Le site de référence sur la série fbi portés disparus
Bienvenue sur www.fbi-fr.net nous sommes le jeudi 12 décembre bonne fête aux Chantal.
Pseudo : Lizzie
Genre : G
Résumé : Une jeune secrétaire juridique disparaît sans que son entourage professionnel n'en connaisse la raison. Le FBI découvre que la jeune femme enquêtait elle-même pour retrouver sa mère, disparue quelques années plus tôt à Philadelphie. Crossover avec Cold case.
Disclaimer : Aucun bénéfice tiré de cette fiction originale.
En + : Cette fiction a été écrite pour le deuxième concours du site Fbi-fr.net. Le règlement est disponible ici.
Complète : Oui.


"Le poids du passé"


Sarah avait véritablement changé depuis plusieurs semaines. Il lui arrivait de s'absenter une journée entière sans même prévenir son patron et de revenir le lendemain sans la moindre explication plausible. Pourtant, elle prenait son travail au sérieux quand elle avait été engagée dans ce cabinet d'avocats. Jusqu'à ce qu'elle change soudainement de priorité. James McMahon avait pris la décision de la renvoyer. Il aurait voulu le lui annoncer en face, mais elle ne s'était plus présentée depuis deux jours. Il avait essayé de l'appeler chez elle et sur son portable, mais là encore, aucune réponse. Il ne savait plus quoi faire d'autre et avait donc décider d'attendre qu'elle pointe à nouveau le bout de son nez. Mais, finalement, c'était le FBI qui était venu le voir. Les agents Malone et Johnson venaient d'arriver et demandaient à lui parler. Jack Malone alla droit au but :

– Nous recherchons Sarah Patterson. Il semblerait qu'elle ait disparu depuis au moins deux jours. Comment est-il possible que vous ne vous soyez pas aperçu de son absence ?
– Ecoutez, agent Malone. Sarah n'est pas venue travailler depuis deux jours et...
– Et cela ne vous a pas vraiment dérangé on dirait.
– Pour votre information, ce n'est pas la première fois que Sarah nous fait ce genre de coup. Il lui arrive de ne pas venir travailler sans même prendre la peine de nous prévenir. Je ne suis pas responsable des sautes d'humeurs des employés.

Malone n'avait vraiment pas l'air commode. Vivian Johnson demanda alors :

– Depuis quand Sarah faisait-elle ce genre de choses ? Vous paraissait-elle changée ces derniers temps ?
– Sarah travaillait ici depuis environ un an et demi. Cela fait deux mois qu'elle se comporte étrangement. Elle s'était isolée dernièrement, du moins quand elle prenait la peine de venir. C'était une bonne secrétaire. Si je l'ai engagée, c'est parce qu'elle avait d'excellentes références. Elle avait travaillé à Londres dans un cabinet d'avocats très réputé et je pensais vraiment qu'elle conviendrait. C'était le cas au départ.
– Vous parlez au passé : "Sarah travaillait" ?
– Oui, j'aurais préféré le lui annoncer moi-même mais, j'ai décidé de la renvoyer. Il n'est plus nécessaire qu'elle revienne ici.

Jack Malone avait un regard de désapprobation : ce type est vraiment un idiot. Son employée disparaît et ça ne le perturbe pas le moins du monde.

– Elle devait sûrement avoir des amis ici. Parmi les autres secrétaires, par exemple. Est-ce que vous pourriez-nous donner des noms ?
– Ecoutez, je n'en sais rien. J'ai pour habitude de ne pas m'immiscer dans la vie des employés. Et puis, c'est vous, Hercule Poirot, pas moi. C'est un grand cabinet d'avocats ici et, croyez-moi, on a bien d'autres choses à faire.
– Je n'en doute pas un seul instant.

Il avait dit ça sur le ton le plus méprisant et McMahon n'appréciait pas vraiment l'attitude de cet agent. Il partit après avoir pris leurs cartes. Mais, arrivé à son bureau, il s'empressa de les jeter à la poubelle.

Jack n'était pas satisfait de cet entretien : il n'avait rien obtenu.

– Ce type est un vrai crétin. Vivian, il faut aller interroger les collègues de Sarah. Je crois qu'il y a deux autres secrétaires dans le cabinet. Elles sauront peut-être quelque chose.
– J'y vais tout de suite. Mais Jack, il semblerait que cette jeune femme ait l'habitude de disparaître sans prévenir. On se fait peut-être du souci pour rien.

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Samantha Sade et Danny Taylor étaient dans l'appartement de Sarah Patterson à Greenwich Village. Tout semblait normal là bas. Pendant que Sam recherchait des indices, Danny interrogeait la propriétaire, qui avait signalé la disparition :

– En général, elle me remet le chèque toujours à la même date, le 29 du mois. Mais, cette fois, elle n'est pas venue. Quand je suis passée, elle n'était pas là. Elle me l'aurait dit si elle était partie en vacances.
– Vous la connaissiez bien ?
– Elle loue cet appartement depuis environ deux ans, depuis son retour de Londres. Sarah est vraiment une gentille fille et je ne comprends pas ce qui se passe.
– Cet appartement semble néanmoins un peu au dessus des moyens d'une secrétaire juridique...
– Vous savez, je crois que son père l'aide à payer le loyer.
– Vraiment ? Vous le connaissez ?
– Bah, en fait, je ne l'ai vu qu'une fois. Je crois qu'il s'appelle Barry. Mais, ses relations avec Sarah ne sont pas au beau fixe. La seule fois où il est venu, je les ai entendu se disputer. Il lui disait que si elle ne changeait pas d'attitude, il ne lui donnerait plus d'argent, il ne l'aiderait plus. Sarah a répondu qu'elle pouvait très bien se débrouiller seule, comme elle l'avait toujours fait. J'étais venue à propos du chauffage et je les ai entendu parler derrière la porte. M. Patterson est parti tout de suite après. Sarah m'a dit que c'était les disputes habituelles père-fille. Je n'ai pas cherché à en savoir plus.
– Est-ce que vous vous souvenez à peu près quand c'était ?
– Je crois que c'était il y a environ deux semaines.
– Vous n'aviez jamais vu son père avant ça ?
– Pour tout vous dire, je n'avais jamais vu aucun membre de sa famille avant ça. Sarah est une fille très discrète. Elle ne fait pas souvent venir du monde et elle est peu bruyante. C'est pour ça que je lui loue l'appartement. Vous savez, les jeunes, en général...
– Oui, Mme Tyler. Merci pour toutes ces informations. Voici ma carte, au cas où vous vous souviendriez de quelque chose.

Danny s'approcha doucement de Sam :

– Alors Sam, tu as trouvé quelque chose ?
– Non, rien d'anormal. Il semblerait que ce soit une fille sans histoire. Mais, on ne disparaît pas comme ça. Tout le monde a forcément des cadavres dans son placard.
– Peut-être bien. Il faudrait aller interroger son père. S'ils ne sont pas en bons termes, ça expliquerait qu'il n'ait pas signalé sa disparition. J'appelle Martin pour qu'il s'y rende. En attendant, il faut continuer à chercher.

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Martin et Elena frappèrent à la porte. L'immeuble était assez cossu. Un homme d'une soixantaine d'années vint ouvrir. Martin lui montra sa plaque.

– Je suis l'agent spécial Fitzgerald et voici l'agent spécial Delgado. On aimerait vous parler de votre fille Sarah. Est-ce qu'on peut entrer ?

Il acquiesça de la tête et les laissa passer.

– Sarah va bien ?
– En réalité, on n'en sait rien. C'est pour ça qu'on est là : Sarah a disparu depuis deux jours.

Il ne semblait même pas surpris :

– Elle finira par revenir.
– C'est tout ce que ça vous fait ? On vous annonce que votre fille a disparu et ça ne vous inquiète pas ?
– Sarah et moi, nous ne sommes pas très proches. Elle refuse que je me mêle de sa vie et que je m'inquiète pour elle. Je ne peux rien faire tant qu'elle aura décidé de m'exclure.

Elena prit alors la parole :

– On a compris que vous vous étiez disputés récemment. Peut-on savoir quelle en était la raison ?
– Sarah n'en fait qu'à sa tête. Elle dépense l'argent que je lui donne à mauvais escient. Voilà pourquoi on s'est disputés.
– C'est-à-dire "à mauvais escient" ?
– Elle recherche sa mère Mary, qui nous a abandonné alors que Sarah n'avait que quatorze ans. Elle ne lésine pas sur les moyens pour la retrouver : détectives privés, déplacements... Je ne comprends pas pourquoi elle fait ça. Sa soeur Cathy et moi, on a très bien réussi à se débrouiller sans Mary. Mais, Sarah n'a jamais pu se résigner à abandonner.
– Pourquoi votre femme est-elle partie ?
– Demandez-le lui si vous réussissez à la retrouver. Mary devait rendre visite à sa mère malade à Philadelphie, il y a douze ans déjà. Elle n'est jamais revenue. Sa mère ne savait même pas qu'elle devait passer la voir. Mary m'a menti. Je crois qu'elle avait une liaison avec un ancien camarade de classe qui habitait là-bas. A présent, ça n'a plus d'importance. On a signalé sa disparition, mais l'affaire a été classée sans suite.
– Est-ce que vous savez quelle piste Sarah était en train de suivre ?
– La dernière fois que je l'ai vu, elle m'a parlé de Philadelphie. Elle pensait que sa mère s'y était vraiment rendue et que c'est là bas qu'elle a disparu. Sarah avait décidé d'y aller.
– Et votre fille, Cathy ? Où peut-on la trouver ?
– Justement, vous avez de la chance. Elle au parc d'en bas avec son fils. Regardez, elle est à coté du toboggan.
– D'accord.

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Ils étaient en train de faire le point sur ce qu'ils avaient pour l'instant. Jack résuma :

– Sarah a été à Philadelphie deux fois en deux semaines. La dernière fois, c'était il y a cinq jours et elle n'y est pas restée longtemps. Quelques heures, il semblerait. On a trouvé ses billets de train. Mais, peut-être y est-elle retournée. Elena, tu viens avec moi à Philadelphie. Sam, Martin et Danny, il faut étudier les relevés de banque de Sarah et chercher des éventuels amis ou petits-amis à qui elle aurait pu confier quelque chose. Vivian, tu devrais retourner cuisiner ce cher Me McMahon. Je suis sûre qu'il a d'autres choses à nous dire que "Je ne me mêle pas de la vie de mes employés".

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Jack et Elena avaient été mis en contact avec la police de Philadelphie. Ils rencontrèrent deux inspecteurs qui faisaient partie d'une brigade spéciale enquêtant sur d'anciens meurtres. Il semblait qu'ils avaient une piste concernant la mère de Sarah.

– Je suis l'inspecteur Valens. Voici l'inspecteur Rush.
– Agents spéciaux Malone et Delgado. Il paraît que vous avez une piste concernant une enquête qui pourrait nous intéresser.
– On a trouvé un dossier non résolu sur une femme d'une quarantaine d'années décédée en 1996.
– Il faut que l'on voit ce dossier. C'est peut-être la mère d'une jeune femme que l'on recherche. On va demander qu'une photo de Mary Patterson nous soit faxée. Elena, appelle Martin. Demande lui qu'il se rende chez Barry Patterson.

Scotty Valens trouvait que l'agent Delgado était particulièrement belle et sexy. Mais, en général, il ne mélangeait pas le plaisir et le travail. Il alla avec elle chercher le dossier pendant que Malone et Lilly discutaient de l'affaire :

– La jeune femme que vous cherchez enquête elle-même pour retrouver sa mère ? On dirait bien qu'elle a commencé ses recherches du mauvais coté si l'affaire non-résolue est bien celle que l'on croit.
– Oui, et c'est bien ce qui m'inquiète. Si Mary Patterson est morte il y a douze ans, où est Sarah ?

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Sam venait d'apprendre un élément nouveau et essentiel grâce à l'une des autres secrétaires du cabinet. Elle téléphona à Vivian pour l'en informer. Vivian était alors en chemin pour interroger James McMahon, mais cette fois, à son domicile. Peut-être accepterait-il plus facilement de lui parler. Quand il entendit sonner, il était en train de se brosser les dents. Il alla ouvrir la porte, du dentifrice plein la bouche :

– Que voulez-vous encore ?
– Toujours la même chose M. McMahon : parler de Sarah Patterson.
– Entrez. Mais, laissez-moi aller me rincer la bouche avant.

Il revint quelques minutes plus tard, visiblement irrité.

– Je ne comprends pas que vous veniez me déranger chez moi.
– Peut-être voulez-vous que je vous explique ? Il semblerait que vous nous ayez menti. Vous nous avez dit que vous ne vous immisciez pas dans la vie de vos employés. Mais, j'ai entendu dire que votre frère connaît bien Sarah. Toujours rien à ajouter ? Vous préférez que je continue ?
– Puisque vous en savez déjà tant, vous devriez comprendre une chose : c'est mon frère qui sort avec elle. Je n'ai à rien à voir dans tout ça.
– Pourquoi ne l'avez-vous pas dit avant ?
– C'est votre travail de découvrir les choses, non ?

Il commençait sérieusement à devenir agaçant. Mais, il se décida enfin à déballer ce qu'il savait :

– Mon frère Chase est quelqu'un de particulièrement calculateur. Il est venu me voir au bureau pour me demander de l'argent. Mais, j'ai refusé. En sortant, il a croisé Sarah et visiblement, elle était à son goût. Une jeune fille discrète et timide, en apparence bien vertueuse, c'est tout à fait ce qu'il recherche. Une proie bien facile pour lui.
– Qu'est-ce que vous voulez dire par là ?
– Chase est un parasite. Il ne travaille pas mais attend que les autres lui donnent de l'argent. Je crois que j'ai assez donné. Depuis qu'il sort avec Sarah, il n'est plus rien venu me demander et ça me convient. Je ne sais rien de plus sur leur relation.
– Vous voulez dire que votre frère a séduit Sarah pour lui prendre son argent ?
– C'est tout à fait ça. Mais, je ne vois pas en quoi cette pauvre jeune fille peut satisfaire aux besoins cupides de Chase. Elle n'est que secrétaire.

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Le dossier de la personne inconnue était bien celui de Mary Patterson. Personne n'était venu l'identifier auparavant. A l'aide de la photo, ils avaient pu faire le rapprochement. Jack pensait que Sarah avait peut-être trouvé le meurtrier de sa mère. C'est alors qu'il reçut un coup de fil de Vivian qui lui annonça que Sarah sortait avec le frère de McMahon et que ce dernier était également introuvable. Jack pensait néanmoins qu'il fallait poursuivre la piste de l'assassin de Mary Patterson pour retrouver Sarah. Elena et Scotty se rendirent chez la soeur de Mary, qui vivait toujours à Philadelphie. Elle leur avoua qu'elle pensait que Barry avait tué sa soeur. Il s'était toujours montré très violent avec elle. Après vérification, ils découvrirent que Barry Patterson était bien à Philadelphie le jour du meurtre. Si Sarah savait que son père avait tué sa mère, que lui avait-il fait ? Jack appela Martin :

– Retourne avec Sam chez Barry Patterson. Il semblerait qu'il ait tué sa femme. Si Sarah l'a découvert, je ne sais pas ce qu'il a pu lui faire.

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Barry Patterson avoua le meurtre de sa femme. Elle le trompait et voulait le quitter. Mais, il assura n'avoir rien fait à Sarah. C'était son petit-ami qui l'avait appelé pour le faire chanter. Il était au courant pour le meurtre et il réclamait cent mille dollars en échange de son silence. Barry n'avait pas eu de nouvelles de Sarah, mais il devait rencontrer Chase McMahon pour lui remettre l'argent.

Le FBI réussit à coincer McMahon lors de l'échange. Il n'était pas bien futé : il était venu lui-même récupérer l'argent. Martin mena l'interrogatoire :

– Où est Sarah ?
– Je n'en ai pas la moindre idée.

Martin hurla et agrippa McMahon.

– Je répète : où est Sarah ?
– Qu'est-ce que j'ai en retour si je vous le dis ?
– Ce que vous avez en retour ? Vous voulez le savoir : vous serez inculpé pour meurtre et pour extorsion de fonds. Croyez-moi, la prison n'a rien d'une sinécure. Surtout pour un petit minable comme vous qui tue les jeunes femmes.
– Je ne l'ai pas tué, d'accord ? Elle ne voulait pas me laisser faire. On aurait pu avoir plein d'argent si elle avait accepter de la fermer. Mais non, elle voulait aller voir la policer pour balancer son père.
– Bon sang, où est Sarah ?
– Je l'ai laissé dans un entrepôt désaffecté à Philadelphie. J'avais l'intention de revenir la chercher après avoir récupéré l'argent. Vous savez, elle n'y est pas depuis très longtemps.
– Ecrivez l'adresse !

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Sam appela Jack pour lui dire où se trouvait Sarah. Il s'y rendit immédiatement, accompagné d'Elena et des inspecteurs Rush et Valens. La jeune femme était mal en point, mais elle était vivante. Elle fut transportée à l'hôpital : elle était déshydratée. Jack l'y suivit. Elena pouvait rentrer à New York. L'inspecteur Valens se proposa de l'accompagner à la gare :

– Agent Delgado, peut-être voudriez-vous aller boire un café avant de partir.
– Peut-être une prochaine fois. J'aurai beaucoup de travail à finir en rentrant.

Pourtant, ce n'était pas l'envie qui lui manquait. Scotty Valens était un flic très sexy et il ne devait pas manquer de séduire toutes les femmes qu'il désirait : un vrai James Bond des temps modernes. D'un autre coté, il y avait Danny. Il l'avait appelé pour savoir s'il pouvait l'attendre chez elle. Il espérait y passer la nuit. Elena ne pouvait pas résister à l'idée.


FIN
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