Le site de référence sur la série fbi portés disparus
Bienvenue sur www.fbi-fr.net nous sommes le jeudi 12 décembre bonne fête aux Chantal.
Pseudos : Samantha Malone, Luna63, Keancy, K-Roll
Genre : PG-13
Résumé : Jack et Sam se souviennent des moments qu'ils ont passé ensemble.
Disclaimer : Hélas, l'univers de "FBI : Portés disparus" et ses personnages ne sont pas à nous. De plus, les marques citées dans cette fiction appartiennent à leurs propriétaires respectifs.
Complète : Non.


"Remember"


En arrivant de chez lui pour commencer une nouvelle journée de travail, Danny demanda à Vivian :

Danny : Où est Sam ?

L’agent se retourna pour se poster devant son jeune ami et lui dit posément :

Vivian : Bonjour comment vas-tu Vivian ? Bien bien et toi Danny ?

Danny sourit, l’oeil rieur. Vivian lui rendit son sourire :

Vivian : Sam est dans la salle de repos en train de se faire un café.
Danny : Merci !

Il lui donna une tape amicale sur l’épaule et partit en coup de vent. "Ah les jeunes" soupira Vivian. Danny entra dans la salle de repos et vit Sam se déchaîner contre la machine a café qui refusait de lui donner sa boisson.

Sam (criant) : Tu vas me donner ce café saloperie de...

Elle n’eut pas le temps de finir sa phrase car Paula Van Doren, supérieure suprême du FBI, dépassa Dany pour s’arrêter juste en face d’elle.

Paula Van Doren : Eh bien Agent Spade, vous avez un problème avec la machine à café ?

Sam n’en menait pas large empêtrée dans cette situation. Danny vola au secours de sa "petite soeur" et accouru auprès d’elle :

Danny : Madame Van Doren, je suis passé avant l’agent Spade et la machine ne marchait pas non plus.
Paula Van Doren : Dans ce cas voyons voir ça.

Elle se dirigea vers la machine et appuya sur le bouton rouge. Un silence se produisit et un gobelet blanc sortit du trou pour se laisser remplir par un café noir. Sam se mordit les lèvres. Danny se retint de ne pas éclater de rire par amitié pour Sam. Paula prit le gobelet et le tendit à Sam qui le prit en s’excusant avec un sourire forcé.

Paula Van Doren (sèchement) : La prochaine fois tachée de ne pas terroriser la machine pour un simple café, surtout quand il suffisait d’appuyer sur le bouton.

Elle fixait Sam dans les yeux. La jeune femme tenait le gobelet du bout des doigts mais ne baissa pas le regard, bien qu’elle mourait d’envie de creuser un trou pour disparaître dedans. Un silence de tension emplit la salle. Dany ne savait plus où se mettre. Soudain, Jack Malone entra en coup de vent dans la pièce en faisant claquer la porte d’entrée. Tous 3 sursautèrent. Sam lança sans le vouloir le gobelet en avant qui vola dans les airs quelques secondes pour s’écraser sur la tête de Paula Van Doren. Le café bien chaud et serré dégoulinait sur ses cheveux.


[Appartement de Samantha Spade]
Sam se réveilla en sursaut. Elle était en sueur et avait légèrement mal à la tête. Elle venait de faire un rêve étrange dans lequel elle renversait du café sur sa patronne. Ce boulot m'obsède pensa t-elle. Si elle avait été honnête avec elle même, elle aurait ajouté que ce n'était pas la seule chose qui l'obsédait. Elle se tourna sur le côté droit et observa le grand lit vide et froid. Instinctivement, elle chuchota son nom en espérant le voir apparaître.

FLASHBACK

Le 31 décembre 2001, Maria était partie rendre visite à sa famille. Elle avait bien évidemment emmené ses filles et Jack s’était retrouvé seul. Il n’aurait su dire si cela l’arrangeait ou non mais toujours est-il qu’il avait invité Sam a passé la soirée avec lui. Ils s’étaient rendus chez Mario, son restaurateur italien préféré, et durant le repas Jack lui avait proposé d’aller voir le feu d’artifice tiré pour la nouvelle année. Sam avait été extrêmement touchée par ce geste car elle savait qu’il n’aimait pas particulièrement la foule. Cependant, elle s’était entendue répondre :

Sam : Mais on pourrait croiser quelqu’un du bureau.
Jack : Ici aussi.
Sam : Ecoute je serais la plus heureuse des femmes si nous pouvions agir librement et nous montrer au monde entier mais ce n’est pas le cas.
Jack (lui prenant tendrement la main) : Ca fait maintenant quatre mois que nous nous fréquentons et comme tu le dis nous ne cessons pas de nous cacher. Mais c’est la fête ce soir alors nous pourrions peut être faire une entorse au règlement.
Sam : Et si quelqu’un du bureau le découvre ? Ou pire, si ta femme le découvre ? Que se passera t-il alors ?
Jack : Je ne sais pas.
Sam : Je ne veux pas être celle qui t’a fait perdre ton travail, tes enfants ou ta femme.
Jack : Tu sais aussi bien que moi que j’ai perdu ma femme depuis longtemps.

Sam ne répondit rien.

Jack : Tu as raison, c’était probablement une mauvaise idée.
Sam : Non, ne dis pas ça, c’était une merveilleuse idée.

La soirée avait légèrement été entachée par cette conversation mais Jack avait vite reprit le dessus et avait mis un point d’honneur à plaisanter avec la jeune femme. C’est le meilleur pour cacher ses émotions avait elle pensé. Après le dîner, ils étaient rentrés main dans la main au domicile de Sam. Une fois à l’intérieur, celle-ci avait dit :

Sam : Tu veux bien faire couler un bain s’il te plaît ?
Jack (le sourire aux lèvres) : Bien sûr.

Elle s’était alors dirigée vers une des fenêtres de son appartement, intriguée par les sortes de flash qui se reflétaient sur les vitres.

Sam : Jack, viens voir ça.

Il était arrivé à sa hauteur.

Sam : C’est notre feu d’artifice.

En effet, la fête battait son plein au cœur de la ville et les festivités avaient commencé. Sam ouvrit la fenêtre pour profiter pleinement du spectacle et un léger frisson la parcourut.

Jack : Il fait un froid de canard dehors, tu vas tomber malade.

Elle n’avait rien répondu et avait fait fi de ses protestations. La sachant butée, il s’était posté derrière elle et l’avait prise dans ses bras. Les mains sur ses hanches et la poitrine contre son dos, ils étaient restés ainsi durant toute la durée du feu d’artifice. Lorsque la dernière fusée éclaira le ciel, il remarqua qu’elle pleurait.

Jack : Hey, qu’y a-t-il ?
Sam : Ce n’est rien.
Jack : Dis moi.
Sam : Je pensais seulement... à ma grand-mère.

Les seules choses que Jack savait à son sujet c’est qu’elle était décédée et qu’elle avait beaucoup compté pour Sam.

Jack : Viens là ma puce.

Il la serra plus près de lui.

Sam : Je suis désolée.
Jack : Ce n’est rien.

Au bout de quelques minutes, elle sembla plus sereine. Elle releva enfin la tête et plongea ses yeux dans les siens avant de déposer un doux baiser sur ses lèvres.

Sam : Bonne année.

Il regarda sa montre et vit qu’il était minuit passé.

Jack : Joyeuse année à toi aussi.

Ils ne le savaient pas encore mais cette année ne serait pas du tout joyeuse, pour l’un comme pour l’autre. Mais ce soir ils étaient heureux et voulaient faire durer éternellement ce moment. Après les traditionnels coups de fil, ils avaient pris un bain et s’étaient couché. Ils avaient fait l’amour avec tendresse et passion et s’étaient endormi dans les bras l’un de l’autre, apaisés et emplis d’amour.

FIN DU FLASHBACK

Une larme perla le long du visage de Sam. Désormais elle était seule dans ce grand lit et tous ses souvenirs venaient la hanter. Son réveil sonna et elle se leva, sachant qu’une fois de plus elle allait passer la journée aux côtés de l’être aimé et rentrer seule chez elle.


[FBI – Service des personnes disparues]
Lorsqu’elle arriva au bureau, ses collègues étaient déjà tous sur place, chacun vaquant à ses occupations. Seul Jack manquait à l’appel et elle se tourna automatiquement vers son bureau. Il n’y était pas non plus.

Vivian : Salut. Si tu cherches Jack il est chez Van Doren.

Sam se retourna immédiatement, honteuse d’avoir été prise en flagrant délit.

Sam : Oh je... je devais juste le voir pour qu’il signe mon rapport sur l’affaire Lewis.

Gênée, ses joues avaient rosies et elle aurait voulu se cacher dans un recoin de l’immense pièce.

Vivian : Si tu le dis.

Ce n’était pas à Vivian Johnson qu’on apprendrait à faire la grimace. Bien consciente que ses deux amis se tournaient autour sans jamais se trouver, elle avait peu à peu abandonner tout espoirs qu’ils n’entretiennent jamais une relation patron-subordonnée normale. Elle saisissait souvent de petits regards ou de petits gestes qui en disaient long mais désespérait qu’ils soient un jour sur la même longueur d’onde. Bien qu’elle n’approuve pas cette relation interdite, elle aurait été ravie de voir Jack enfin heureux. Il le méritait et semblait en avoir grandement besoin. En effet, deux jours plus tôt, elle avait eu avec lui une discussion qui lui avait fortement déplu.

FLASHBACK

Vivian arrive dans le bureau de Jack et le trouve assis, le regard dans le vide.

Vivian : Est-ce que tout va bien ?
Jack (surpris) : Oh oui, ne t’inquiète pas.
Vivan : Jack on se connaît depuis suffisamment longtemps, tu n’es pas obligé de tout garder pour toi.
Jack : C’est rien je te dis. Le docteur Harris m’a prescrit quelques calmants pour pouvoir dormir un peu seulement ces trucs m’abrutissent parfois.
Vivian : Des calmants ?
Jack : Des somnifères si tu préfères.
Vivan : Mais tu sais aussi bien que moi que ce n’est pas compatible avec ton métier. Tu ne peux pas te permettre d’être "abruti" lors d’une opération sur le terrain.
Jack : Je sais mais c’est juste pour quelques jours, le temps que je récupère.
Vivian : Tu crois vraiment que c’est ça le problème ?
Jack : Comment ça ?
Vivian : Ta femme a emmené les filles à Chicago et je sais que c’est dur pour toi mais…
Jack : Non tu ne sais pas. Le soir quand tu rentres chez toi tu as un mari et un fils qui t’attendent, tu ne te retrouves pas dans un appartement vide et froid, tu ne te retrouves pas face à ta solitude. Je suis désolé mais tu ne sais rien du tout.
Vivian : Tu as probablement raison. Mais je sais que tu es fort et tu dois reprendre le dessus, tu ne dois pas te laisser entraîner dans une spirale qui ne fera qu’accroître tes souffrances.

Jack ne disait rien.

Vivian : Viens dîner à la maison ce soir, Marcus et Reggie seront contents.
Jack : Non je te remercie.
Vivian : Comme tu voudras mais s’il te plaît arrête ces cachets et sors un peu, rencontre des gens.
Jack : Dans quel but ? Refaire ma vie ?
Vivian : Pourquoi pas.
Jack : C’est trop tard.
Vivian : Ne dis pas de sottises, tu es encore jeune et…
Jack : Non crois-moi. J’ai laissé filer ma chance et elle ne se représentera plus. Mais je te remercie, tu es une amie fidèle et une oreille attentive. Et rassures-toi, je vais arrêter de prendre ces cachets.

FIN DU FLASHBACK

Vivian avait très bien compris qu’il faisait allusion à Samantha mais elle n’avait rien dit. Elle savait qu’elle ne sortait plus avec Martin depuis quelques semaines mais ce n’était pas à elle d’en informer Jack. Justement, celui-ci arriva au bureau, une photo à la main.

Jack : Bonjour tout le monde.
Vivian : Salut.
Martin : Salut.
Danny : Hola.

Sam, qui était maintenant devant son ordinateur, tourna immédiatement la tête.

Sam : Salut Jack.
Jack : Nous avons du travail. Un petit garçon de six ans a disparu ce matin.

Sam fut déçue du peu d’intérêt que lui porta Jack. Vexée, elle tourna la tête vers son écran d’ordinateur. Elle n’écouta que d’une oreille ce qu’il disait, c’était en quelque sorte sa manière à elle de le punir. "Qu’est ce que ça peut bien lui faire qu’il est mon attention" se demanda t-elle. En effet, Jack avait toute l’attention des trois autres agents.

Jack : Il s’appelle Alex et a 6 ans, sa mère et lui étaient au supermarché. Elle a tourné la tête cinq minutes et l’enfant n’était plus là. Affolée, elle a immédiatement donné l’alerte.
Danny : Encore une mère vigilante…
Jack : Ne dit pas ça, c’est "grâce" à elle qu’on a été averti rapidement.
Vivian : Depuis combien de temps a-t-il disparu ?
Jack : 3 heures seulement.

Samantha n’avait put s’empêcher d’écouter la conversation. L’envie de retrouver ce petit garçon était désormais plus importante que le manque d’attention de la part d’un homme qui d’ailleurs n’était plus le sien depuis longtemps.

Sam : Il est où ce supermarché ?

Jack tourna le regard vers elle. En fait il ne l’avait pas vraiment quitté des yeux mais il préférait essayer de se persuader du contraire. Il avait laissé passer sa chance avec elle alors la fixer du regard ne lui en donnerait pas une de plus. Pourtant, la regarder faisait naître en lui un sentiment agréable mais très paradoxal. Il se sentait fort, comme si plus rien n’avait d’importance, comme si rien ne pouvait plus l’attendre, mais pourtant à côté de ça il se sentait apeuré, presque effrayé devant elle. Jamais il n’avait ressenti ça pour une autre femme.

Jack : Au croisement de la 58ème et de Park Avenue.

Pendant une fraction de seconde personne ne parla. Le premier à vraiment se rendre compte de l’endroit où était placé ce magasin fut Martin.

Martin : Hey une minute, ça veut dire que…
Jack : On va devoir fouiller Central Park.

Tous les agents furent agacés par cette nouvelle. Quand on connaît la taille de ce parc il est normal que la perspective de devoir le fouiller de fond en comble ne soit pas agréable. C’est avec une voix calme et posée que Vivian continua :

Vivian : Jack, tu imagines le temps que ça va nous prendre ?
Jack : Je sais bien mais on n’a pas le choix et tu le sais aussi bien que moi.

Elle dut se résigner, il avait raison. Depuis sa création, Central Park était un repère bien connu des kidnappeurs d’enfants, le laisser de côté reviendrait à soustraire un élément à décharge lors d’un procès.

Jack : Martin et Vivian je veux que vous alliez interroger sa famille. Danny, tu viens avec moi, on va aller au supermarché.
Danny : Ok.
Jack : Avant de partir je veux te voir dans mon bureau Sam.

Etonnée, la jeune femme se leva et le suivit. Une fois dans cette pièce qu’elle connaissait si bien, il la pria de s’asseoir sur le canapé alors qu’il en faisait de même. A présent ils étaient très proches l’un de l’autre, comme au temps où ils étaient ensemble.

FLASHBACK

Jack tient Samantha par la main, il l’entraîne vers son bureau tandis que la jeune femme proteste gentiment.

Sam : Bon sang Jack lâche moi la main. Et si on nous voyait ?
Jack : Il n’y a plus personne à cette heure-ci. Et puis, j’en ai rien à faire qu’on nous voit.

Elle rit doucement et se laisse faire. Ce n’est qu’une fois dans le bureau qu’il lui lâche la main. Il fait le tour de son bureau afin de fermer les stores et les deux portes à clef. Sam lui fait remarquer en rigolant :

Sam : Je croyais qu’il n’y avait plus personne à cette heure-ci ?

Il s’arrête net et se retourne vers elle en souriant. Jamais il n’a vu autant d’étoiles dans les yeux de la jeune femme. Elle est si attirante, pourquoi ne l’a t-il pas rencontré plus tôt ? Dans d’autres circonstances leur histoire aurait pu être différente.

Jack : C’est vrai, mais on n’est jamais trop prudent.

Il se remet donc au travail. Une fois le bureau protégé de l’intérieur, il lui reprend la main et l’entraîne doucement vers le canapé. Il s’asseoit et elle le regarde dans les yeux avant de s’asseoir sur ses genoux, face à lui. Elle hésite quelques instants avant de prendre possession des lèvres de son patron. Les mains de ce dernier parcourent ses hanches, son ventre, sa poitrine…

FIN DU FLASHBACK

Quand elle reprit ses esprits, Samantha s’aperçut qu’il était en train de lui parler. Seulement voilà, elle n’avait pas entendu un mot de ce qu’il venait de dire. C’est très gênée qu’elle lui demanda de répéter :

Jack : Je te disais que tu n’avais pas l’air bien.
Sam : Pourquoi dis tu ça ?
Jack : Quand j’ai parlé du garçon qui a disparu tu as tourné la tête et n’as écouté qu’à moitié de ce que j’ai dit. Ca ne te ressemble pas.

"Idiote, il t’a vu", voilà ce que pensait Sam à cet instant. Elle ne pouvait pas lui avouer la vérité, elle ne pouvait pas lui dire que comme une enfant elle avait été vexée parce qu’il n’avait pas répondu. Elle passerait pour une imbécile c’était sûr. En même temps, le fait qu’il lui dise ça prouvait une chose : il l’observait. Regonflée par cette dernière idée, elle lui déclara :

Sam : Tout va bien je t’assure.

D’un doux geste, il posa ses mains sur les siennes. Instinctivement elle leva le regard vers lui. Il avait de si beaux yeux qu’à chaque fois qu’elle les croisait elle ne pouvait s’empêcher de les fixer.

Jack : Tu es sûre ?

Elle acquiesça doucement, et lui répondit :

Sam : Tout va bien je t’assure.

Elle se leva, le laissant tout seul sur le canapé. Néanmoins, avant de partir elle lui demanda :

Sam : Tu ne m’as pas dit ce que je faisais.
Jack : Tu viens avec moi au supermarché.
Sam : Je croyais que Danny devait y aller avec toi ?
Jack : Changement de programme. Va prendre ton manteau et rejoins-moi devant l’ascenseur.


[FBI – Service des personnes disparues]
Sam prit sa veste et Jack lui emboîta le pas. Ils s’approchèrent de l’ascenseur qui s’ouvrit, un technicien en sortit avec une lourde boite à outils. Ils se croisèrent et l’homme lança aux deux agents un regard noir qui fit froid dans le dos à Sam. Elle stoppa net en le laissant passer. Sam regarda alors Jack qui semblait aussi surpris qu’elle. Ils le regardèrent s’éloigner. Jack fit signe à Sam d’avancer et lui dit :

Jack : Qu’est-ce que ça doit être quand il est de mauvaise humeur ?

Sam lui sourit. Il la laissa entrer en premier dans l’ascenseur. Un agent demanda alors s’ils montaient ou s’ils descendaient. Jack lui fit signe vers le bas et l’agent décida qu’il prendrait le suivant. Jack appuya sur le bouton "Sous-sol" pour regagner le parking. Les portes se refermaient. L’un à côté de l’autre, Jack prit la parole, sans même un regard à Sam.

Jack : Alors tu en penses quoi de notre affaire ?

L’ascenseur commença à descendre, Jack poursuivit.

Jack : Après être allé au supermarché, on pourrait passer…

Il n’eut pas le temps de finir sa phrase car une énorme explosion se fit ressentir, ébranlant violemment tout le bâtiment. Quelque part, entre le onzième et le dixième étage, la cabine de l’ascenseur se décrocha. Heureusement, l’explosion avait déplacé une des poutres de la structure métallique de l’immeuble et la cabine fut stoppée net au huitième dans un fracas épouvantable. Sous le choc, les deux agents s’évanouirent. Sam fut la première à reprendre conscience, elle avait un bel hématome derrière la tête et mis un moment avant de réaliser où elle était. De suite, elle se rappela que Jack était avec elle. Elle le chercha du regard et l’aperçu encore inconscient sur le sol. Elle se releva encore groguie. Son collègue, lui, ne bougeait pas.

Sam : Jack ? Jack ? Réveille-toi.

Elle le secoua doucement par l’épaule. Jack n’avait pas du tout réagit pour l’instant. Elle marqua un temps d’arrêt au moment de lui prendre son pouls. Sam posa tout doucement sa main sur le cou de Jack, redoutant le pire. Lorsqu’elle sentit les battements sous ses doigts, elle poussa un soupir de soulagement. Elle enleva sa veste et la mit sous la tête de Jack. Elle essaya d’appeler de l’aide mais la console de l’ascenseur était totalement hors service. Elle sortit alors son portable et fit le 911.

Sam : Rhaaa, réseau occupé !

Elle essaya deux ou trois fois sans succès. Elle tenta alors d’appeler au secours, mais elle n’entendit strictement rien en retour. Son attention se reporta alors de nouveau sur Jack qui n’avait toujours pas bougé. Elle s’adossa à la paroi de l’ascenseur et se laissa glisser jusqu’au sol, tout à coté de Jack. Assise par terre, elle commença à réfléchir. Au bout d’une ou deux minutes qui lui parurent une éternité, une vague d’angoisse commença à la submerger. Elle respira profondément et essaya de nouveau d’appeler du secours avec son cellulaire mais toujours sans succès. Elle prit alors délicatement sa veste, posa la tête de Jack sur sa cuisse, mit la veste sur Jack, essayant de se calmer un peu en fermant les yeux. Elle se sentait de plus en plus mal. Au bout de quelques minutes, immobile dans cette position, elle sentit que Jack bougea très légèrement, elle rouvrit les yeux et dit à voix basse :

Sam : Jack ? Ca va ? Comment tu te sens ?

Il ouvrit les yeux tout doucement, encore sonné.

Jack : Sam ? Qu’est-ce qui c’est passé ? On est où là ?

Il essaya de se relever, aidé de Sam.

Jack : Outch !

Il s’écroula sur Sam, une violente douleur l’ayant assaillit.

Jack : Putain, je crois que j’ai une côte cassée !

Sam l’aida doucement à se relever. Il grimaça de douleur, puis s’assit à ses cotés, elle poursuivit :

Sam : On a fait une belle descente dis donc. J’ai essayé de joindre les secours, mais ça ne passe pas.
Jack : Et toi ça va ? T’as l’air toute pâle.

Il posa sa main sur la cuisse de la jeune femme.

Sam : J’ai une belle bosse à la tête et j’étouffe un peu mais ça pourrait être pire.

Pourtant, la jeune femme ne se sentait pas bien du tout, il lui tardait vraiment de revoir le jour. Il restèrent ainsi plusieurs minutes sans rien dire, guettant le moindre bruit provenant de l’extérieur. Par moment, ils entendaient bien quelques grincements métalliques lugubres et quelques gravas qui tombaient dans la cage d’ascenseur mais rien qui laissent supposer qu’on les recherchait. Jack regarda l’heure, ça faisait bien vingt minutes qu’ils étaient dans l’ascenseur maintenant, et rien autour d’eux ne laissait supposer qu’ils sortiraient bientôt. Jack essaya bien, aidé de Sam, d’ouvrir les portes de force, mais rien n’y faisait et il souffrait le martyre à chaque tentative. Ils se rassirent donc, l’un à côté de l’autre. Un instant soulagée que Jack se soit réveiller, de nouveau Sam ressentit une vive bouffée d’angoisse. Un frisson la parcourue. Jack se tourna aussitôt vers elle, inquiet.

Jack : Tu es sûre que ça va ?
Sam : A vrai dire pas trop non. Je crois que je suis claustrophobe. J’ai jamais trop aimé les ascenseur, mais là…

Jack l’interrompit. Il savait parfaitement ce qu’elle ressentait et ce qu’impliquait ce syndrome.

Jack : Ce n’est pas grave, détends-toi. Vas-y respire.

Elle essaya de lui obéir et commença à inspirer plus profondément.

Sam (criant) : J’y arrive pas Jack, on a plus d’air.
Jack (doucement) : Tsss, tsss, tsss, calme-toi. Je suis là, ça va aller.

Il la prit dans ses bras.

Jack : Allons calme-toi, on va sortir de là. Il faut penser à autre chose.
Sam (agressive) : A quoi tu veux que je pense ? On est coincé là comme des rats en cage.

Elle se mit à pleurer. Jack détestait voir quelqu’un pleurer, mais encore plus quand c’était quelqu’un qui lui était cher. Il la serra fort contre lui, oubliant un instant sa côte qui le lançait terriblement à chaque mouvement.

Jack : Tu te souviens ce lendemain de Noël où on était partis se balader dans Central Park ?

FLASHBACK

Jack et Sam se voyaient régulièrement depuis quelques mois, les deux agents n’étaient pas très bien dans leur vie respective. Ils se soutenaient l’un l’autre depuis un moment quand, un jour d’août, ils avaient fini par craquer et s’étaient offert l’un à l’autre. Le Noël suivant, il avait neigé trois jours sans discontinuer. Jack avait passé le réveillon chez lui, bien au chaud avec Maria et les filles. Comme il n’y avait aucune personne portée disparue, il avait accordé deux jours à ses collègues pour qu’ils passent un bon noël dans leur famille. Jack ne pouvait s’empêcher de penser à Sam presque à chaque instant. Le lendemain de noël, n’y tenant plus, il avait prétexté un problème au bureau pour la rejoindre. Il l’avait appelé en lui disant qu’il avait besoin d’elle pour une affaire et qu’il fallait qu’elle étudie un dossier qui était resté au bureau pour le lendemain. En fait, il l’attendait en bas de son immeuble, adossé à sa voiture, les bras croisés. Sam fut agréablement surprise lorsqu’elle sortit pour se rendre au bureau.

Sam (souriante) : Jack, qu’est-ce que tu fais là ?
Jack (malicieux) : Salut ! Je passais par là, et je me suis dit "Tiens, si j’allais voir ma chère collègue" ?

Il reprit un air grave et sérieux et dit :

Jack : Tu me manquais. J’ai pensé à toi chaque seconde ces deux derniers jours.

Il s’approcha d’elle doucement, la regardant droit dans les yeux, et l’embrassa avec passion. Lorsque leurs lèvres se détachèrent enfin, il lui dit :

Jack : Ca te dirait une petite balade dans le parc ? Il est magnifique avec toute cette neige.
Sam : Allons-y.

Sam lui prit le bras et ils marchèrent jusqu’au parc tout proche. Le spectacle était splendide, une gangue d’un blanc étincelant recouvrait tout. Les allées étaient fraîchement déneigées et marcher ainsi au milieu de New York était un vrai régal pour les deux amants. La balade finit tout de même par dégénérer en une bataille de boules de neiges, on eut dit deux gamins. Ils rentrèrent trempés et frigorifiés en riant chez Sam et se réchauffèrent tous les deux sous une bonne douche bien chaude…

FIN DU FLASHBACK

Au récit de ce souvenir, Sam se détendit aussitôt, elle avait fermé les yeux et Jack sentait son souffle régulier sur sa peau. Il resta sans plus rien dire quelques minutes, la serrant toujours dans ses bras. Mais de nouveau, il sentit Sam se contracter et respirer plus précipitamment.

Jack : Détends-toi, je suis là. Il ne va rien nous arriver.

Jack sortit péniblement son portable de sa poche, mais sous le choc il s’était cassé. De rage, il le lança violemment contre la paroi de l’ascenseur où il explosa littéralement sous l’impact. Sam sursauta.

Jack (calme) : Excuse-moi.


A suivre...
Copyright © 2003-2019 fbi-fr.net - Le site de référence sur la série fbi portés disparus.