan Rudot ?
M. Rudot : Oui. Spade, comme le nom de famille de Silvia. Vous êtes de sa famille ? En tout cas vous lui ressemblé beaucoup !
Jack : Ca ne vous regarde pas. Maintenant passons au vif du sujet. Pourquoi avez vous pensé que Silvia pourrait être en danger?
M. Rudot : En deux ans de collaboration Silvia n'a jamais raté un seul jour de travail donc j’ai pensé qu'elle avait eu un problème.
Jack : Vous appelez tous vos employés par leur prénom ?
M. Rudot : Bien sûr !
Sam : Quelles sont vos relations avec Mme Spade?
M. Rudot : Elles sont strictement professionnelles.
Sam : Ok ! Nous vous contacterons si jamais on a d'autres questions. Pour l'instant on va interroger vos autres employés.
M. Rudot : Bien entendu.

Ils s'éloignèrent et se lancèrent un regard qui en disait long sur ce qu'ils pensaient. Le téléphone de Jack sonna :

Jack : Malone?
Danny : Jack c'est Danny. Viv et moi on vient de fouiller son appartement et on n’a rien trouvé de suspect. Apparemment, elle n'avait pas l'intention de quitter son appartement.
Jack : Ok ! Continuez de chercher. Si vous trouvez quelque chose prévenez moi.

Il raccrocha et Sam attendit qu'il parle.

Jack : Ils n'ont rien trouvé de particulier chez ta mère. Allez viens, on va interroger les collègues de travail de ta mère.
Sam : C'est parti.

Pendant un moment, ils interrogèrent les employés et tous dirent la même chose : Silvia était une personne chaleureuse, aimable et surtout c'était quelqu'un de très attentionné. Elle était toujours présente pour ses amis. Elle était à l'écoute de tous leurs problèmes. D'ailleurs la plupart des personnes interrogées se sentaient coupable de ne pas avoir vu qu'elle aussi avait des problèmes. Il est vrai que personne ne savait pourquoi elle avait disparu. Il ne restait plus qu'un seul employé à interroger et Jack et Sam n'avait pas beaucoup progressé !! A chaque fois que Jack regardait Sam, elle fuyait son regard. A croire qu'elle avait peur de croiser ses yeux, peur qu'il comprenne qu'elle était très affectée par cette enquête et qu'il la décharge de l'affaire, peur pour sa mère mais surtout peur qu'il ne lise en elle comme dans un livre ouvert car il était le seul à la comprendre. Le denier employé arriva enfin.

Jack : Bonjour M. Jadot, agents Malone et Spade. Depuis quand connaissez vous Silvia ?
M. Jadot : Depuis un an.
Sam : Avez-vous remarqué quelque chose de suspect dans son comportement ces derniers temps ?
M. Jadot : En fait, rien de très précis.
Jack : Savez vous si elle fréquentait quelqu'un?
M. Jadot : Jusqu'à il y a peu de temps je pensais qu'elle était célibataire mais il y a environ une semaine il s'est passé quelque chose de bizarre.

FLASHBACK

Dans une allée du magasin Silvia se dispute avec son patron. Cette dispute a l'air personnelle.

Silvia : Lâche moi ! Je n'ai pas envie de te parler.
M. Rudot : Laisse moi t'expliquer ce qui s'est passé s'il te plaît.
Silvia : Il n'y a rien à expliquer. C'est la dernière fois que tu me fais ça, c'est fini. Si tu m'approches je le dirais à tout le monde.

Elle s'éloigna sous le regard de son patron.

FIN DU FLASHBACK

Jack : Vous savez ce qu'elle a voulu dire par "c'est la dernière fois que tu me fais ça" ?
M. Jadot : Non ! Enfin j'ai supposé qu'elle a avait eu un liaison avec lui et qu'il l'avait trompé.
Sam : Merci.

M. Jadot s'éloigna et Sam changea d'attitude.

Sam : Ce M. Rudot nous a mené en bateau. Je n’arrive pas à croire qu'il nous ait menti. Et surtout je n'arrive pas à croire que ma mère est sortie avec lui.
Jack : Je t'avais prévenu.

Aussitôt il comprit que ce qu'il venait de dire n'était pas la chose à dire.

Jack : Désolé ! J'ai manqué de tact.
Sam : Non ! Tu as raison.
Jack : Ecoute, on va retourner au bureau et on va comparer nos infos avec celles de l'équipe. Et puis Martin a épluché ses relevés téléphoniques, on saura si ce M. Jadot nous a dit vrai.
Sam : Allons y.

Elle avait l'air complètement désorienté par ses révélations. Jack se dit qu'il était vraiment un imbécile car au lieu de la réconforter et de la prendre dans ses bras pour la consoler, il avait agit comme s’il n'était que son patron. Mais voilà, il était plus ça.


Bureau du FBI
Au bureau l’équipe avait terminé de comparer les informations. Rien de spécial. Silvia était une citoyenne sans problèmes particuliers, du moins pas à leur connaissance. Et cela énervait Sam.

Sam : Mais enfin il doit bien y avoir quelque chose dans son appartement ou je ne sais où pour qu’elle ait disparu comme ça.
Vivian : Calme toi. On a cherché du mieux qu’on a pu Sam.
Jack : Bon je vais aller faire le rapport de l’enquête. Sam tu viendras me voir dans mon bureau quand j’aurais fini.

Sam resta un long moment sans voix pendant que Jack rentrait dans son bureau.

Vivian : Je vais interroger les autres collègues avec Martin.
Danny : Et moi je vais voir s’il ne reste pas quelque chose chez elle qu’on n'aurait pas trouvé.
Sam : Très bien, merci.

Le jeune homme regarda un moment son amie, enfin sa petite soeur, dans les yeux et voyant son angoisse il la prit dans ses bras en la berçant doucement. Sam pleura en silence quelques minutes. Ensuite, Danny la relâcha et partit. Ils ne s’étaient pas dit un mot mais ils étaient comme frère et soeur. Jack les avait vu à travers la vitre de son bureau mais il n’était pas jaloux, il savait que pour Danny Sam était sa petite soeur. Mais il s’en voulait de ne pas la consoler. Il ouvrit la porte et fit signe à Sam de venir. Celle-ci s’assit en face du bureau de Jack.

Jack : Je veux que tu arrêtes de protester sur le travail de Danny,Vivian et Martin.
Sam : Mais...
Jack (sèchement) : Pas de mais, ça suffit Sam. Je sais que tu es triste et que tu n’as pas le moral mais ce n’est pas une raison pour t’en prendre à tes amis.

Sam se leva brusquement de sa chaise pour rester debout, le dos tourné à son patron qui la fixait toujours.

Sam : Tu crois que je vais mener l’enquête sans avoir le droit de ressentir de la tristesse, de la peur et de l’angoisse ? Tu crois que je peux ?

Jack se leva et s’approcha de la jeune femme, sentant la colère monter en elle.

Jack (radoucit) : Sam, ce n’est pas ce que je voulais dire. C’est seulement que tu devrais...

Elle se retourna aussitôt pour lui faire face. Ses yeux brillaient de larmes et Jack devinait qu’elle allait craquer.

Sam : Je ne suis pas comme toi Jack, je ne suis pas aussi forte que j’en ai l’air. Je ne peux pas supporter ça, je ne suis pas aussi intimidante que toi, pas aussi douée pour cacher mes sentiments.

Cette fois-ci elle craquait, elle lui disait ses mots en le fixant de ses yeux marrons remplis de détresse. Jack commença à la prendre dans ses bras.

Jack : Sam calme toi. Sam...

Mais la jeune femme se débattit, s’en voulant à elle-même et trouvant qu’elle ne méritait pas de se faire consoler. Puis, au bout de quelques secondes à peine, Sam perdit toute ses forces et se laissa bercer avec douceur par son compagnon. Elle pleurait toutes les larmes de son corps, toutes celles qu’elle avait vainement retenues depuis la disparition de sa mère. Et ce qui se passa peu de temps après perturba sérieusement nos deux agents. Sans raison, Sam s’était dégagée des bras de son patron et avait posé ses mains sur ses joues avant de l’embrasser. Au début, Jack s’était demandé ce qui se passait puis son amour pour elle avait rapidement refait surface. Ils s’embrassèrent pendant quelques secondes puis Sam se dégagea soudainement de lui, le regarda quelques minutes et sortit bouleversée de la pièce, laissant un Jack complètement paumé, sans voix, mais avec une intense satisfaction. Sam avait décidé de rejoindre Danny à l’appartement de Silvia. Non pas qu’elle ne faisait pas confiance au jeune homme pour bien chercher mais elle ne voulait surtout pas recroiser Jack après ce qui venait de se passer.

Danny : Sam ? Qu’est ce que tu fais là ? Tu ne devais pas te reposer au bureau ?
Sam : Si, mais... Mais je ne suis plus fatiguée et je veux t’aider.

Danny se doutait que sa "petite soeur" lui cachait quelque chose et qu’il s’était passé quelque chose qui l’avait perturbé. Mais quoi ? Ca il ne pouvait pas le deviner.

Sam : Alors tu as du nouveau ?
Danny : Non, malheureusement rien de neuf.

Sam hocha la tête et son regard fut attiré par un drap posé en boule sur le lit de sa mère. Elle s’approcha du drap et mit ses gants de protection en plastique.

Sam : Danny viens voir ça.

Le latino s’approcha du lit. Elle déplia avec beaucoup de précaution le drap et y découvrit avec horreur :

Sam : C’est pas vrai, du sang.
Danny : Comment ça se fait qu’il soit ici. Tout à l’heure encore il n’y était pas.
Sam : Regarde, les traces de sang son fraîchement déposées. Quelqu’un est entré et l’a posé ici.


Appartement de Silvia
Elle lâcha le drap et sortit en trombe de la pièce. Elle alla dans le couloir et commença à pleurer. Elle s’appuya contre le mur et glissa le long de celui-ci très doucement. Danny sortit également et s’assit à côté d’elle sur le sol. Il la prit dans ses bras et lui dit :

Danny : Sam, ça ne veut rien dire tu sais ! Il est possible qu’elle soit rentrée après mon départ hier et qu’elle se soit coupée ! Il y a mille façons d’interpréter le sang qui se trouve chez ta mère. Allez ne pleure plus ! Viens, il faut téléphoner à Jack et à la police scientifique pour voir s’il s’agit bien du sang de ta mère. Bon appelle Jack, moi j’appelle la police scientifique.
Sam : Tu ne veux pas qu’on fasse le contraire ?
Danny : Pourquoi ? Que s’est-il passé avec Jack ? Quand tu es arrivée tu avais l’air bizarre ?
Sam : Il ne s’est rien passé de particulier. C’est bon je vais l’appeler.
Danny : Tu es sûre ?
Sam : Oui !

Elle prit son téléphone et composa le numéro de Jack.

Jack : Malone ?
Sam : Danny et moi on est chez ma mère et on a trouvé un drap avec du sang frais. D’après Danny il n’était pas là lorsqu’il a inspecté l’appartement avec Vivian.
Jack : J’arrive. Et toi ? Tu tiens le coup ?
Sam : Oui.
Jack : Je suis là le plus vite possible.

Environ 10 minutes plus tard, Jack arriva. Dès qu’il entra dans l’appartement il se dirigea vers Danny. Il préférait éviter son regard et elle fit de même. Il discuta longuement avec les techniciens puis au moment de repartir au bureau il se tourna vers Danny et l’entraîna dans le couloir. Sam se demanda pourquoi il agissait ainsi. Avant de parler Jack vérifia que personne ne les écoutait.

Jack : Avant que je parte dis-moi comment a réagi Sam lorsqu’elle a vu le drap ensanglanté ?
Danny : A ton avis ? Elle a pleuré toutes les larmes de son corps avant de t’appeler. J’ai essayé de la consoler mais sans succès. C’est normal. Comment réagirais-tu si un membre de ta famille ou bien une personne à qui tu tiens plus que tout au monde disparaissait ? Cela dit si ta question est de savoir si elle est capable de continuer l’enquête moi je pense que oui, même s’il faut qu’elle s’implique moins et qu’elle reste au bureau.
Jack : D’accord ! Tiens-moi au courant.
Danny : Attends ! Que s’est-il passé entre toi et Sam avant qu’elle ne vienne ici ? Elle avait l’air désorienté.
Jack : Rien de particulier !
Danny : C’est bizarre, elle m’a répondu exactement la même chose (il lança à son patron un petit sourire qui laissait entendre qu’il savait quelque chose).

Jack repartit au bureau du FBI tout en se demandant ce que cela pouvait bien signifier. Que ce soit pour l’enquête en cours ou pour ce baiser qu’il avait échangé avec Sam. Il préféra se consacrer entièrement à la disparition de Silvia. Après quelques minutes à réfléchir sur cette disparition, il repensa soudain à la phrase que Danny lui avait dit dans le couloir "Comment réagirais-tu si un membre de ta famille ou bien une personne à qui tu tiens plus que tout au monde disparaissait ?". En effet, que ferait-il si ses filles disparaissaient ? Que ferait-il si un membre de son équipe disparaissait ? Car pour lui son équipe était sa deuxième famille. Il considérait d’ailleurs Vivian comme sa meilleure amie et Danny comme étant la personne en qui il pouvait avoir le plus confiance. Quant à Martin, même si c’était un "bleu", il s’était attaché à lui, même s’il était sorti avec Sam. Elle, c’était la personne qui lui redonnait le sourire et même si leur relation était terminée depuis longtemps, il éprouvait toujours pour elle des sentiments. Des sentiments cachés sous sa carapace d’homme froid et dur.

FLASHBACK

Il était tard et il ne restait plus que deux agents dans le service des portés disparus. Ils étaient dans leurs bureaux respectifs en train de classer de la paperasserie. Au bout de quelques minutes, Sam se dirigea vers le bureau de son patron et l’observa à travers la porte vitrée. Il ne s ‘était pas rendu compte tout de suite que quelqu’un l’épiait. Seulement, il sentait le regard de quelqu’un en qui il avait une absolue confiance. Il leva la tête et plongea son regard dans celui de Sam. Elle rentra dans le bureau et s’assit en face de lui. Il esquissa un sourire et elle le lui rendit. Ils se regardèrent pendant plusieurs minutes sans prononcer un mot. Ils n’avaient pas besoin de se parler pour se comprendre. Puis il lui dit :

Jack (avec un clin d’œil) : Tu compte rester muette ?
Sam : A vrai dire, je n’ai pas grand chose à dire !
Jack : Ah bon ! Alors pourquoi es-tu venu dans mon bureau si tu n’as rien à dire ?
Sam : D’accord. Si tu tiens à ce que je parle et bien je vais t’apprendre une nouvelle : j’ai fini mon rapport et je vais donc rentrer chez moi.
Jack : Hum. Tu n’as pas un rendez-vous ce soir ?
Sam : J’avais ! Mais il se trouve que mon rancart tient tellement à ce que je lui parle qu’au final il a oublié qu’on devait se retrouver chez moi !

Elle se leva et le regarda avec un air moqueur.

Jack : Ah ! Et on dit que se sont les femmes qui discutent le plus.
Sam : Allez viens, on va se commander une pizza et aller chez moi.
Jack : Très beau programme en perspective. Maintenant je n’ai plus qu’une envie : être le plus rapidement possible chez toi.

Ils partirent ensemble mais ils ne restèrent pas trop proches car il ne fallait pas éveiller les soupçons des autres agents ! Une fois dans l’appartement, il changèrent de comportement l’un envers l’autre. Après avoir mangé, ils allèrent dans la chambre où ils restèrent tout d’abord dans les bras l’un de l’autre en regardant la télé. Puis Jack éteignit la télé et Sam la lumière. Cette nuit là il lui avait fait l’amour avec douceur mais aussi avec passion.

FIN DU FLASHBACK

Lorsqu’il prit conscience qu’il était en train de s’écarter du sujet, il se leva et se dirigea vers le bureau de Martin.

Jack : Alors ? Qu’as-tu trouvé sur les relevés bancaires de Mme Spade ?
Martin : Il y a des achats récents qui datent de quelques mois. En effet, elle a apparemment fait beaucoup d’achats en habits. Je pensait qu’elle devait avoir quelqu’un dans sa vie alors je me suis intéressé aux relevés téléphoniques.
Jack : Et ça a donné quoi ?
Martin : Devine de qui elle recevait des coups de fils réguliers ? Je te le donne en mille, c’est presque un cliché. Son patron.
Jack : Ah ! Ca confirme les dires de l’employé qu’on a interrogé Sam et moi. Apparemment ils se sont disputés et il pense que M. Rudot a trompé la mère de Sam.
Martin : C’est possible ! Depuis une semaine environ les appels émis par le patron n’étaient pas très longs. Ils duraient à peu près 30 secondes, sûrement des messages.
Jack : Tu penses qu’il lui faisait des excuses ? Il devait sûrement essayer de la reconquérir.
Martin : Ca se tient !
Jack : Je crois qu’on va aller rendre une petite visite à ce cher M. Rudot.

Durant le trajet, ni l’un ni l’autre ne prononcèrent un mot. A leur arrivée au magasin, ils parlèrent pour la première fois. Avant de rentrer, ils se mirent d’accord sur la façon d’agir. Cependant, avant qu’ils aient pu finir d’élaborer leur stratégie, le patron vint à leur rencontre.

M. Rudot : Agent Malone, heureux de vous revoir ! Avez-vous du nouveau concernant Silvia ?
Jack : Oui. Je vous présente l’agent Fiztgerald, lui aussi travaille sur l’enquête. Nous voudrions savoir si vous souhaitiez changer la déposition que vous avez faite lors de notre premier interrogatoire ?
M. Rudot : Non ! Je ne vous ai pas menti.
Jack : Dans ce cas je vais vous demander de me suivre au bureau du FBI.
M. Rudot : Il n’en est pas question !
Martin : Vous préférez que je vous mette les menottes ?
M. Rudot : Vous n’avez pas le droit !
Jack : Si nous avons le droit, vous venez de mentir à un agent fédéral. Nous avons des preuves que vos relations avec Mme Spade étaient plus que professionnelles !


Salle d’interrogatoire du FBI
Disparue depuis 26 heures

Vivian et Danny commencèrent à interroger le suspect sous l’oeil vigilant de Sam et de Martin qui se trouvaient derrière le miroir sans tain.

Vivian : Maintenant que vous êtes en garde à vue pour obstruction à la justice et entrave à une enquête fédérale, j’ose espérer que vous allez enfin devenir raisonnable et nous dire la vérité.
M. Rudot : Que voulez vous savoir ? Quels étaient mes rapports avec Silvia ? Elle et moi nous nous fréquentions.
Danny : Depuis combien de temps ?
M. Rudot : Environ cinq mois.
Vivian : Pourquoi dites-vous "fréquentions" ?
M. Rudot : Car nous avons rompu, il y a environ une semaine.
Danny : Pourquoi ?
M. Rudot : Cela ne vous regarde pas !
Danny : Oh si, ça nous regarde.

Sam observa ses amis. Puis sans raison, elle se dirigea dans la salle de repos. Martin la suivit.

Martin : Sam, que t’arrive-t-il ?
Sam : S’il te plaît Martin, j’ai besoin d’être seule pendant quelques instants.
Martin : D’accord.

Il partit. Après quelques secondes passées toute seule, elle s’effondra en larmes. Mais où était-elle ? Jack arriva et elle s’arrêta aussitôt de pleurer. Il s’approcha d’elle mais elle se recula. Il essaya de plonger son regard dans le sien mais elle fuyait son regard. Il n’aimait pas la voir comme ça. Il décida de se rapprocher d’elle une nouvelle fois. Cette fois-ci, elle ne put s’empêcher de se laisser faire. Il la prit dans ses bras et la berça doucement. Puis après un petit moment il lui demanda ce qui n’allait pas.

Sam : Je viens de me rendre compte que je ne connais absolument rien de la vie de ma mère et de ses problèmes. Je viens d’apprendre qu’elle a une relation avec son patron. Je ne le savais pas. Tu te rends compte ? Ma mère a disparu et je n’ai aucune idée de l’endroit où elle pourrait être et en plus je m’aperçois que ma mère est une énigme pour moi.
Jack : Tu sais certaines personnes préfèrent cacher leurs problèmes et leurs sentiments car ils ont peur de la réaction de l’autre ou bien ils ne souhaitent pas déranger leurs proches avec leurs problèmes.
Sam (se dégageant de son étreinte) : Il faut que j’aille terminer de regarder l’interrogatoire.
Jack : Je pense que tu devrais rentrer chez toi. Il faut que tu te reposes un peu.
Sam : Je ne rentrerais pas chez moi. Je vais bien.
Jack : Rentre chez toi ! C’est un ordre !
Sam : Jack ! Tu ne peux pas me demander ça !
Jack : Ne discute pas ! Rentre chez toi, prends une douche et dors un peu.
Sam : Parce que tu crois qu’en dormant ma mère va revenir plus vite ?
Jack : Rentre chez toi !

Elle s'en alla sans lui accorder un seul regard. Il décida d’aller finir d’interroger le suspect. Il se précipita dans la salle d’interrogatoire, ouvrit la porte à la volée, prit M. Rudot par le col et le plaqua contre le mur.

Jack : Maintenant vous allez arrêter de nous menez en bateau. Où est-elle ?
Vivian : Jack lâche-le !
M. Rudot : Mais je vous ai tout dit, je le jure.

Il le lâcha et sortit de la pièce comme il y était entré. Il se précipita dans les toilettes et commença à réfléchir au comportement qu’il venait d’avoir. Pourquoi agissait-il ainsi ? Après tout il ne la connaissait pas. Ce n’était qu’une disparue de plus. Non ce n’était pas une disparue parmi tant d’autres. C’était la personne qui avait mis au monde la femme qu’il aimait. Il se lava le visage et décida d’agir comme si c’était sa propre mère qui avait disparu. Jack retourna dans son bureau et s’assit dans son fauteuil. Il mit un certain temps avant de se rendre compte que le téléphone était en train de sonner.

Jack : Malone ?
Sam : C’est Sam ! Ma... ma mère vient de me téléphoner Jack ! J’ai peur qu’elle fasse une bêtise.
Jack : Calme-toi ! Qu’a-t-elle dit ?
Sam : J’en sais rien, je n’ai pas compris. Mais vient vite.
Jack : J’arrive !

Il se rendit chez Sam. Il connaissait l’adresse par coeur, même s’il n’y était pas retourné depuis longtemps. Une fois arrivé devant sa porte, il eut un moment d’hésitation. Puis il prit une bouffé d’oxygène et sonna. Il sentit l’odeur particulière de l’appartement, cette odeur qu’il aimait tant. Sam ouvrit la porte et se précipita dans ses bras avant même qu’il n’ait pu réagir.

Sam (sanglotant) : Jack j’ai peur.
Jack : Viens rentre, tu vas m’expliquer ce qui s‘est passé.
Sam : D’accord. Je suis rentrée chez moi comme tu me l’as ordonné et quelques secondes après mon arrivée elle m’a appelé. Elle disait qu’elle était désolée de ne pas avoir toujours été là pour moi ! Elle m’a demandé pardon et puis elle m’a dit de ne pas être comme elle parce que ce n’était pas un bon exemple.
Jack : Je vais appeler Vivian pour qu’elle vérifie tes relevés téléphoniques afin de savoir de quel endroit elle t’a appelé. Pendant ce temps va prendre une douche et après on ira interroger les amies de ta mère. Peut être qu’elle les a appelé.
Sam : Quoi ? Prendre une douche ? Mais ce n'est pas le moment de prendre une douche ! Ma mère risque de faire une bêtise et toi tu veux que je prenne une douche ?!
Jack : Sam, ne discute pas !
Sam : Je refuse de prendre une douche, je veux qu'on retrouve ma mère !
Jack : Tu veux peut-être que je t'accompagne dans la douche et que ce soit moi qui te lave ?
Sam : Je ne trouve pas ça drôle !
Jack : Qui a dit que c'était drôle ? Alors ? Tu y vas ou bien c'est moi qui vais te jeter dans cette salle de bain !
Sam : Tu as toujours le dernier mot n'est-ce pas ?
Jack : C'est normal, je suis le patron.

Puis elle partit dans la salle de bain contrainte et forcée. Environ 10 minutes plus tard, elle s’était lavée et elle était déjà prête ! Ils partirent à la recherche de Caroline Bright qui était la meilleure amie de Silvia. Sam indiquait le trajet à Jack car il ne savait pas où vivait cette femme. Ils arrivèrent enfin chez Mme Bright. Sam sonna à la porte et lorsque Mme Bright ouvrit elle prit Sam dans ses bras. De toute évidence elle avait énormément pleuré car ses yeux étaient rouges. Elle accueillit ses "invités" avec beaucoup de chaleur étant donné les circonstances.

Sam : Caroline je te présente l’agent Malone. Jack je te présente la meilleure amie de ma mère.
Mme Bright : Enchantée de faire votre connaissance !
Jack : Egalement.
Sam : J’imagine que tu es au courant que ma mère a disparu depuis 30 heures. Tu as une idée de l’endroit où elle pourrait se trouver ?
Mme Bright : Non. J’aimerais t’aider mais je n’en ai aucune idée.
Sam : D’accord.
Jack : Dites-moi, avez-vous remarqué un changement dans son comportement ces derniers temps ?
Mme Bright : Qu’entendez-vous par "changement" ?
Jack : Est-ce qu’elle vous a parlé d’un problème particulier ? Par exemple connaissez-vous la raison de la rupture entre Silvia et M. Rudot ?
Mme Bright (hésitante et lançant un regard inquiet vers Sam) : Euh...
Sam : Caroline s’il te plaît, dis le moi !
Mme Bright : En fait il ne se comportait pas très bien avec elle.
Jack : Que voulez-vous dire ?

FLASHBACK

Mme Bright est en train de cuisiner lorsque quelqu’un tape à sa porte. Elle va ouvrir et trouve Silvia ! Mme Bright, le sourire aux lèvres, prie Silvia d’entrer à l’intérieur mais elle ne bouge pas. Mme Bright met alors la tête dehors pour comprendre pourquoi elle ne veut pas rentrer et c’est alors qu’elle remarque que la robe de son amie est tachée de sang. Puis elle lève les yeux sur le visage de Silvia et voit qu’il est couvert de bleus.

Mme Bright : Silvia que s’est-il passé ? Qui t’a fais ça ?

Silvia commence à pleurer et Mme Bright la prend dans ses bras et la fait entrer chez elle.

Mme Bright : Silvia calme toi ! Dis-moi qui t’a fait ça ? Silvia s’il te plaît parle moi.
Silvia : C’est... c’est Ethan !
Mme Bright : Ethan ? C‘est qui ce Ethan ?
Silvia : Ethan Rudot, mon patron. Je suis avec lui.
Mme Bright : Je vais téléphoner à la police, ils...
Silvia : Non, s’il te plaît ne les appelle pas. Je t’en prie.
Mme Bright : Non Silvia ! Il faut que tu portes plainte !
Silvia : Non ! Caroline !
Mme Bright : Tu vas dormir ici cette nuit et demain on en rediscutera !

FIN DU FLASHBACK

Mme Bright : Quand je suis partie voir dans sa chambre le lendemain matin elle était déjà partie ! Samantha je suis désolée. J'aurai dû te prévenir plus tôt mais je ne savais pas quoi faire. Alors j'ai essayé de la raisonner mais elle m'a dit que tout était fini. Je n'ai pas insisté. Tu connais ta mère, elle n'en fait qu'a sa tête.

Samantha était choquée par ses révélations. Sa mère se faisait battre et elle ne s'en était pas rendue compte. Mais pourquoi ne me l'a-t-elle pas dit se demanda Sam, totalement désemparée. Jack, à la fois surpris par cette réponse et par le manque de réactivité de Sam, essaya de continuer l'interrogatoire tant bien que mal. Sam ne réagissait pas. Elle restait bouche bé par cette découverte !

Jack : Connaissez-vous un endroit où Silvia aurait pu se rendre pour se réfugier ?
Mme Bright : Non!
Jack : Merci quand même. Nous allons partir maintenant. Sam, vient on retourne au bureau et je vais me charger personnellement de ce type.

Sam ne répondit rien, elle réfléchissait. Jack s'approcha d'elle et elle se leva d'un geste brusque.

Sam : Je crois savoir où elle est. Viens on y va avant qu’il ne soit trop tard. Merci Caroline.

Et ils partirent. Une fois dans la voiture, Sam expliqua à Jack l'endroit où elle pourrait se trouver. C'était la maison où Sam avait grandi. Jack appela des secours (au cas où) et il se rendit à toute allure à l'endroit que Sam lui avait indiqué. Les secours étaient déjà sur place. Sam courut dans la maison et se rendit dans toutes les chambres mais elle n'y était pas. Puis, dans un dernier espoir, elle alla dans la cour de l'autre côté de la maison. Jack la suivit avec les secours et lorsqu'ils pénétrèrent dans le jardin ils la virent, inanimée et baignant dans un bain de sang, un ciseau à côté d'elle. Jack n'eut aucune réaction et Sam courut vers sa mère.


Maison d'enfance de Sam
Sam (hurlant) : Non maman !! Non !!

Sam s’était aussitôt précipitée sur sa mère en pleurant.

Médecin : Madame vous devez partir, on doit l’emmener au laboratoire s’il vous plait !

Mais Sam ne l’écoutait pas, elle continuait de pleurer en berçant sa mère inanimée et allongée contre elle. Jack ressentait la même douleur que Sam. Il avait déjà connu cet événement avec sa mère et il souffrait de voir Sam dans cet état, il la comprenait parfaitement. Il hésita toutefois à intervenir auprès d’elle pour l’écarter de sa mère.

Médecin : Madame nous devons l’emmener s’il vous plait, lâcher la.

Cette fois, Sam entendit l’ordre du médecin et malgré son déchirement et sa douleur elle lâcha doucement sa mère qui fut prisent en charge par les ambulanciers. Quelques minutes passèrent et les ambulances ainsi que les voitures de police s’éloignèrent peu à peu. Il ne restait plus que Jack, les bras ballants et n’osant faire un geste de peur de troubler le silence qui s’était installé. Il fixait Sam, assise à genoux par terre au même endroit que quand elle se trouvait avec sa mère. Son regard était plongé dans la rue ou l’ambulance venait de disparaître. Ses yeux étaient ternes, vides, sans expression. La douleur était tel que cela donnait l’impression que son cerveau s’était "déconnecté". Enfin Jack se décida à la consoler. Il s’avança doucement vers elle et il faillit reculer quand Sam se releva lentement. Elle se tourna vers lui et Jack pu lire dans ses yeux un appel de détresse. Il continua à s’approcher. Elle ne bougeait pas. Maintenant il n’était plus qu’à quelques centimètres d’elle. Doucement, très doucement, et avec énormément d’hésitation il mit sa main dans la sienne. Puis la deuxième main. Elle se laissa faire. Ses yeux d’abord fixés sur sa main changèrent de point de vue pour se plonger dans le regard de celui qu’elle aimait depuis toujours. Sa douleur était flagrante mais elle sentait la douceur et l’amour que lui apportaient les mains et le regard tendre de Jack. Il y eut un long silence puis Sam se décida à le rompre :

Sam : Est ce qu’elle a une chance de survivre ?

Jack hésita à lui donner cette réponse mais finalement il luit dit d‘un ton très doux :

Jack : Parfois il y a des êtres que la mort te prend et ne te rends pas.

Sam eut un pincement au coeur et sentit ses larmes revenir mais elle comprenait très bien ce qu’il lui expliquait. Ils restèrent un petit moment main dans la main puis, au même moment, ils se rapprochèrent de plus en plus. Les centimètres qui les séparait devenaient plus étroits, leur visages se rapprochant de plus en plus. Leurs lèvres se frôlèrent, ce qui ne les laissa pas indifférents. Sam sentait son cœur battre à la chamade mais dans le bon sens. Sentir le visage de l’homme qu’elle aimait tout près d’elle la faisait frissonner de plaisir. Jack ne pensait plus à rien d’autre qu’à elle. Paradoxalement, en ce moment il était le plus heureux des hommes. Leurs lèvres se touchaient pratiquement mais leurs consciences reprirent malheureusement le dessus. Ils s’écartèrent d’un coup comme s’ils avaient reçu une décharge électrique. La douleur de la perte de sa mère et du "baiser raté" la replongèrent dans une déprime sans lumière. Jack redevint plus distant. La rage qu’il ressentait contre lui-même le rendit plus froid.

Jack : On ferait mieux de rentrer.

Sam acquiesça en silence. Ils rentrèrent en voiture et pendant tout le trajet les deux agents restèrent silencieux.


Appartement de Jack
Dring. Jack se leva de son fauteuil pour aller ouvrir. Cela faisait à peine deux jours que Sam et lui ne se parlaient plus et ne se regardaient plus. Ils en souffraient d’ailleurs beaucoup mais des milliers de raisons empêchaient ce couple de filer le parfait amour. Il s’en voulait terriblement de ne pas avoir été plus réconfortant après le décès de la mère de la jeune femme, il s’en voulait tellement. Il ouvrit la porte et vit avec étonnement Sam devant lui.

Sam : Salut.
Jack : Salut.
Sam : Je voudrais te parler. Je ne te dérange pas ?
Jack : Euh non pas du tout. Vas-y entre.

Il la laissa passer maladroitement.

Jack : Alors de quoi veux tu que nous parlions ?

Elle s’assit sur le canapé.

Sam : De nous deux.
Jack : D’accord.

Il s’assit à ses côtés mais il se sentait complètement perdu, comme un petit garçon sans sa peluche. Il se sentait mal car il ne savait pas par où commencer. Sam entama la conversation.

Sam : Très bien. Je voulais te dire que je suis désolée de ne pas avoir été plus professionnelle dans mon travail.
Jack (esquissant un petit sourire) : Non c’est moi qui m’excuse.
Sam : Ensuite je suis désolée de ne pas t’avoir adressé la parole et d’éviter ton regard. C’est que...
Jack : Je te comprends, c’est pareil pour moi.

Sam eut un sourire reconnaissant envers lui.

Sam : Et je suis désolée de t’avoir embrassé l‘autre jour.
Jack : Pas moi.

C’était parti tout seul. Ce n’était pas le patron qui avait parlé mais l’homme. Sam sentit son coeur manquer un battement mais au fond d’elle elle n’était pas aussi surprise que ça. Elle savait qu’il l’aimait et sa phrase la rassura, même si elle ne pouvait s’empêcher de se sentir gênée. Elle plongea à nouveau son regard dans le sien et tous deux attendirent une parole de l’autre. Voyant que Sam ne disait rien Jack commença à se dire que toutes les raisons qui les empêchaient de s’aimer étaient stupides. A part la mort de Silvia, qui ne les empêchait pas de s’aimer, le reste était peu important. Puis il se décida en la fixant d’un regard tendre.

Jack : Tu sais je ne t’ai pas embrassé car chaque jour j’espère que tu feras un pas vers moi mais chaque jour tu t’éloignes de moi. J’ai peur que tu trouves une personne qui te corresponde plus que moi.

Sam resta quelques minutes à le regarder puis dit :

Sam : Mon coeur ne peut plus se briser parce qu’il a toujours été en morceau. J’ai appris à ne pas prendre de risques pour me protéger. A cause de toi. Je ne sais plus comment faire. Je suis obligée de faire semblant de sourire et de rire chaque jour de ma vie. Je dois te regarder faire ta vie et moi la mienne n’a plus de sens quand tu n’es pas là.

Après toutes ces révélations, Jack avait des picotements aux yeux. Il était submergé par l’émotion après ce qui venait d’être dit. Sam sentit des larmes couler le long de ses joues.

Jack (s’efforçant de ne pas laisser l’émotion l’emporter) : Je suis désolé de t’avoir et de te faire souffrir.

Il eut encore plus de mal en voyant les yeux marrons de Sam briller intensément. La jeune agent eut beaucoup de mal a dire cette phrase :

Sam : Et je suppose que... que c’est bel et bien fini nous deux ?

En entendant ces paroles, Jack se sentit très mal. Il revoyait la scène ou ils avaient dû rompre, la scène où Sam l’avait embrassé au bureau, la scène où ils avaient failli s’embrasser il y a deux jours. Il savait que tous ces événements n’étaient pas arrivés pour rien. Sam le savait aussi mais il aimait son travail et ses collègues étaient avant tout ses amis. Mais il repensa également à l’échec de son mariage et à ses filles qu’il ne voyait que très rarement. Qu’est ce qu’il devait dire ? Qu’est ce qu’il devait faire ? Alors il trouva la solution. Sans un mot, il passa son bras autour des épaules de Sam. Celle-ci le regarda sans comprendre. Il approcha son visage du sien, le coeur battant à la chamade car cette scène lui rappelait douloureusement un mauvais rêve qu’il espérait ne voir jamais se réaliser : il s’était approché et l’avait embrassé mais elle l’avait brutalement repoussé. Sam mourait d’envie de le laisser faire mais elle l’arrêta malgré elle.

Sam : Attends.

Il s’écarta aussitôt.

Jack : Si nous renouons j’ai peur qu’il nous faille encore rompre et je ne veux plus souffrir. Tu comprends ?

Jack sentit sa gorge se nouer mais il lui répondit :

Jack : Oui bien sûr.

Un silence rempli d’émotion et de douleur envahit la pièce. Et soudain il trouva la solution. Cette solution il aurait pu la prendre avant mais il se forçait à ne pas le faire. Mais cette fois-ci il fallait qu’il le fasse. Il savait que s’il ne le faisait pas Sam souffrirait encore plus, et lui aussi pas la même occasion. Il se leva soudainement du canapé et pris son téléphone.

Sam : Que fais-tu ?
Jack : Attends moi ici.

Il sortit de l’appartement et Sam resta seul pendant une longue demi-heure. Puis la porte d’entrée s’ouvrit et Jack s’assit de nouveau à ses côtés, un léger sourire aux lèvres.

Jack : J’ai demandé une mutation au poste du FBI pas loin de chez moi. Je ne travaille plus au bureau mais je reste quand même agent.

Sam lui sourit tendrement :

Sam : Pourquoi tu as fait ça ?
Jack : Pour ça.

Il repassa son bras autour de ses épaules puis avança son visage près de la jeune femme qui comprit en un éclair ce qui allait se passer. Elle esquissa un sourire qui disparut quand Jack l’embrassa tendrement. Elle l’écarta de nouveau et lui dit :

Sam : J’imagine que ce n’est pas fini entre nous.
Jack : Non ce n’est pas fini et ce ne sera jamais fini.

Rayonnante, Sam passa ses bras autour du cou de son bien aimé et se laissa embrasser tendrement.


FIN
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