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Fic - Paternité
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L22
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MessagePosté le: 06 Oct 2007 19:09    Sujet du message: Fic - Paternité Répondre en citant

Je me lance dans ma toute première fic, alors soyez indulgents et n'hésitez pas à laisser vos conseils et commentaires. Et bien sûr, il y a du JS en prévision.

*************************************************************

En ce début de matinée les agents du service des personnes disparues vaquaient tranquillement à leurs occupations : ils remplissaient la paperasse qui s’était accumulée ces derniers jours. Il faut dire que la semaine passée avait été chargée et particulièrement éprouvante. Leur dernière enquête s’était achevée sur la découverte du cadavre atrocement mutilé de la femme qu’ils recherchaient.
La salle était étrangement silencieuse : aucun téléphone qui sonnait, aucune discussion, Danny qui ne s’énervait pas sur son ordinateur, bref pas le moindre signe d’agitation. Et pourtant, Vivian avait du mal à se concentrer. Elle s’arrêta soudain d’écrire, le stylo à la main et le nez en l’air. Elle paraissait agacée.

Vivian : J’en ai marre de ces fichus néons !

Elena la regarda, l’air surprise.

Vivian : Ne me dites pas que je suis la seule à entendre le bruit horripilant de ce néon qui clignote ?
Martin : Tu devrais demander à Jack de faire venir un réparateur.
Vivian : Tu sais très bien que le temps qu’on daigne nous envoyer un technicien, l’heure de ma retraite aura sonné !

Elle se tourna vers Danny.
Vivian : Danny je crois que c’est l’occasion de nous montrer tes talents cachés d’électricien.
Danny (en souriant): Danny Taylor, technicien chez Quack Repairers à votre service M’dame. Mais si vous permettez, je vous conseillerai plutôt de vous adresser à mon patron, Jack Malone. Il me semble beaucoup plus qualifié que moi pour ce genre d’intervention.
Vivian (se prenant au jeu) : Allez donc chercher votre chef monsieur Taylor, j’ai hâte de découvrir ses talents insoupçonnés !

A l’idée de voir Jack perché sur une chaise, en équilibre précaire, tenté de réparer le néon, Sam éclata de rire. Son hilarité ne tarda pas à se transformer en un fou rire irrépressible.

Elena : Il ne t’en faut pas beaucoup !

Danny prit l’air faussement offensé.

Danny : Est-ce que tu douterais de mon sens de l’humour ?

En réalité, c’était le souvenir d’une scène avec Jack qui avait déclenché son fou rire.

Flashback
Jack arrive chez elle, tenant à la main un sac rempli de nourriture achetée chez le traiteur chinois au coin de la rue. Après l’avoir tendrement embrassé, elle le précède dans la cuisine.

Sam : Je t’offre un verre ?
Jack (remarquant le sachet de café qui traînait sur le plan de travail) : Juste de l’eau, merci. Tu prends du Nespresso maintenant ? Je croyais que tu avais horreur du café soluble.
Sam : Oui mais ma cafetière ne fonctionne plus et comme chaque matin il me faut ma dose de caféine...

Jack s’approche de la cafetière et y jette un oeil.

Jack : Hum, ça ne doit pas être bien grave comme problème. Laisse-moi voir ça.

Jack se met à démonter l’appareil et trifouille de ses doigts habiles parmi les différents composants. Mais ses efforts restent vains. En désespoir de cause, il finit par donner un coup de poing sur la cafetière…qui rendit l’âme définitivement.

Sam (avec un petit sourire): Je suis vraiment impressionnée Jack.
Jack : C’est ça, moque-toi !
Sam : Tes talents de bricoleurs laissent à désirer.

Jack se retourne et prend Sam dans ses bras. Il enfouit son visage dans ses cheveux tout contre son cou. Avant de l’entraîner vers la chambre, il lui susurre à l’oreille : "Mais j’ai bien d’autres talents.
Fin du flashback

Sam finit par se calmer, le rire faisant alors place à la mélancolie. Elle songeait à ces 5 mois de complicité et de bonheur partagés avec Jack. Quand elle était dans l’intimité avec lui, plus rien ne comptait, tout paraissait si simple. Elle était rassurée et épanouie comme jamais quand elle pressait son visage contre son torse puissant et que ses doigts couraient sur sa peau ou jouaient distraitement avec la chaîne en or dont il ne se départissait quasiment jamais.
Mais ces merveilleux moments de tendresse, mais aussi de passion, s’étaient évanouis, comme envolés. Et au lieu de ça, elle devait aujourd’hui se contenter de le côtoyer tous les jours au travail. Que la vie était cruelle. C’est alors que Jack déboula dans la salle. Il ne parut pas remarquer le clin d’oeil qu’échangèrent Danny et Vivian. En entendant ses pas, Sam avait immédiatement redressé la tête.

Jack : Nous avons une nouvelle affaire sur les bras. Le disparu s’appelle Gary Freewell. C’est son patron qui nous a prévenu. Il n’est pas venu travailler ce matin et selon son chef il n’a pas manqué un seul jour de boulot depuis qu’il l’a embauché il y a de cela 8 ans. Il a appelé chez lui et est tombé sur sa femme qui lui a dit que son mari n’était pas rentré de la nuit.

Il fut chaleureusement accueilli :

Son équipe en choeur : tu nous délivres de nos tâches administratives !

Non pas qu’ils soient contents qu’il y ait une nouvelle personne portée disparue mais ils avaient l’impression d’être utiles, alors qu’en rédigeant des rapports... Tous se levèrent et se rapprochèrent de Jack qui était en train d’accrocher une photo sur le grand tableau blanc. Encore marqués par la précédente disparition, ils étaient bien décidés à retrouver cet homme vivant.
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kayna
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MessagePosté le: 06 Oct 2007 21:12    Sujet du message: Répondre en citant

Pour une première je dis chapeau, super bien écrit. Clapping Mais trop court. Pleure ou Très triste J'en veux plus please. Très content
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maev
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MessagePosté le: 06 Oct 2007 21:53    Sujet du message: Répondre en citant

Yeap c'est vraiment très bien écrit ! The next ! Très content
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fbi-60
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MessagePosté le: 07 Oct 2007 21:00    Sujet du message: Répondre en citant

Mais c'est trop bien, a quand la suite ?
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croquinette
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MessagePosté le: 08 Oct 2007 14:02    Sujet du message: Répondre en citant

C'est plutôt bien écrit, dans le respect des personnages, bref la suite !
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miss taylor
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MessagePosté le: 08 Oct 2007 19:05    Sujet du message: Répondre en citant

Même avis mais comme kayna je trouve ça trop court ! So the continuation please !
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jacksam4eva
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MessagePosté le: 09 Oct 2007 12:52    Sujet du message: Répondre en citant

Honnêtement j'avoue avoir hésité à commencer la fic de peur qu'on tombe dans le "mal écrit et le cliché", mais en fait je suis agréablement surprise ! En tout cas bravo, tu écris vachement bien. Ma première fic c'était loin d'être ça. J'adore ! La suite !
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L22
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MessagePosté le: 19 Oct 2007 8:19    Sujet du message: Répondre en citant

Je sais que la suite a été un peu longue à venir mais je n'ai plus internet chez moi et ma clé USB déconne donc...

*************************************************************

Jack donna de la voix et répartit le travail.

Jack : Martin je veux que tu trouves tout ce que tu peux sur ce type : famille, amis, loisirs... Elena et Sam vous épluchez ses comptes bancaires, Danny voit avec sa compagnie de téléphone si des numéros reviennent souvent.

Chacun retourna à son bureau et se mit au travail.

Jack : Vivian tu viens avec moi, on va rendre visite à son employeur.

Entrepôt du patron de Gary Freewell – Queens - Disparu depuis 19 heures
Les pneus du véhicule crissèrent quand Vivian freina pour s’arrêter dans une sorte d’allée pierreuse et poussiéreuse. Ils sortirent en claquant leurs portières et s’avancèrent vers l’entrepôt. Le rideau de fer était à moitié baissé. Vivian sur les talons, Jack se pencha et pénétra dans un immense garage. Après quelques instants ses yeux s’habituèrent à la pénombre et il repéra une petite cabine en tôle à proximité de l’entrée. Un homme de forte corpulence se tenait assis de l’autre côté de la paroi vitrée. Jack lui fit signe et l’homme sortit de sa guérite.

Jack : Vous êtes le patron ?
Adam Booth : Oui, Adam Booth. Et je suppose que vous êtes de la police ?
Vivian : Du FBI. Agents spéciaux Johnson et Malone de la section de recherche des personnes disparues. On est là pour tenter de retrouver Gary Freewell. Il ne s’est pas présenté au travail ce matin c’est bien ça ?
Booth : Oui et je peux vous affirmer que ce n’est vraiment pas normal. C’est la première fois qu’il me fait faux bond. Je ne vous cache pas que ça ne m’arrange pas du tout. Vous voyez, je gère une entreprise de livraison et c’est Gary qui s’occupe de toute la partie logistique. Il organise les livraisons, les trajets, évalue les temps de parcours... Alors sans lui, on va forcément tourner au ralenti.
Vivian : Mmm, il vous a paru comment quand il a quitté son poste hier soir ?
Booth : Bah, normal. Vous savez c’est pas un bavard mais c’est un bon gars, pas le genre à avoir des embrouilles ni quoi que ce soit.
Jack : Vous avez l’air bien sûr de vous.
Booth : La plupart de mes gars sont réglos mais je ne suis pas dupe, j’ai pas de la merde dans les yeux.
Jack (sans l’ombre d’un sourire) : Vous m’en voyez ravi.

Booth eut l’air interloqué. Il n’était visiblement pas habitué à l’humour et au cynisme de Jack.

Booth : Ce que je veux dire c’est que je me doute bien qu’il y en a qui ne sont pas très nets, qui traînent souvent dans les bars en cherchant la bagarre ou qui sont sur des coups un peu limites, vous voyez le genre. Et bien Gary il n’est pas du tout comme ça. Il bosse vraiment dur et c’est pour ça qu’il a gravi les échelons et que je lui ait accordé cette promotion il y a 3 mois.
Jack : Et sa promotion n’a pas suscité la jalousie de certains collègues ? Il n’a pas eu de problèmes avec l’un d’entre eux ?
Booth : Non. Enfin si, il y a bien un chauffeur avec qui il s’est un peu accroché mais ça n’a rien à voir.
Jack : Vous voulez bien être plus précis ?
Booth : Bob Adamson l’a prit à parti il y a environ 10 jours de ça pour une question de fric. Je suis intervenu et j’ai résolu le problème.
Jack : J’aimerais lui parler.
Booth : Si vous voulez, mais c’était une broutille, je vous assure.
Jack (qui commençait à être agacé) : Laissez-moi en juger.

Le petit groupe s’aventura au fond de l’entrepôt et serpenta entre les camions. Booth héla un des gars occupés autant à bavarder qu’à charger des palettes en bois.

Booth : Hey Bobby !

Ledit Bobby leva les yeux, s’adossa à la cabine de son camion et s’épongea le front avec un mouchoir en carreaux bleu et blanc. En voyant surgir les agents fédéraux, un de ses collègues s’éloigna subrepticement. Vivian surprit sa manoeuvre et s’avança vers lui. Le jeune homme prit alors ses jambes à son cou. Sans hésiter, Vivian se lança à sa poursuite. Elle n’eut pas à courir bien longtemps : le type avait apparemment trébuché sur un cric qui traînait par terre et s’était affalé de tout son long. Un petit sachet attira l’attention de Vivian. Elle le ramassa et constata qu’il contenait de la poudre blanche. Visiblement, le gars n’avait pas eu le temps de s’en débarrasser et il était tombé de sa poche pendant sa chute. Après lui avoir montré sa plaque d’agent fédéral, Vivian l’empoigna pour le remettre debout. Il balayait fiévreusement le sol du regard. Elle lui agita alors le sachet devant le nez.

Vivian : C’est ça que vous cherchez peut-être ?

L’homme se mura dans un mutisme hargneux. Un éclair de colère et de dépit passa dans ses yeux.

Vivian : Gary Freewell est-il au courant de votre petit trafic ?
Le dealer (insolent) : Gary qui ?
Vivian : Vous ne le connaissez pas ?
Le dealer (en crachant) : Non.
Vivian (menaçante): Ecoute mon coco, je ne travaille pas à la Food and Drug Administration ni à la brigade des stupéfiants et je ne suis là pour ça. Mais si vous ne m’aidez pas je n’hésiterai pas à les contacter, vous me suivez ?

Le jeune trafiquant perdit soudain de sa superbe. Son visage se décomposa et il hocha la tête en signe d’acquiescement.

Vivian : Bien, reprenons. Vous vous appelez ?
Le dealer : Jim Bloss.
Vivian : Jim, je suppose que vous savez que Gary Freewell a disparu ?
Jim : Oui, le patron nous a prévenu.
Vivian : Gary a-t-il découvert que vous dealiez au sein de l’entreprise ?
Jim : Non ça c’est pas possible.
Vivian : Et pourquoi donc ?
Jim : Parce que c’est la première fois que je fourgue de la dope. Je vous le jure.

Vivian le dévisagea. Il avait tout l’air du looser à la recherche d’argent facile qui s’improvise dealer du jour au lendemain. Son comportement, en s’enfuyant à la vue des fédéraux, indiquait qu’il était dépourvu du sang froid le plus élémentaire pour ce genre de job. Bref, ce n’était qu’un minable petit revendeur sans expérience.

Vivian : J’ai tendance à vous croire.
Jim (inquiet, rompant le silence qui s’était installé) : Eh, vous allez pas me coffrer hein ?
Vivian (ignorant sa question) : Qu’est-ce que vous pouvez me dire sur Gary ?
Jim : Ben pas grand-chose. Je ne suis pas là depuis longtemps et Gary c’est pas un bavard. Ce que je sais c’est que c’est un mec sérieux, qui est consciencieux. Avec lui tout est bien planifié, on sait ce qu’on doit faire et quand. Mais sinon, il ne se mêle pas à nous, juste bonjour-bonsoir.
Vivian : D’accord. Attendez-moi là, et ce n’est pas la peine d’essayer de vous enfuir.

Jack était resté avec Bobby et Booth semblait avoir regagner son bureau. Vivian rejoignit son collègue. Jack se tourna vers elle et dressa un sourcil interrogateur. Elle lui fit signe que ce n’était rien d’important.
Jack : Notre cher Bobby semble avoir la mémoire très courte, à moins que lui et moi on n’ait pas la même définition du mot altercation.
Bobby (énervé): Mais puisque je vous dit qu’il ne s’est rien passé !
Jack : Ce n’est pas ce que nous a dit votre patron.
Bobby (hésitant): Ben, c’est vrai que je me suis un peu emporté contre Freewell. J’ai besoin de fric moi. Et lui a refusé que je fasse une livraison supplémentaire. Soit disant qu’il fallait que je me repose avant de reprendre la route, pff !

Flashback
Bobby : Hey Gary, j’ai entendu dire que Max s’était fait porté pâle jusqu’à la fin de la semaine. Tu peux me rajouter la livraison qu’il devait faire demain après-midi ?
Freewell (après avoir consulté le planning) : Désolé Bobby, je ne peux pas. Tu sais très bien que tu n’as pas le droit de reprendre le volant immédiatement après avoir fini ta tournée. Il y a un temps de pause à respecter, c’est comme ça.
Bobby (s’approchant, hargneux, de Freewell) : Ecoute-moi bien, tout ce que je sais c’est que j’ai besoin de fric, tu piges ? Alors ton règlement j’en ai rien à faire !
Freewell (calmement) : On est dans une entreprise réglo alors ici tes magouilles tu les oublies.
Booth (en arrivant, alerté par les éclats de voix) : Qu’est-ce qui se passe ici ?
Bobby (en reculant) : Rien. C’est juste qu’il refuse que je me fasse plus de blé.
Booth : Si t’as besoin d’argent c’est à moi que tu t’adresses OK ? Et maintenant retourne travailler, je ne te paye pas à te tourner les pouces !
Fin du flashback

Jack : Pourquoi ne pas me l’avoir dit plus tôt ?
Bobby : Je suis un des derniers à l’avoir vu et je m’engueule avec lui, alors je me suis dit qu’aussi sûr que 2 et 2 font 4 vous me soupçonneriez.
Jack : Vous avez gagné le gros lot : pour moi, mensonge = suspect.
Bobby : Hey, je n’y suis pour rien je vous dis. Je ne lui aurai jamais fait de mal à Freewell.
Jack : Oh oui, vous lui auriez juste cassé la gueule !
Bobby : L’idée m’a peut-être traversé l’esprit, mais je vous jure que je ne lui ai rien fait.
Jack : Admettons. Vous étiez où hier soir ?
Bobby : J’ai passé la soirée et une bonne partie de la nuit au Byron Bay, c’est un bar pas très loin d’ici. Plusieurs gars pourront vous le confirmer.
Jack : Bon, donnez-moi le nom de vos connaissances et vous pouvez y aller. Mais je vous ai à l’oeil.

Vivian attendit que le chauffeur se soit éloigné avant de faire signe au dealer de venir la rejoindre. Elle expliqua la situation à Jack qui toisa le jeune homme.
Jack : Eh bien on peut dire qu’il sait choisir ses employés ! Je commence à en avoir ma claque de cette entreprise, laissons-les se débrouiller entre eux.

Ils retournèrent vers le bureau de Booth.

Vivian : Vous feriez bien de surveiller vos employés d’un peu plus près.

Vivian : On va avoir besoin du dossier du personnel et il va aussi nous falloir la comptabilité de votre entreprise.
Booth : Je signale une disparition et vous me suspectez de malversation ?
Vivian : C’est une simple mesure de routine M. Booth. Et je vous serai reconnaissante de bien vouloir me les apporter.

Le patron s’éloigna en grommelant en direction de son bureau. Il en revint quelques minutes plus tard les documents demandés à la main. Il les tendit à Vivian.

Vivian (avec un grand sourire un peu ironique) : Merci pour votre collaboration monsieur Booth. Votre aide nous a été précieuse.


Bureau du FBI – Disparu depuis 22 heures
De retour à l’immeuble du FBI, Jack réunit son équipe autour de la grande table ovale pour faire le point. Après avoir résumé son entretien avec le patron de Gary Freewell, il se tourna vers Martin.

Jack : Qu’est-ce que tu as pu dénicher sur Freewell ?
Martin (lisant ses notes) : 32 ans, marié, sans enfant. Il a épousé Amy Curtis en 2000. Il est fils unique. Son père est décédé il y a deux ans et sa mère vit désormais en Alabama. Il n’a pas de famille proche dans la région. A la fin de ses études, il a travaillé comme manutentionnaire pour différentes entreprises du New Jersey avant de se faire embaucher par Booth. Quant à ses loisirs c’est un fan de baseball. Il a un abonnement et pas pour voir jouer les Yankees mais les Mets !
Vivian (levant les yeux au ciel) : Pfff.
Danny (souriant) : Ca va décupler mes forces pour le retrouver. Un fan des Mets c’est forcément quelqu’un de bien.
Vivian (s’adressant à Danny, faussement étonnée) : Parce que tu es un type bien ?

Danny secoua la tête et reprit.

Danny : J’ai épluché les relevés d’appels passés par Gary et il y a un numéro qui revient souvent, celui d’un certain Mike Colby.
Jack : Qui c’est ?
Danny : Je ne sais pas encore, je continue mes recherches.

Sam prit à son tour la parole.

Sam : Son compte en banque ne nous apprend pas grand-chose. Il ne roule pas sur l’or et a un crédit assez élevé à rembourser pour sa maison, mais pas de problèmes financiers particuliers. Quant à sa carte bancaire, elle n’a pas été utilisée depuis sa disparition.
Jack : Bon, Danny et Elena occupez-vous de Mike Colby, je veux tout savoir sur lui. Martin continue tes recherches, creuse davantage, Vivian tu as de quoi faire avec la paperasse de l’entreprise, essaye d’en savoir plus sur ses relations de travail.
Danny, Elena, Martin et Vivian (en retournant vers leurs bureaux respectifs) : Ok.
Jack : Martin, donne-moi l’adresse des Freewell, une visite à sa femme s’impose. Sam, prends ta veste, tu m’accompagnes.
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kayna
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MessagePosté le: 20 Oct 2007 0:11    Sujet du message: Répondre en citant

Bravo, j'espère qu'on aura bientôt une suite. Très content Clin d'oeil
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miss taylor
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MessagePosté le: 20 Oct 2007 10:25    Sujet du message: Répondre en citant

C'est très bien tout ça ! La suite !
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maev
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MessagePosté le: 23 Oct 2007 20:32    Sujet du message: Répondre en citant

La suite !
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bazar
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MessagePosté le: 25 Oct 2007 17:55    Sujet du message: Répondre en citant

Continue. Clin d'oeil
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croquinette
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MessagePosté le: 26 Oct 2007 11:16    Sujet du message: Répondre en citant

Toujours dans le respect des personnages, la suite !
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samlovejackandjacklovesam
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MessagePosté le: 31 Oct 2007 10:12    Sujet du message: Répondre en citant

Tu écris très bien, bravo ! Mais j'attends impatiement la suite. Très content
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MessagePosté le: 02 Déc 2007 23:47    Sujet du message: Répondre en citant

Voilà enfin la suite !

*************************************************************

En route vers le domicile des Freewell - Bronx - Disparu depuis 23 heures
Dans la voiture, l’atmosphère était un peu tendue. Dernièrement, Jack et Sam s’étaient plus ou moins rapprochés mais beaucoup de non dits planaient entre eux.

Flashback
Jack : Cette place est libre ? Je suis désolé pour ce qui s'est passé.
Sam : Si tu ne veux pas que je me mêle de ta vie privée, parfait. Mais ne viens pas me voir pour me dire qu'Anne est enceinte si c'est pour me reprocher le lendemain de me mêler de ta vie. Je me fous de ce que tu fais dans ta vie privée, désormais, d'accord ? Je regrette.
Jack : Heu, s'il y avait quelqu'un... à qui je devais me confier... ce serait toi. Mais je ne sais même pas par où commencer.
Fin du flashback

Bien sûr que si au fond d’elle elle éprouvait encore des choses pour lui. Et oui elle l’aimait, même si une partie d’elle refusait ces sentiments car il l’avait trop fait souffrir. Ils étaient coincés dans les embouteillages. Les voitures avançaient au pas, pare choc contre pare choc. Sur la lunette arrière de la voiture qu’ils suivaient, un autocollant attira leur attention : "Ancien tireur d’élite de la Marine : vous pouvez toujours courir mais vous mourrez fatigués". Jack et Sam échangèrent un regard complice.

Sam : Charmant.
Jack (en faisant la moue): Oui, c’est aimable de sa part de nous prévenir.

Sam se tourna vers lui et éclata de rire, décidément elle adorait son humour. Parfois les regards en disent plus que les mots et cela avait toujours été vrai entre eux. Ils avaient élaborés un véritable langage, rien qu’à eux, fait de regards, de gestes esquissés, de tentatives maladroites de laisser éclater au grand jour leurs sentiments les plus profonds, les plus enfouis. Jack repéra l’adresse, s’arrêta et ils sortirent de voiture. Le froid les saisit et ils se hâtèrent vers l’immeuble. Sam chercha le nom des Freewell puis appuya sur le bouton de l’interphone. Quelques secondes s’écoulèrent avant qu’ils n’entendent une voix féminine "Oui ?". Sam déclina son identité et lui dit qu’ils venaient au sujet de la disparition de son mari. Madame Freewell leur ouvrit la porte en précisant qu’elle habitait au 2ème étage. Ne voyant point d’ascenseur, les deux agents gravirent l’escalier en colimaçon. Une femme d’une trentaine d’années, les traits tirés, les attendait sur le palier. Une fois les présentations faites, elle les invita à entrer. Elle les conduisit dans un salon plutôt exigu mais meublé avec goût. Jack et Sam prirent place sur le canapé tandis qu’Amy Freewell s’installait sur une chaise en rotin face à eux. Elle leur proposa une tasse de café mais ils déclinèrent son offre.

Jack : Quand avez-vous vu votre mari pour la dernière fois ?
Amy Freewell (joignant nerveusement ses mains) : Hier matin vers 8 heures, avant qu’il ne parte travailler.
Jack : Et depuis vous n’avez plus eu aucune nouvelle de lui, c’est bien ça ?
Amy Freewell (inquiète) : Oui. J’ai téléphoné à son travail ce matin mais personne ne l’a vu alors j’ai eu peur qu’il lui soit arrivé quelque chose et je vous ai appelé.
Sam (d’une voix rassurante) : Vous avez bien fait.
Jack : Est-ce que vous lui connaissez des ennemis ?
Amy Freewell : Oh, je vous assure que non. Il n’a pas de mauvaises fréquentations, et pourtant ce n’est pas ce qui manque à son travail, mais il a toujours su se faire respecter. Avec nos voisins tout se passe bien, nous organisons même des barbecues l’été. Gary est peut-être un peu introverti mais il est gentil et ne ferait jamais de mal à personne.
Sam : Mme Freewell, connaissez-vous un certain Mike Colby ?
Amy Freewell : Non, pourquoi ?
Sam : Il a appelé plusieurs fois chez vous et quelqu’un, sans doute votre mari, lui a également téléphoné depuis votre poste fixe.
Amy Freewell (perplexe) : C’est peut-être le plombier. Le robinet de la cuisine fuit depuis quelques temps et Gary a dit qu’il s’en occuperait.

Jack n’était pas convaincu, même s’il reconnaissait qu’il fallait appeler et encore appeler avant qu’un plombier daigne venir faire une réparation. Il décida d’orienter ses questions dans une autre direction.

Jack : Madame Freewell vous n’avez pas l’air particulièrement inquiète de ne pas savoir où se trouve votre mari. Il a peut-être disparu et vous vous en souciez comme de l’an 40.
Amy Freewell : Non, bien sûr que non !
Jack : Il n’est pas rentré de la nuit, il ne vous a pas prévenu, et vous trouvez ça normal ?
Amy Freewell : Je... Heu...
Sam : On est là pour vous aider Madame Freewell, mais pour ça il faut tout nous dire.

Amy Freewell hocha imperceptiblement la tête et se recroquevilla sur elle-même.

Sam (doucement, après avoir jeté un coup d’oeil en direction de Jack) : Votre mari a-t-il une aventure extraconjugale ?
Amy Freewell (bouleversée) : Non ! Ce n’est pas ça...

Sam ne la pressa pas mais le silence s’installant, elle la relança doucement.

Sam : Amy ?
Amy Freewell (levant la tête) : Vous avez des enfants ?

Surprise, Sam secoua la tête et Jack répondit que oui, il avait deux filles. Amy Freewell hocha lentement la tête puis avoua ce qu’elle avait sur le coeur.

Amy Freewell (d’une voix brisée) : Je... Je viens de faire une fausse couche... il y a un peu plus d’un mois et, vous comprenez, avec Gary ça fait longtemps qu’on essaye d’avoir un bébé, et là j’étais enceinte et puis... Gary veut vraiment être père. Il a déjà lu plein de livres sur le sujet et il avait même commencé à préparer la chambre du bébé...
Sam : Je suis désolée.

Amy Freewell laissa couler quelques larmes puis sembla se ressaisir.

Sam (doucement) : Je suppose que son comportement a dû changer depuis la perte de votre bébé ?
Amy Freewell (tristement): Ca vous pouvez le dire. Gary semble noyer sa peine dans son travail.
Sam (en jetant un coup d’oeil à Jack) : Oui, je sais ce que c’est. Et donc ça lui arrive souvent de rentrer tard le soir ?
Amy Freewell : Oui, d’autant plus qu’après avoir fini son travail il va se saouler.
Jack : Est-ce que vous savez dans quel bar il va boire ?
Amy Freewell : Non, je regrette, mais je suppose que c’est près de son travail.
Jack : Hum, d’accord. Madame Freewell on aurait besoin d’une photo de votre mari et aussi de la marque et du modèle de sa voiture.
Amy Freewell : C’est une Ford Taurus bleu nuit immatriculée NY- T474833C.

Elle se leva, prit un petit cadre trônant sur le buffet, en ôta la photo, puis revint vers les deux agents.

Amy Freewell (en tendant la photo à contrecoeur à Sam) : Vous me la rendrez ?
Sam : Je vous le promets.
Jack : Et, euh, à part ça, est-ce que vous avez remarqué un changement dans son comportement récemment ?
Amy Freewell : Eh bien (elle marque une pause), depuis 2 jours il est vraiment en colère, agité.
Sam : Vous savez pourquoi, quel a été l’élément déclencheur ?
Amy Freewell (d’une voix triste) : Non. Je n’ai pas osé lui demander. Depuis ce jour là, on n’arrive plus beaucoup à communiquer Gary et moi. Il paraît si distant, si froid, et je ne sais pas quoi faire. Je suis persuadée qu’il m’en veut pour le bébé.

Sam se pencha vers elle et la regarda avec compassion, tandis que cette dernière phrase raviva des blessures tout juste refermées chez Jack.

Flashback
Jack est dans leur appartement –ou devrait-il dire le sien ?-, celui qu’ils viennent d’acheter et qu’elle s’apprête à quitter. Derrière la vitre, il la regarde monter dans le taxi puis voit les feux rouges s’éloigner, devenir minuscules et disparaître au coin de la rue. Et lui reste seul dans l’appartement silencieux, accablé et terriblement las.
Fin du flashback

Jack avait l’air un peu dans le vague, et Sam ne fut pas dupe. Elle conclut l’entretien avec Amy en la rassurant du mieux qu’elle pouvait sur les chances de retrouver son mari. En quittant le salon, elle regarda par la fenêtre. La pluie lavait désormais les carreaux. Elle avait laissé son parapluie au bureau. En sortant elle se dépêcha, courbée en deux, le col de son manteau remonté, dans une vaine tentative pour éviter d’être trempée. La pluie froide lui dégoulinait sur le visage et les quelques gouttes qui s’immiscèrent entre son manteau et son cou la firent frissonner. Ses vêtements lui collaient à la peau. S’il l’avait observée, Jack l’aurait trouvée désirable mais il était absorbé par ses pensées. Devant son air absent, Sam décida qu’il était préférable qu’elle prenne le volant.

Sam : Donne-moi les clés, je vais conduire.

Jack les lui tendit machinalement.

Sam (en ouvrant la portière) : Jack, ça va ?
Jack (distraitement) : Oui.

Le trajet du retour se fit en silence. Il pensait débuter une nouvelle vie avec une relation stable avec Anne et essayer d’avoir enfin une vie de famille correcte. Mais voilà qu’il devait surmonter cette nouvelle épreuve. Dieu seul savait à quel point cela lui était pénible. Tout s’était enchaîné si vite : la perte du bébé, son départ précipité... Que serait sa vie s’il avait épousé Anne il y a 20 ans ? A l’époque déjà ils étaient proches, puis il l’avait présenté à Max. Il se sentait tellement seul. Il pensa à ses filles. Elles lui manquaient terriblement. Il ne pouvait que constater qu’il n’était pas le père qu’il voulait être. Il les aimait plus que tout au monde mais, bien qu’il fasse son possible, il n’était pas assez présent auprès d’elles. Il ne les voyait pas assez et que dire maintenant que Maria les avait emmené avec elle à Chicago. Un week-end tous les 15 jours. Sam l’observait du coin de l’oeil. Même partie, Anne lui pourrissait la vie. En effet, il était évident qu’en cet instant précis Jack pensait à elle et Sam ne put s’empêcher de tomber dans les affres de la jalousie.

Flashback
Sam s’entendit lui demander : "Qu’est-ce qu’on fait ?" La voix de Jack résonna à ses oreilles : "On est allongés sur ton lit en train d’écouter tomber la pluie et de faire des mots croisés".

Sam : Jack !
Jack (doucement) : Je ne sais pas.
Fin du flashback

Au fond d’eux, au fond de leurs coeurs, ils savaient. Ils étaient en train de tomber amoureux. Quelques semaines après, Jack avait rompu. Il avait pris les devants pour éviter de rendre les choses plus douloureuses pour tout le monde. Mais il était déjà trop tard. Sam était amoureuse de lui et leur séparation lui brisa le coeur. Et elle n’avait toujours pas fini d’en recoller les morceaux. Les années avaient passé mais les sentiments ne s’étaient pas altérés, et la souffrance de voir l’être aimé à la fois si près et si loin demeurait immense.

Bureau du FBI - Disparu depuis 26 heures
A leur retour Jack et Sam découvrirent Vivian plongée dans ses papiers, Danny et Elena les yeux rivés à leur ordinateur respectif. Sam se dirigea vers son bureau pour lancer un avis de recherche sur la voiture de Freewell, puis ils se réunirent tous autour de la grande table.

Jack : Alors ça donne quoi la piste Colby ?
Elena : Ca suit son cours. Pour l’instant, on a appris que c’est un journaliste. Je suis en train de me procurer les articles qu’il a écrit. Qui sait, peut-être que ça nous fournira une indication sur le lien entre lui et Freewell.
Danny : Avec Martin on a étudié le dossier scolaire de Gary Freewell. Et il n’y a rien à signaler : élève sérieux, pas de problèmes de comportement. Comme il a à peu près le même âge que Colby, on s’est dit qu’ils étaient peut-être allés dans le même lycée. On a vérifié et ce n’est pas le cas : ce n’est pas là que Gary a connu Colby.
Vivian : De mon côté, j’ai épluché le dossier du personnel et ça n’a rien donné, mis à part un chauffeur qui a été arrêté il y 4 ans pour une bagarre sans conséquence dans un bar. Martin est quand même parti vérifier mais ça n’a rien donné. Il est sur le chemin du retour. Là, j’étudie la compta et jusqu’à présent rien à signaler.

A peine avait-t-elle fini sa phrase que son téléphone sonna.

Vivian : Johnson. Mmm, oui... Où ? D’accord. On s’en charge.
Vivian raccrocha et se tourna vers ses collègues : "Comme si ça ne suffisait pas, on a une nouvelle disparue. Il s’agit d’une petite fille, Lydia Moore, 4 ans et demi".
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