Le site de référence sur la série fbi portés disparus
Bienvenue sur www.fbi-fr.net nous sommes le jeudi 12 décembre bonne fête aux Chantal.
Pseudo : Théo
Genre : G
Résumé : Trois adolescents d'un collège privé disparaissent un à un.
Disclaimer : La série ainsi que les personnages ne m'appartiennent pas. Seuls les personnages rajoutés sont à moi.
Note de l'auteur : Je dirais que cette fic est une réflexion sur les autres et sur soi-même, pas de sang qui coule, pas de balles, pas de meurtres.
Complète : Non.


"Rivière d'enfance"


[Appartement de Michaël et Alicia Andrews - New York]
La famille Andrews vit dans un bel et grand appartement de New York. Edith, la grand-mère, ne parle que du bon vieux temps, Michaël, le père kinésithérapeute apprécié mais maladroit envers sa famille, passe la plupart de son temps loin de ses proches, Alicia, la mère qui tente tant bien que mal de tenir la maisonnée, et Nate, 14 ans, qui a beaucoup de mal à comprendre pourquoi son père est si distant avec lui. Une dispute ayant éclaté la veille au soir, le petit-déjeuner de ce matin était partagé dans une atmosphère pesante. Alicia aurait aimer crever l'abcès une bonne fois pour toute mais ce n'était pas encore le bon moment. Elle sentait les yeux fuyants de son mari chaque fois qu'elle osait le regarder, et il refusait de lui donner des explications, prétextant qu'elle se fait du cinéma pour rien. Michaël se leva de table sans dire un mot et partit travailler en claquant la porte d'entrée. Edith rassura sa belle-fille en disant qu'il reviendrait ce soir en s'excusant de s'être mal comporté, ce qu'il fait toujours mais sans jamais donner d'explications valables à son comportement. Nate prit son sac, embrassa sa mère puis sa grand-mère et partit pour le collège qui ne se trouvait qu'à 5 minutes de chez lui. Au bas de l'immeuble, il jeta un coup d'oeil vers les fenêtres de l'appartement de ses parents puis disparut totalement dans le flux des passants.


[Appartement des Andrews - Disparu depuis la veille]
Jack et Danny arrivèrent au pied de l'immeuble et se dirigèrent vers Martin, déjà présent, qui leur expliqua ce qu'ils ne savaient pas encore de l'affaire.

MARTIN : Il s'agit de Nate Andrews, 14 ans. Il a semble t'il disparu depuis hier matin, c'est la dernière fois qu'il a été vu par sa mère alors qu'il partait pour le collège.
JACK : Hier matin ?
MARTIN : Le père n'a pas l'air commode et la famille a tardé avant d'appeler la police.
DANNY : Où se situe le collège ?
MARTIN : A cinq minutes de marche, c'est le collège privé St James, très bonne réputation. Le principal Mark Winckler a appelé les parents hier matin pour les prévenir que leur fils n'était pas en cours. Ils habitent au dernier étage de cet immeuble.
JACK : Bien, continue de mener ta petite enquête de voisinage. Danny et moi on va aller voir les parents.

Ils allèrent donc sonner à la porte de l'appartement.

JACK : Bonjour, agent Malone du FBI et voici l'agent Taylor. Nous aimerions vous poser quelques questions au sujet de votre fils.
MME ANDREWS : Oui entrez, je vous en prie.

Elle les invita à entrer et ils pénétrèrent dans un grand salon spacieux et confortable. La décoration avait sans nulle doute été réalisée avec goût.

MME ANDREWS : Voici Michaël, mon époux, et Edith, ma belle-mère.

Le mari, qui était resté muet jusqu'ici, se leva d'un fauteuil et prit aussitôt la parole.

M. ANDREWS : Ecoutez, je ne vois pas pourquoi le FBI a été prévenu. Mon fils a très certainement fugué et il reviendra dès qu'il aura le ventre vide !
JACK : Monsieur Andrews, que votre fils ait disparu ou non, nous sommes ici pour le retrouver, mais afin que nous puissions faire notre travail je vous demande de garder votre calme et de répondre à quelques questions.

Le père comprit qu'il s'était emporté un peu trop vite et se réinstalla dans son fauteuil.

M. ANDREWS : Désolé.
DANNY : Votre fils a disparu depuis hier, pourquoi avoir attendu toute la journée avant de prévenir la police ?
M. ANDREWS : Nous nous sommes disputés avant-hier soir, j'ai pensé qu'au lieu d'aller au collège il avait décidé de traîner on ne sait où. Alors avec ma femme on a préféré d'abord le chercher avant de s'alarmer et comme il ne rentrait toujours pas, là, on a prévenu les autorités.
JACK : Quel était le sujet de votre dispute ?
M. ANDREWS : Comme d'habitude, à propos de ses notes catastrophiques.

FLASHBACK

NATE ANDREWS : Bonsoir papa.
M. ANDREWS : J'ai des tonnes de paperasseries à terminer et il se fait tard, va te coucher.
NATE ANDREWS : J'ai un devoir de maths à te faire signer.
M. ANDREWS : Et quelle note as-tu eu cette fois-ci ?
NATE ANDREWS : Un D.
M. ANDREWS : Je me demande quand tu comptes faire des efforts, je vais finir par te retirer ta télé, ta console et tous tes autres privilèges.
NATE ANDREWS : Je vais faire des efforts cette fois-ci mais il n'y a pas que les notes dans la vie tu sais !
M. ANDREWS : Je ne te crois plus, à chaque fois c'est la même rengaine.
NATE ANDREWS : Je te déteste, rien d'autre ne compte pour toi que ces fichues notes !
M. ANDREWS : Sors de mon bureau Nate, tout de suite !

FIN DU FLASHBACK

M. ANDREWS : Il dit toujours qu'il va faire des efforts, mais ce ne sont que des paroles en l'air.
JACK : Hier matin, comment était-il ?
M. ANDREWS : Je n'ai pas vraiment prêté attention.
JACK : Madame Andrews ?
MME ANDREWS : L'ambiance était tendue oui, mais il est venu me dire au revoir quand il est parti, comme d'habitude.

Danny, qui était resté pratiquement silencieux jusque là et avait eu tout le loisir d'observer le père, demanda à voir la chambre de l'adolescent. La mère l'accompagna et Jack resta en compagnie du père et de la belle-mère.

JACK : Est-ce que Nate a de mauvaises fréquentations ?
EDITH ANDREWS : Il s'agit de mon petit-fils, agent Malone, aucun Andrews n'a de mauvaises fréquentations !
M. ANDREWS : Maman, c'est un ado comme les autres, il a juste la chance de fréquenter un bon collège parce que nous avons les moyens de payer. Ca ne fait pas de lui un gamin différent des autres.
JACK : Est-ce qu'il a des amis ?
EDITH ANDREWS : Il s'entend bien avec un certain Gary quelque chose, ils jouent au baseball ensemble et ils sont dans la même classe.
JACK : A-t-il une petite amie ?
EDITH ANDREWS : Non je ne crois pas, mais il ne m'en aurait pas parlé de toute façon.

Alicia Andrews ouvrit la porte de la chambre de son fils et fit entrer Danny.

DANNY : Votre mari n'a pas l'air d'avoir le caractère facile.
MME ANDREWS : Oui, c'est exact.
DANNY : Et avant-hier soir ?
MME ANDREWS : Mon mari est sévère mais il n'a jamais frappé qui que ce soit sous ce toit, agent Taylor.
DANNY : D'accord.

Il observa la pièce à la loupe, fouina, fouilla, mais n'y trouva rien d'intéressant. Seul le PC serait emporté pour être analysé par les techniciens. Il rejoignit Jack au salon et tous deux quittèrent l'appartement. Martin apprit des voisins que Michaël était un très bon kiné mais qu'il n'était pas forcément le mari et le père idéal. Néanmoins, le couple ne faisait jamais parler de lui dans le quartier et la mère s'investissait beaucoup au collège de son fils en permettant, entre autre, à des élèves doués mais n'ayant pas les moyens d'intégrer le collège d'y être scolarisés grâce à la solidarité de toutes les autres familles. Tous trois se rendirent au collège du garçon pour interroger le principal, Mark Winckler.


[Collège privé St James]
MARK WINCKLER : Bonjour je suis Mark Winckler, le principal de cet établissement. Que puis-je faire pour vous ?
JACK : Agents Malone, Taylor et Fitzgerald du FBI. Nous venons à propos de la disparition de Nate Andrews.
MARK WINCKLER : Bien entendu, installez-vous dans mon bureau.

Martin attendit dehors tout en tendant une oreille pour suivre la conversation.

JACK : Est-ce que c'est la politique de l'établissement de prévenir les parents en cas d'absence ?
MARK WINCKLER : Les parents payent et quand on touche à leur argent ils aiment que ça serve à quelque chose. Dès qu'un gamin est porté manquant au premier appel, on téléphone immédiatement aux parents. C'est ce que j'ai appliqué à Nate, d'autant que ce n'est pas un élève qui sèche les cours habituellement.
DANNY : Que savez-vous sur lui ?
MARK WINCKLER : C'est un élève médiocre qui fait des efforts. A ma connaissance il n'a aucun problème au collège.
JACK : Est-ce qu'il y a un certain Gary dans sa classe ?
MARK WINCKLER : Gary Quinn je suppose, c'est son meilleur ami en effet.
JACK : J'aimerais lui poser quelques questions.
MARK WINCKLER : Très bien, vous n'avez qu'à vous servir de mon bureau. Je vais le chercher et ma secrétaire va vous montrer le casier de Nate.
DANNY : J'y vais avec Martin.

Mark Winckler monta quelques marches et disparut dans un couloir. Sa secrétaire, une femme d'une quarantaine d'années habillée en tailleur noir, emmena Danny et Martin jusqu'au casier de Nate.

LA SECRETAIRE : C'est celui-ci.
DANNY ET MARTIN : Merci madame.

Quelques minutes plus tard, un adolescent d'une quinzaine d'années plutôt baraqué, ce qui n'était pas le cas de Nate, apparut dans le bureau du principal.

JACK : Tu es bien Gary Quinn, l'ami de Nate ?
GARY QUINN : Oui, mais que se passe t'il avec lui ? JACK : Il a disparu depuis hier matin.
GARY QUINN : Ce n'est pas son genre de disparaître dans la nature.
JACK : Quand l'as-tu vu pour la dernière fois ?
GARY QUINN : Avant-hier, ici même. Ces derniers temps on ne faisait plus que se croiser aux entraînements de baseball, il était toujours occupé à quelque chose. Mais avant-hier soir justement, il m'a dit que tout allait bientôt rentrer dans l'ordre. J'ai supposé qu'il parlait du baseball.
JACK : En classe, comment est-il ?
GARY QUINN : Normal, même si côté notes c'était de moins en moins terrible. J'ai essayé de savoir ce qu'il faisait en dehors des cours mais il m'envoyait sur les roses à chaque fois.
JACK : Est-ce que tu connais sa famille ?
GARY QUINN : Un peu, j'ai l'habitude de croiser sa mère.
JACK : Et la grand-mère ?
GARY QUINN : Elle n'est là que depuis quelques mois mais c'est une vieille, elle ne parle que de trucs de vieux.
JACK : "Trucs de vieux" ?
GARY QUINN : Oui, de sa jeunesse, du bon vieux temps... enfin, vous savez.
JACK : J'imagine. Son père, comment est-il ?
GARY QUINN : Il n'est pas souvent là, il a l'air sévère je pense.
JACK : Tu crois qu'il aurait pu frapper Nate ?
GARY QUINN : Je ne sais pas.
JACK : Bien, tu peux rejoindre ta classe. Si tu te souviens de quelque chose demande au principal de m'appeler.
GARY QUINN : Oui.

L'adolescent partit et passa devant Danny et Martin, en grande conversation. Ceux-ci foncèrent vers Jack qui gribouillait quelques notes sur un calepin.

DANNY : Nous avons trouvé un plan de Portland dans son casier.
JACK : Portland ? C'est à l'autre bout du pays, j'espère qu'il n'avait pas l'intention de s'y rendre.

Mark Winckler revint à son bureau après avoir fait le tour de toutes les classes, sa hantise étant de voir disparaître un à un les élèves dont il avait la charge.


A suivre...
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