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2#10 AU GRAND JOUR
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SAM : Bon, elle est un peu dans le vague à propos d'hier soir.
DANNY : Tu crois qu'elle ment ?
SAM : D'après son regard vitreux et son haleine à mon avis c'est non.
MARTIN : Très bien. Il ne s'est pas servi de ses cartes de crédit hier soir mais écoute bien ça. Une de ses cartes est à son nom et à son nom seulement. Les dépenses sont envoyées à son bureau et ce n'est pas une carte d'entreprise, c'est une carte exclusivement personnelle. Il s'en sert dans des restaurants, dans des bars et dans des hôtels. Et en ville et en milieu de journée.
JACK : Une carte de la banque internationale de l'infidélité ?
MARTIN : Ca en a tout l'air.
JACK : Que penses-tu d'Alan Hodges ?
SAM : Il a l'air un peu inquiet mais d'après tous les gens que j'ai vu au bureau lui et sa femme sont très heureux ensemble.
JACK : On ne sait jamais ce qui peut se passer dans un couple.
SAM : Oui, ça je sais Jack.
DANNY : Ce type est une belle ordure. Sa femme est enceinte de sept mois et il drague dans les bars homo.
SAM : Quoi, ça te choques ?
DANNY : Bah, je trouve ça nul.
SAM : Quoi donc ? Le fait qu'il trompe sa femme ou le fait qu'il soit gay ?
DANNY : Le fait qu'il n'ait pas vu qu'il était homo avant de se marier. C'est ça qui est nul.
JACK : Ouaih, il n'a manifestement pas les idées claires mais aux dernières nouvelles ce n'est pas un crime.
VIVIAN : Jack m'a parlé ce matin de l'histoire avec l'inspection.
MARTIN : Oui.
VIVIAN : Il pense qu'ils ne sont pas convaincus par nos dépositions et qu'on va devoir passer au détecteur de mensonges.
MARTIN : Si jamais c'est le cas on est cuit.
VIVIAN : Ouaih. (Elle marque une pause) Je pense qu'on devrait lui en parler.
MARTIN : Alors maintenant tu veux le dire à Jack ? Tu trouves pas qu'il est un petit peu trop tard pour ça ?
VIVIAN : Je ne sais pas mais on a pas tellement le choix je crois.
MARTIN : Tu sais, je voulais dire la vérité et porter le chapeau au début, mais si on se retrouve dans le pétrin c'est parce que tu as paniqué.
VIVIAN : Hey, si on se retrouve dans le pétrin c'est parce que tu as perdu ton sang-froid et descendu ce pourri. Quoi qu'il en soit, je trouve que l'un de nous devrait aller le voir, c'est tout.
JACK : Tu as quelque chose à me dire ?
MARTIN : Je, je voudrais m'entretenir avec toi pour te dire ce qui s'est réellement passé dans l'affaire Reyes.
JACK : Assieds-toi.
MARTIN : Reyes a été tué parce que j'ai pété un plomb. Vivian était restée à le surveiller pendant que je fouillais la baraque. C'est là que j'ai trouvé cette petite fille avec une oreille coupée. Y'avait plein de sang sur elle et je crois que j'ai commencé à penser à tous ces enfants que ce salaud avait torturé. C'est là que j'ai craqué. Je suis retourné dans l'autre pièce et je l'ai frappé. Et ensuite, je l'ai menacé. Il a sorti un couteau et je l'ai descendu.
JACK : Et ensuite Vivian m'a sorti une autre version et toi tu l'as laissé faire.
MARTIN : Il faut que tu saches qu'elle a fait ça pour me protéger. Mais, mais j'aurais dû éviter que ça aille aussi loin que ça, je le regrette.
JACK (Haussant le ton) : Tes regrets ne servent à rien Martin. Pourquoi vous n'êtes pas venu me voir tout de suite ?
MARTIN : Je ne sais pas. Je ne sais pas mais on aurait dû le faire.
JACK : Oui surtout toi.
MARTIN : Ecoute, je voulais seulement te dire que je suis prêt à tout leur raconter parce que c'est moi qui ai mis Vivian dans cette situation.
JACK : Tu sais ce n'est pas aussi simple. Si je dis à l'inspection ce que tu viens de me raconter, vous pourrez tous les deux nous dire adieux.
MARTIN : Alors qu'est ce que tu vas faire ?
JACK : Si je le savais. Tires-toi de mon bureau.
JACK : Martin m'a tout raconté.
VIVIAN : Jack je suis désolée.
JACK : Je trouve presque ça normal de sa part parce que c'est un bleu. Mais quand même je pensais que tu connaîtrais mieux ton boulot. Quand il te met dans une situation difficile c'est ça ta meilleure parade ?
VIVIAN : Jack tu dis ça comme si je ne t'avais jamais couvert. Je me suis plantée d'accord.
JACK : Ce n'est pas une explication.
VIVIAN : Mais c'est la seule que j'ai.
JACK : Elle n'est pas suffisante.
VIVIAN : Pourquoi ?
JACK : Parce que je suis ton ami et que je pense mériter mieux.
VIVIAN : Alors pourquoi pas celle là. Durant ces quelques secondes dans cette baraque j'ai vu tout mon avenir au sein du FBI défilé devant mes yeux. Et j'ai choisit de protéger mon avenir.
JACK : Mais de quoi tu parles ? Je n'arrive pas à le croire.
VIVIAN : Alors qu'est ce que tu veux entendre ? Que je voulais protéger Martin ? Que j'ai été faible ? Que je me suis affolée ? Ouaih, je pense que tu aimerais entendre ça. Parce que tu adores souvent me voir comme une sorte de mère Thérésa du service. Vous le faîtes tous. Mais c'est faux. Jack je suis vraiment désolée de t'avoir menti mais je me suis plantée comme tous les autres. Et c'était ça que je devais couvrir.
JACK : Le rapport de l'inspection vient de m'être communiqué. Toi et Martin vous avez été blanchis. J'adore travailler avec toi, mais ne me mens plus jamais.
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