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JACK : Salut papa.
FRANK MALONE : Tu ne frappes plus avant d’entrer ?
JACK : Tu as laissé la porte ouverte.
FRANK MALONE : Qu’est ce qui se passe, ils t’ont viré ?
JACK : De quoi tu parles ? Non.
FRANK MALONE : Est-ce qu’un flic peut être coiffé comme ça ?
JACK : Pour la 500ème fois je ne suis pas dans la police, je travaille au FBI.
FRANK MALONE : Tu as une tête de hippie.
JACK : Ouaih moi aussi je suis content de te voir.
SAM : Tu tiens le coup ?
MARTIN : Mes parents voyageaient énormément quand j’étais petit, tu sais pour le travail tout ça. Alors j’étais souvent chez mon oncle et ma tante. J’ai même passé plusieurs étés chez eux. Ils sont devenus comme une deuxième famille. Mes parents, ils avaient une vision du monde très particulière mais avec ma tante presque tout tu vois, presque tout paraissais possible. Tu sais que j’étais censé faire de la politique ? Ouaih. Alors quand j’ai décide d’entrer au FBI, ma tante a été la seule dans la famille qui m’ait vraiment encouragé à le faire. Elle a toujours été là pour m’aider. Et là je n’ai rien fait pour elle.
SAM : Tu essaies pourtant de l’aider. Tu essaies pourtant de l’aider. Comme on le fait toujours.
FRANK MALONE : Mais qu’est ce que tu fais ?
JACK : Je te prépare quelque chose à manger.
FRANK MALONE : Pourquoi ?
JACK : Bah parce que, je crois que tu ne manges pas assez, je crois... je crois que tu oublies de dîner.
FRANK MALONE : Que j’oublie de dîner ? Mais qui pourrait oublier de se nourrir ?
JACK : Ecoute je veux simplement... je trouves que tu ne prends pas très bien soin de toi c’est tout.
FRANK MALONE : C’est ce que t’as dit le médecin ?
JACK : Oui, et elle a dit que tu devenais, tu sais un peu confus et...
FRANK MALONE : Ah ça a un goût infect. (Il pousse l’assiette qui se brise sur le sol) Seigneur.
JACK : Elle trouve que... et elle a aussi parlé de tes vêtements.
FRANK MALONE : Quoi ? Cette chemise est toute neuve.
JACK : Oui, oui, oui, je sais que cette chemise est neuve mais c’est évident que tu n’en as pas changé depuis des jours. (Hésitant) Tu souffres d’Alzheimer.
FRANK MALONE : Qu’est ce qu’elle en sait ? Elle a sûrement appris la médecine par correspondance.
JACK : Tu as entendu ce que je t’ai dis ?
FRANK MALONE (S’énervant) : J’ai pas envie de parler de ça, j’ai pas envie de parler de ça.
JACK : Tu as la maladie d’Alzheimer.
FRANK MALONE : Ca doit être amusant pour toi non ? Tu vas enfin pouvoir être le chef.
JACK : Est-ce que tu te rends compte de ce que tu dis ?
FRANK MALONE : Tu n’es qu’un sale petit morveux, tu dois être bien content, toute ta vie tu as tout fait pour me dépiter.
JACK : C’est à ça que ma vie se résume pour toi ? Vouloir te blesser ?
FRANK MALONE : Ecoute, je t’ai donné... une excellente éducation, tu as vu le monde. Combien d’enfants à ton âge allaient en Asie et en Europe ? Je t’ai donné une, une éducation internationale et toi tu as finit par me cracher au visage.
JACK : Quoi parce que j’ai fait ce que je voulais faire, parce que j’ai vécu la vie que je voulais ? C’est ça que tu appelles te cracher au visage ? Je suis surpris que tu t’intéresses un peu à ce que je fais. Aussi loin que remonte mes souvenirs tu n’as toujours été qu’un égocentrique indifférent. Tu as, tu as démoli notre famille avec tes... (Se calmant) Je veux que tu m’écoutes bien. Parce que je suis là aujourd’hui. Et que dans peu de temps toi tu seras absent. Est-ce que tu me comprends ? Je vais bientôt sortir par cette porte et tu ne te souviendras même plus de mon nom. Alors si nous avons des choses à nous dire tous les deux, disons les maintenant.
FRANK MALONE : Tires-toi d’ici. Va t’en, va t’en. (Criant) Tu vas sortir oui.
(Jack quitte l’appartement)
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